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Le fait du jour Archives

Ne nous cherchez pas !

Les chercheurs français sont en colère, manifestent et menacent de démissionner en masse. Le gouvernement tente de calmer le jeu et débloque des crédits supplémentaires. Ce n'est pas d'aujourd'hui que le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), principal organisme français de recherche avec 26 000 employés dont 11 400 chercheurs, pose problème. La Cour des comptes lui adresse régulièrement de sévères critiques. C'est ainsi que dans son rapport de 2002 elle le dénonçait en ces termes : "Vieillissement de l'organisation, défaut de pilotage stratégique, insuffisance de sa gestion budgétaire et comptable, problèmes posés par le renouvellement des personnels. " Et ce n'est même pas l'argent qui manque, puisqu'il apparaît que les grandes agences de recherche disposaient, au début de 2003, de trésoreries confortables de l'ordre de 438 millions d'euros, dont la moitié pour le CNRS. Alors que se passe-t-il donc pour qu'on embauche les jeunes chercheurs à des niveaux de salaire ridicules par rapport à ceux qui sont offerts à l'étranger, tandis qu'à l'horizon de 2012 la moitié des chercheurs recrutés dans les années soixante et soixante-dix partiront à la retraite ? Il se passe tout simplement que la recherche en France est sous la coupe de l'Etat, qui y échoue lamentablement comme il échoue dans la plupart de ses missions. Comment se fait-il qu'on puisse rester chercheur en France sans jamais rien publier ? Déjà le général de Gaulle constatait que " des chercheurs qui cherchent on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche ". Qu'attend-on pour faire un véritable bilan de la recherche en France, avec d'un côté l'argent public dépensé depuis quarante ans, de l'autre les découvertes et les brevets déposés ? Et pour fermer purement et simplement les départements qui n'ont rien produit de valable. Mais on ne pourra pas non plus éviter de se poser la seule question vraiment déterminante : peut-on être un chercheur digne de ce nom quand on est assuré de garder son emploi à vie ? Les magistrats de la Cour des comptes s'interrogent eux-mêmes, dans leur rapport publié au début de 2004, " sur les conséquences pour les chercheurs de leur statut de fonctionnaires avec des perspectives de carrière de quarante ans ". Et ils savent de quoi ils parlent : ils sont eux-mêmes fonctionnaires.
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Voler pour la bonne cause

On sait enfin pourquoi les incendies de voitures, qui ne cessent d'augmenter au nord de la Loire, sont fort peu nombreux au sud. France Soir a interrogé le directeur d'une maison de quartier de Berre-l'Etang, dans les Bouches-du-Rhône, qui note qu' " il n'y a pas de grands ensembles ou de bâtiments gigantesques : tout le monde se connaît et les gens s'identifient au lieu où ils habitent ". Mais surtout il met en exergue, dans les raisons de cette relative tranquillité, " les magouilles, le petit business des dockers ", grâce auxquels " tout le monde ferme les yeux et chaque famille possède des vêtements de marque et une chaîne stéréo. Le port est une sorte de régulateur social qui assure la tranquillité des Marseillais. Si quelqu'un s'avisait de mettre le pied dans la fourmilière, tout exploserait ". Les utilisateurs du port de Marseille avaient depuis longtemps constaté qu'il manquait souvent des produits dans leurs cargaisons. Ils ne savaient pas qu'ils contribuaient ainsi à la paix sociale dans la région. Si on les en avait informés et, qui sait, remerciés, peut-être n'auraient-ils pas confiés leurs affrètements à d'autres ports. Si bien qu'il ne sera bientôt plus nécessaire d'éviter " de mettre le pied dans la fourmilière ". Il n'y aura plus de fourmilière du tout.
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AZF : on avance vers la vérité

A mesure que s'accumulent les rapports d'expertise, les causes officielles de l'explosion de l'usine AZF, le 21 septembre 2001 à Toulouse, apparaissent de moins en moins crédibles. Rappelons que pour le parquet de Toulouse, c'est la piste du déversement accidentel d'un dérivé chloré, le dichloroisocyanurate de sodium (DCCNa) sur le nitrate d'ammonium entreposé dans un hangar de l'usine qui reste privilégiée. Or elle avait été ridiculisée, en octobre 2002, par une reconstitution judiciaire qui avait vu les participants prendre la fuite sous les effets lacrymogènes de ce mélange, ce qui démontre que le chauffeur du camion qui est accusé d'avoir déversé par erreur le DCCNa n'aurait pu le faire sans s'en apercevoir aussitôt. Ne restent donc plausibles que l'hypothèse d'un arc électrique né, accidentellement ou sous l'effet d'une cause criminelle, dans l'enceinte de l'usine voisine de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), et qui se serait propagé vers l'usine AZF, provoquant l'explosion du hangar 221, et celle d'un attentat contre l'usine AZF elle-même. Les juges d'instruction Thierry Perriquet et Didier Suc, qui semblent mener leur enquête sans préjugés, devraient pouvoir avancer rapidement désormais vers l'explication de cette catastrophe, dont Lionel Jospin et Jacques Chirac s'étaient empressés de dire, aussitôt après l'explosion, qu'elle était accidentelle, alors qu'ils n'en savaient évidemment rien, puisqu'aucune enquête n'avait encore été diligentée. Les deux responsables de l'exécutif de l'époque craignaient évidemment qu'un an après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, l'hypothèse d'un attentat islamiste contre la France ne déchaînât de graves troubles dans le pays. Mais était-ce une raison pour avancer des affirmations sans preuves ? Une société démocratique ne peut le rester dans un climat de mensonge permanent. C'est la raison pour laquelle les tensions de toute sorte ne cessent d'augmenter en France.
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Bouvard à l'Académie

" A force de disserter gravement des sujets dont j'ignore tout, je m'instruis rien qu'en m'écoutant parler ". La phrase est de Philippe Bouvard, dans sa chronique du Figaro Magazine, et stigmatisme avec un humour ravageur le délire médiatique français où n'importe qui peut dire n'importe quoi et voir ses propos largement diffusés sur les ondes sans que personne ne s'avise d'en vérifier la justesse ni d'en critiquer les erreurs. Encore quelques formules de ce calibre et Bouvard pourra faire son entrée à l'Académie française. Gageons qu'à sa cérémonie de réception, il placera au premier rang de l'assistance sa plus fidèle auditrice, Mme Bellepaire (de Loches).
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Ouf ! Guillaume Durand ne nous quitte pas !

On a eu très peur. Guillaume Durand, le cumulard des ondes bien connu, a annoncé qu'il quittait le Paf (paysage audiovisuel français). Sa raison ? " Le public en a marre de voir tout le temps les mêmes têtes. " Ah ! ça, c'est bien vrai, comme disait la mère Denis ! Renseignement pris, cette forte déclaration de l'animateur au journal Le Parisien visait en réalité les chanteurs de variétés. Et par bonheur, Durand ne chante pas. Au fait, ce dernier ne nous a toujours pas dit s'il avait trouvé la réponse à une question qu'il s'était posée à lui-même, il y a quelques années, dans une interview de presse, au cours de laquelle il s'interrogeait sur le fait de savoir s'il était aussi lâche qu'il le pensait. Depuis, c'est bien simple, on ne vit plus.
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Justice de gauche

54 % des Français considèrent que la justice est dépendante du pouvoir politique, selon un sondage CSA. En juin 1997, ils étaient
79 % à le penser, d'après le même institut. Les magistrats auraient donc fortement gagné en indépendance, si l'on en croit ces chiffres. Ceux-ci doivent sans doute beaucoup à la condamnation d'Alain Juppé. Mais cette dernière ne saurait faire illusion. Pour le constater, il convient de faire la différence entre les procédures où l'Etat est en cause et celles qui opposent des intérêts particuliers. Dans les secondes, les juges n'ont pas à se soucier des réactions du gouvernement, sauf si l'opinion publique s'est émue, et ils rendent leurs décisions parfois de façon objective et neutre, mais le plus souvent sur la base de considérations idéologiques, et celles-ci sont très majoritairement inspirées par la gauche. Quant aux procès où l'Etat est attaqué, il faut distinguer entre ceux où c'est tel ou tel dysfonctionnement administratif qui est visé et où il n'est pas rare que la justice donne raison aux particuliers, et ceux dans lesquels c'est le système social qui est en cause dans son fondement même, auquel cas l'individu n'a généralement pas la moindre chance de succès. Comme le système social français est de stricte inspiration communiste, on voit bien de quel côté sont les juges. Et les gouvernements n'ont nul besoin d'exercer des pressions sur eux à cet effet. Cette évidente partialité de la justice est due essentiellement au mode de recrutement des juges. Formés par l'Ecole nationale de la magistrature, qui est fortement marquée par l'idéologie de gauche, ils sont fonctionnaires et ont donc partie liée avec l'Etat. Pour les rendre indépendants de celui-ci et de tout pouvoir politique, il faudrait les recruter parmi les professionnels du droit qui ont déjà une carrière de plusieurs années derrière eux et les faire élire par un collège aussi étendu que possible. Sans cela, on peut invoquer tant qu'on veut la nécessaire indépendance de la justice, elle restera un vœu pieux. Dont l'Etat s'accommode fort bien.

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Maudire ses juges

Condamné à dix mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire où il était accusé de financement illicite, en 1996, de la formation politique dont il était le président (le Parti républicain) et de blanchiment, François Léotard a publié dans Le Monde, au lendemain de son jugement, un article d'une violence inouïe contre la justice. " La fonction de magistrat, écrit-il, n'est pas plus recommandable que celle de ministre. Elle existe c'est tout. Et la tentation est grande de revenir à la Bible dont tout le monde s'éloigne. 1.- Ministre, cela veut dire serviteur. 2.- " Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ! " Les évêques pédophiles américains ont bien montré que les robes de cérémonie ne protègent de rien. " Retiré de la politique après s'être fait nommer par le président de la République inspecteur général des finances, ce qui lui assure une retraite des plus confortables, M. Léotard compare son sort avec celui d'Alain Juppé, autre condamné récent et qui n'a pas encore vraiment rompu les amarres avec le monde du pouvoir. " M. Juppé, s'écrie Léotard, ne sait probablement pas le bonheur que l'on éprouve à ne plus vivre dans ce monde-là. Je souhaite qu'il puisse connaître, comme chef d'entreprise, comme avocat, comme enseignant, toutes professions honorables, la joie de construire, de défendre, d'aimer, de respecter et d'être respecté … Mais qu'il le fasse ailleurs qu'en France, je comprendrais. " Chef d'entreprise, avocat ? Léo nous prend vraiment pour des billes. A-t-on jamais vu un énarque vivre d'autre chose que d'argent public ou entrer dans le privé pour ses qualités de gestionnaire et non pour monnayer son carnet d'adresses politique et administratif ? Pourtant, cet article est plus qu'un cri du cœur : un aveu. En évoquant " la joie de respecter et d'être respecté ", François Léotard révèle que dans leur tréfonds ces énarques qui, depuis trois à quatre décennies, ont mis la France en coupe réglée pour leur plus grand profit personnel et pour le malheur de notre pays, ne se portent pas à eux-mêmes une grande estime. A juste titre !
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Un an d'inéligibilité requis contre Le Pen

Le parquet du tribunal correctionnel de Paris a requis, le 13 février 2004, deux mois de prison avec sursis, 8 000 euros d'amende et un an d'inéligibilité contre Jean-Marie Le Pen pour provocation à la haine raciale. Le président du Front national avait déclaré, dans un entretien publié par le journal Le Monde, le 19 avril 2003, que " le jour où nous aurons en France non plus 5 mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux ". Il est curieux de noter que, rendant compte brièvement de ce procès dans son édition datée des 15 et 16 février 2004, Le Monde ait occulté le membre de phrase " non plus 5 millions " (de musulmans), que citent en revanche les agences de presse. Comme si le nombre des musulmans en France devait être l'objet d'une dissimulation, alors même qu'aucune statistique officielle crédible ne permet de le chiffrer mais que divers procédés de recoupements l'établissent à ce niveau, voire à des niveaux très supérieurs, et surtout que toutes les constatations de terrain et la multiplication des articles de presse dans les rubriques de société ou de faits-divers démontrent qu'il a atteint une proportion de la population telle que les incidents sont de plus en plus nombreux.
Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre son jugement le 2 avril 2004.

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Satanés électeurs qui ne veulent rien entendre !

L'UMP a tout à craindre des élections régionales. Et non pas tant de l'opposition que de ses propres troupes. En effet, selon un sondage TNS-Sofres réalisé les 28 et 29 janvier 2004, 33 % des électeurs de la majorité veulent manifester leur mécontentement à l'occasion de cette consultation. Ils sont ainsi 25 % à vouloir le faire chez les sympathisants de l'UMP et 45 % chez ceux de l'UDF. La progression des mécontents est spectaculaire, puisque leur pourcentage a augmenté, depuis le sondage précédent, effectué sept jours auparavant, de sept points à l'UMP et de 14 points à l'UDF. Le directeur du département politique et opinion de TNS-Sofres, Brice Teinturier, estime que " ce n'est pas la personne de M. Raffarin qui pose problème, mais bien le type d'action de son gouvernement qui est rejeté ". Pour être plus précis, ce politologue aurait dû parler non pas d'action mais d'inaction. Car les Français ne sont pas dupes des fausses réformes du gouvernement, qui ne sont que de la poudre aux yeux médiatique. Cela marche d'ailleurs bien avec les médias qui n'hésitent pas à citer la " réforme " des retraites comme une réussite du gouvernement, alors qu'il n'a réalisé qu'un ridicule replâtrage d'un système qui glisse à grand pas vers la catastrophe. Ah, si les électeurs étaient aussi faciles à duper que les journalistes, que la vie serait douce à nos gouvernants !
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Une gestion exemplaire

La Mutualité sociale agricole du Gard (MSA) a des frais de gestion et d'action sanitaire et sociale qui s'élèvent à 39 millions d'euros. Le revenu imposable des agriculteurs de ce département n'étant que de 37 millions d'euros et le prélèvement social sur ce revenu se montant à 13 millions d'euros, c'est le BAPSA (Budget annexe des prestations sociales agricoles), alimenté par des prélèvements fiscaux, qui fournit les 26 millions d'euros manquants. Un exemple parmi beaucoup d'autres des dérives du système social français qui cumule les prélèvements monstrueux, les déficits et l'endettement. La faillite, nous voilà !
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Cela vous rentre par une oreille …

Le chroniqueur économique de RTL, Jean-Yves Hollinger, n'est pas avare de leçons données à tout vent. Dans sa chronique du 11 février 2004, il a fustigé successivement le lobby des restaurateurs qui a obtenu un milliard et demi d'euros du gouvernement, lequel n'a pu lui accorder un taux réduit de TVA en raison de l'opposition de l'Allemagne, celui des viticulteurs, qui s'est victorieusement opposé à la hausse des taxes sur le vin, et celui des routiers, qui a su échapper aux récentes hausses du gazole. " Quand les revendications catégorielles deviennent systématiques, s'écrie le chroniqueur, ce sont les réformes indispensables au pays qui en souffrent. Et ça conduit au blocage de notre société. Tout l'art d'un gouvernement, c'est d'imposer un grand dessein pour dépasser ces revendications. " Mettant aussitôt en œuvre ces excellents principes, M. Hollinger demande à M. Jean-François Mattei, le ministre de la Santé, s'il serait " possible de rembourser les traitements anti-tabac pour accentuer la lutte contre le tabagisme ". Le lobby des fumeurs manquant de volonté pour échapper à leur vice appréciera qu'il soit fait appel aux cotisations sociales de tout le monde pour financer l'impéritie de ses membres. Mais au fait, quand on cesse de fumer, on économise le prix du tabac. Dans le plan Hollinger, est-il prévu un remboursement au profit des caisses d'assurance-maladie ? C'était notre rubrique Radios en délire.
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Les rats quittent le navire

Le ministère des finances va acheter son électricité au groupe Suez et non plus à EDF. L'ancien monopole a vu d'autres importants clients le quitter, comme les aéroports de Lyon et de Toulouse, Air France et le groupe Casino. Ce qu'a fait Francis Mer, Jean-François Mattei peut le faire. Qu'attend-il pour contracter une assurance maladie privée pour montrer comment on peut économiser de l'argent et sauver, sinon la Sécurité sociale, du moins la protection sociale des Français ? Ce qui est autrement plus important que le sort d'une institution condamnée par l'histoire. Comme le dit Marc Blondel, dans une interview à l'agence AP, " mon prédécesseur (André Bergeron) a eu la possibilité de militer pendant ce qu'on appelle les trente glorieuses…Je ne me fais plus d'illusions…C'est une forme de société qui a évolué, pas obligatoirement dans le bon sens…J'ai gardé un bon souvenir de la bagarre qu'on a menée en 1995 sur la Sécurité sociale. Je rappelle qu'on a empêché que la Sécu rentre dans le système commercial et je ne suis pas sûr qu'on y arrivera la fois qui vient ". Si même Blondel le dit … !
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Ce Villepin que le monde entier nous envie

En octobre 2003, les diplomaties française et allemande s'étaient flattées d'avoir accompli, associées aux Britanniques, une mission couronnée de succès en Iran. Les trois ministres des affaires étrangères de ces pays avaient obtenu de leurs interlocuteurs iraniens l'engagement de renoncer à utiliser l'atome à des fins militaires. Or voilà que selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'Iran continue bel et bien à assembler des centrifugeuses pour procéder à l'enrichissement de l'uranium à des fins militaires. M. de Villepin et ses collègues se sont donc fait rouler dans la farine. A enchaîner ainsi triomphe sur triomphe, notre ministre des affaires étrangères va finir par avoir la grosse tête.
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Marché de dupes

Pour vendre le nouveau Plan d'épargne retraite populaire (Perp), La Poste affiche à ses guichets les arguments suivants :
- Pour faire des économies d'impôts,
- percevoir des revenus complémentaires à vie,
- pour réduire chaque années vos impôts.
Ce qu'oublie de dire La Poste, c'est qu'il n'est pas possible de récupérer son capital, seule la sortie en rente étant autorisée. Les Français ne sont cependant pas si naïfs que le croient leurs géniaux gouvernants qui leur proposent ce marché de dupes : moins de 10 % des souscripteurs de contrats d'assurance-vie demandent la conversion de leur capital en rente, préférant conserver la propriété de leur capital. Gageons que le Perp fera un bide parfaitement justifié.

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Gare à vos poubelles

Les inspecteurs de la propreté de la ville de Paris ne reculent devant aucune mission, si peu ragoûtante soit-elle. C'est ainsi qu'ils n'hésitent pas à fouiller les sacs poubelle posés sur le trottoir afin d'y trouver le nom du contrevenant. Une seule parade : ne jeter aucune enveloppe nominative dans sa poubelle, mais y faire figurer une photo de M. Delanoë découpée dans le journal municipal. Il n'est certes pas convenable de déposer sa poubelle ailleurs que dans les récipients prévus à cet effet, mais si on laisse se développer le climat policier qui règne en France, on peut s'attendre à n'avoir bientôt plus la moindre liberté.
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Faites-nous de bons journaux et vous aurez des lecteurs

Les éditeurs de la presse parisienne quotidienne ont de bonnes raisons de s'inquiéter. Leurs journaux sont lus chaque jour par 3,5 millions de personnes en Ile-de-France, mais la presse d'information gratuite a déjà près de 1,5 millions de lecteurs, dont les deux tiers ont moins de trente-cinq ans, alors que les deux tiers des lecteurs de la presse payante ont plus de 35 ans. Autrement dit les jeunes générations, qui ne voient pas pourquoi elles paieraient pour un journal alors que l'information est gratuite à la radio et sur Internet, se portent massivement sur ces nouveaux médias, dont le style et la présentation leur conviennent, alors que trois quarts d'entre eux ne lisaient pas auparavant de quotidien. Pour faire face à ce défi, les éditeurs de la presse payante veulent faire baisser les coûts de fabrication et de diffusion de leurs journaux, et notamment les coûts salariaux particulièrement élevés en raison du monopole du Syndicat du livre. Mais ils feraient surtout bien d'améliorer la qualité et la crédibilité de leurs publications, dont le conformisme et le manque de rigueur éditoriale sont patents. Un bon produit se vend toujours, quel qu'en soit le prix. Encore faut-il qu'il apporte un plus par rapport à ses concurrents. Pour ne prendre qu'un exemple, les dépêches d'agence qu'on peut lire sur tous les portails internet sont généralement bien rédigées et traitent leurs sujets avec professionnalisme et sérieux. Quand on les retrouve dans un quotidien, elles sont souvent amputées de leurs éléments les plus signifiants. Censure ou amateurisme ? Quoi qu'il en soit, les patrons de presse devraient ne pas oublier que c'est avec de bons journalistes qu'on fait de bons journaux, et que seuls les journaux libres bénéficient de la fidélité du public.
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Soyez brefs !

Depuis le 1er janvier, les médecins suisses facturent leurs prestations à la durée, par tranches de cinq minutes. Les salutations de départ et d'arrivée sont incluses dans ces tranches. On ne sait pas encore si nos voisins helvétiques, réputés pour une certaine lenteur dans leur comportement ainsi que pour leur civilité, vont finir par se résoudre à ne plus dire bonjour ni au revoir à leur médecin pour faire des économies.
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Attention, école !

Un lecteur du Figaro lance un débat qui ne manque pas d'intérêt. Constatant que la fréquence des accidents est plus faible pour les conducteurs sans permis, il pense qu' "il convient de s'interroger sur la totale inefficacité des cours de conduite, en dépit de leur coût exorbitant ". Faisant observer qu' "en Belgique, un jeune peut apprendre à conduire avec ses parents, et cela ne coûte rien ! ", il considère qu' "il y a une enquête à faire en Europe comparant les méthodes, les coûts et les résultats de l'apprentissage de la conduite ". On pourrait d'ailleurs étendre cette enquête à l'ensemble des processus d'acquisition des savoirs. Il en résulterait probablement l'idée qu'il n'y aurait aucun inconvénient à supprimer le plus grand nombre des établissements scolaires. Mais qu'on se rassure : cette enquête n'aura pas lieu. Pour que la vérité éclate, il faudra attendre qu'un enfant s'écrie : " Le roi est nu ! " Un enfant qui, bien sûr, ne sera pas passé par l'école.
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Il faut contrôler…les autres

Si l'on en croit un sondage du Pèlerin, les Français sont à 80 % d'avis que pour maîtriser les dépenses de santé, il faut contrôler les médecins et les assurés sociaux, et non pas diminuer les remboursements ni augmenter les cotisations. Il va de soi que le médecin à contrôler n'est jamais le sien, et qu'on ne consulte jamais soi-même abusivement son praticien pas plus qu'on ne consomme davantage de médicaments qu'il ne convient. En réalité, la seule manière de responsabiliser patients et praticiens consiste à rendre les premiers maîtres de leur assurance et de son coût, ce qui contraindra les seconds à tenir compte de ce facteur dans leurs prescriptions, comme d'ailleurs leur code de déontologie le prescrit depuis toujours. Un tel système porte un nom dont on ne se lasse pas : liberté !
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On est les champions, on est les champions !

Il n'y a pas qu'en football que nous brillons. La France est aussi championne d'Europe des faillites. En 2003, on en a compté 45 800 chez nous, tandis que l'Allemagne se classait deuxième avec 40 500 défaillances, suivie de l'Italie, très en retard avec ses 16 000 disparitions d'entreprises, du Royaume-Uni (15 200), de la Belgique (7 650) et des Pays-Bas (4 500). Allez les Bleus !
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Cela devient chinois

Il va devenir nécessaire, pour les commentateurs politiques, de suivre de près les prévisions de l'astrologue chinois Tran. Le Figaro nous révèle en effet qu'au cours de l'année 2004, qui vient de s'ouvrir sous le signe du Singe de bois, le président Chirac, dont le signe astrologique chinois est Singe d'eau, doit s'attendre, selon M. Tran, à être " sérieusement bousculé, mais pas nécessairement renversé ". Publiée dans sa rubrique Figaro-ci, Figaro-là par le quotidien de la rue du Louvre deux jours avant la sévère condamnation d'Alain Juppé par le tribunal correctionnel de Nanterre, cette prévision avait en effet de quoi marquer les esprits. Cela n'a toutefois pas fait perdre son sang froid à Michel Schifres, l'éditorialiste du journal, qui, dans son article publié au lendemain du verdict de Nanterre, rappelle " deux lois de la politique. La première est qu'un homme politique n'est jamais mort. Et la seconde, que l'avenir n'est jamais écrit ". Ce qui est en effet parfaitement avéré. Qui, de l'astrologie chinoise ou de la science politique française va remporter le concours de lucidité ? Jacques Chirac va peut-être regretter d'avoir été exagérément aimable avec le président chinois Hu Jintao
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Les voleurs ont encore frappé !

C'est officiellement pour tenir compte de l'augmentation de l'espérance de vie des Français que le gouvernement Raffarin a révisé en hausse dans le budget de 2004 la valeur imposable de l'usufruit pour le conjoint survivant, ce qui augmente considérablement les droits de succession dus entre époux. Pour des successions relativement importantes, les droits peuvent être quinze à vingt fois plus élevés que dans l'ancien régime. Il fallait vraiment un gouvernement de "droite " pour décider d'une telle mesure que même les socialo-communistes n'avaient pas osé prendre. Avec l'impôt sur la fortune, qui frappe des biens ayant déjà payé l'impôt et qui amène un propriétaire à payer à l'Etat en vingt ans la valeur de son bien, cette nouvelle disposition successorale enfonce un peu plus la France dans le collectivisme. Rappelons qu'en Allemagne l'impôt sur la fortune a été jugé contraire au droit de propriété et annulé par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. En France, le Conseil constitutionnel s'est montré beaucoup plus préoccupé de l'immunité pénale du président de la République que de faire respecter les principes de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Et d'ailleurs personne ne s'est avisé de le saisir à propos de cette augmentation des droits de succession qui est une violation de plus du droit de propriété en France. Un pays qui ne respecte plus les principes qu'il affiche officiellement est mûr pour toutes les aventures.
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Coma dépassé

Incapable d'innover en matière scientifique et technologique, la France se condamne à mourir ! Ce jugement terrible est celui d'un des membres du Conseil d'analyse économique (CAE) auprès du premier ministre, Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS. Avec un autre membre du CAE, Philippe Aghion, professeur à l'université Harvard, il vient de rédiger un rapport sur le système français d'enseignement supérieur. " La conclusion logique de notre diagnostic, écrivent les auteurs, serait qu'il faut mettre à terre le système d'enseignement supérieur français. Et en reconstruire un nouveau. " Un constat qui n'étonnera personne. Mais après cet accès de lucidité, nos deux universitaires se ravisent : " L'échec de la réforme Allègre est là pour nous rappeler qu'une réforme globale est d'autant plus impossible qu'elle est audacieuse ou au moins présentée comme telle. " Donc il conviendrait, selon ces conseillers du premier ministre, de renoncer d'urgence à toute réforme de l'université. Cela tombe bien, car c'est précisément ce que le gouvernement vient de faire en renvoyant le projet de Luc Ferry aux calendes grecques. En désespoir de cause, les rapporteurs se rabattent sur la bonne vieille méthode consistant à injecter encore de l'argent dans le système, mais en ciblant la distribution sur " des petits dispositifs qui permettront sans trop provoquer de remous d'introduire de vraies évolutions dans le système actuel ". Comme si une petite transfusion était de nature à revitaliser un organisme en état de coma dépassé ! Encore un rapport pour rien.
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Vous n'auriez pas une minute ?

Les Français ont regardé la télévision en 2003 tout autant qu'en 2002, à raison de 5 heures 31 par foyer et par jour. On ne note une légère baisse que chez les 4-14 ans, chez qui la durée de présence devant l'étrange lucarne passe de 2 heures 18 en 2002 à 2 heures 16 en 2003. On se demande à quoi ils ont occupé les deux minutes de temps gagné. Probablement à s'envoyer des SMS.
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En progrès, mais peut mieux faire

Le magnétoscope numérique inquiète les publicitaires. En effet cet appareil permet d'enregistrer des programmes de télévision en supprimant les publicités. Il n'y en a pour l'instant que dans 2 % des foyers américains, mais les experts prévoient que 20 % de ceux-ci en seront équipés d'ici quatre ans. Il va falloir que les organismes chargés de mesurer l'audience des programmes révisent leurs méthodes. En particulier la bonne vieille mesure de la consommation d'eau ne servira plus à grand-chose, puisque les téléspectateurs ne pourront plus saisir l'occasion du passage des publicités à l'écran pour se rendre aux toilettes. Les Français, nous dit-on, seraient surtout intéressés par un magnétoscope supprimant toute interview d'homme ou de femme politique et tout commentaire de journaliste spécialisé dans cette matière. En attendant, on peut toujours casser son poste.
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Empoignade de vizirs

Pour succéder à Yves Bertrand à la tête de la Direction centrale des renseignements généraux, Nicolas Sarkozy soutenait la candidature de Bernard Squarcini, adjoint d'Yves Bertrand et grand spécialiste de l'antiterrorisme. Mais Jacques Chirac ne voulait pas entendre parler d'un poulain du ministre de l'intérieur à un poste aussi stratégique que les RG. Finalement un compromis a conduit à la désignation du préfet Pascal Mailhos, un homme tout à fait estimable mais qui ne connaît rien au renseignement. Ainsi la rivalité entre le président de la République et son ministre de l'intérieur aboutit à affaiblir les défenses de la France contre le terrorisme, ce qui est vraiment criminel. De ce triste épisode, ni Sarkozy, qui s'agite inconsidérément pour devenir vizir à la place du vizir, ni Chirac, qui fait passer son intérêt personnel avant celui du pays, ne sortent grandis.
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Vérités de la France d'en bas

Les lecteurs de France Soir ne manquent ni de jugement ni d'à propos. L'un deux considère que " la France est un arbre à singes : quand ceux d'en haut regardent vers le bas, ils ne voient que des gueules renfrognées et quand ceux d'en bas regardent vers le haut, ils ne voient que des trous du cul ! ". Tandis qu'un autre s'intéresse au prix des œufs : " Lors du changement de monnaie, les six œufs sont passés de six francs à un euro, soit 9,32 % d'augmentation. En janvier, les six œufs sont passés à 1,20 euro, soit une nouvelle augmentation de 20 %. Ni les salaires ni les retraites n'ont suivi, et la misère s'annonce. " Il va bientôt falloir se rallier à l'ingénieuse proposition de Fernand Raynaud : acheter des œufs cassés. Mais celui-ci, en économiste soucieux de ne rien dissimuler de ses recherches concluait toutefois : " D'un côté, les cassés sont plus avantageux. Mais ils sont cassés ! "
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L'insécurité ne cesse de reculer

Dans la région de Marseille, une dizaine de " jeunes " a allumé un feu en bordure d'une voie ferrée, obligeant un train de marchandises à s'arrêter. Ces dynamiques jeunes gens se sont alors introduits dans les wagons et ont entrepris de forcer les containers pour s'emparer de leur contenu. L'opportune arrivée de la police ferroviaire les a obligés à prendre la fuite sans rien emporter. Il n'empêche que la France ressemble de plus en plus au Far West et que toutes les rodomontades de M. Sarkozy n'y changeront rien. C'est d'une reprise en mains générale que la France a besoin, et non de mesures ponctuelles qui, pour nécessaires qu'elles soient, ne règlent en rien le problème de fond.
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Ah les cochons !

La prolifération des sangliers en France inquiète les pouvoirs publics. Ces animaux robustes profitent de la douceur des hivers depuis plusieurs décennies et de l'extension des champs de maïs, où ils ne sont pas dérangés, pour se multiplier. Ils sont à l'origine de 45 000 collisions avec des automobiles, c'est-à-dire environ dix fois plus qu'il y a vingt ans, d'importants dégâts causés aux récoltes et de nombreuses contaminations d'élevages de porcs domestiques. Au point qu'il est envisagé d'allonger la période de chasse et de pénaliser financièrement les chasseurs qui n'abattraient pas un nombre suffisant d'animaux. Ainsi ceux qu'on traitait avec colère et mépris de " viandards " deviennent des défenseurs de la société ! A force de vouloir protéger la nature, on a fini par oublier que les espèces sauvages sont souvent prédatrices et nuisibles. En cette matière comme en bien d'autres, l'angélisme est le meilleur garant des catastrophes à venir.
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Enseignement : la suprême injustice

L'égalité dans l'enseignement ne peut consister qu'à créer des conditions d'accès aux études dans lesquelles chacun réussirait en fonction de ses seules facultés intellectuelles réelles, et non de son milieu social. Cela ne signifie pas que tous les hommes ont les mêmes facultés intellectuelles réelles. L'enfant né dans un milieu porteur ne doit pas être favorisé s'il est médiocre - et pour cela nous avons besoin d'un enseignement sévère et sélectif. L'enfant né dans une famille sans moyens et sans culture ne doit pas être privé d'études de haut niveau s'il est intelligent - et pour cela nous avons besoin d'un enseignement sévère et sélectif, apte à détecter les dons, au lieu de les réprimer en les empêchant d'émerger et en les maintenant au niveau des plus mauvais élèves. Cette dernière conception de l'égalité aboutit au pire tort que l'on puisse faire aux élèves défavorisés par leur milieu: leur infliger à l'école un second milieu défavorisant! Sous prétexte qu'ils vivent dans un entourage qui asphyxie l'activité intellectuelle, on leur fournit en classe une cargaison supplémentaire d'éteignoirs! Voilà qui est fortement pensé. Ce système pédagogique anéantit la grande fonction historique de l'école, sa véritable vocation démocratique, qui est de corriger les inégalités sociales par les inégalités intellectuelles. L'idéologie qui l'anime postule l'égalité et l'identité de tous les êtres humains. Seules les inégalités sociales expliqueraient les inégalités de réussite dans les études. Comme l'expérience ne confirme pas ce postulat, il faut la contraindre à le faire, en organisant l'échec généralisé, qui fait office de purgatoire permettant d'attendre le nirvâna de l'égalité intellectuelle totale. Ce postulat antiscientifique engendre en fait l'école la plus réactionnaire qui soit, car seuls les enfants de milieux porteurs ont les moyens matériels et les relations nécessaires pour trouver, hors d'un enseignement devenu stérile, la formation que cet enseignement ne leur fournit plus. La prétendue matrice de la justice accouche de la suprême injustice.

Jean-François Revel, La Connaissance inutile.
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Si ce n'est lui…

Le ministre français des transports, Gilles de Robien, s'était empressé d'affirmer, après l'accident du Boeing 737 de Flash Airlines que l'appareil avait subi trois contrôles en France à l'automne 2003 et que si dans " le premier, il y avait encore quelques petites réserves, les deux autres étaient sans aucune réserve ". Or si l'avion accidenté avait bien été contrôlé à Toulouse le 22 octobre 2003, les deux autres contrôles avaient porté sur l'autre Boeing de cette compagnie. Félicitons le ministre pour le bon ordre qui règne dans son administration et la Direction générale de l'aviation civile pour sa capacité à distinguer un avion d'un autre. Nous avons vraiment des fonctionnaires et des politiciens que le monde entier nous envie.
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Et moi, et moi, et moi ?

Les Restaurants du cœur voient leur fréquentation augmenter de 30 à 40 %. De plus en plus de jeunes, de femmes seules avec enfants, de chômeurs en fin de droits et de demandeurs d'asile se rendent dans les centres de distribution de l'association fondée par Coluche. A part cela, la prospérité est en train de revenir en France, comme nous le serine M. Raffarin. Ne faisons toutefois pas un mauvais procès au Premier ministre. La prospérité dont il parle est celle des politiciens et des tenants du système. Comme le dit Bedos, homme de gauche s'il en fut : " Un peu de solidarité…pour moi ! " C'est d'ailleurs le seul point sur lequel la gauche et la fausse droite s'opposent : elles ne rivalisent vraiment que dans l'égoïsme.
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Vive la concurrence

51 % des Français sont favorables à la mise en concurrence des caisses d'assurance-maladie, selon un sondage publié dans Le Figaro Magazine, contre 43 % qui y sont opposés. Parmi les sympathisants de droite, 62 % sont favorables, soit près des deux tiers des Français. Ils seront encore beaucoup plus nombreux quand ils auront commencé à mesurer les heureux effets sur leurs finances de la fin du monopole de la Sécurité sociale, qui est désormais entrée en vigueur dans notre pays.
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Mais c'est bien sûr !

La stabilité du couple favorise chez la femme une grossesse paisible, un accouchement à terme et un bon état de santé du nouveau né. C'est ce qui ressort d'une étude de grande ampleur menée par des médecins norvégiens. On y apprend notamment que les femmes qui ont changé de partenaire entre leurs deux premières grossesses présentent davantage de conduites à risques que les autres, fumant, consommant de l'alcool et se nourrissant mal. Encore quelques études comme celle-là et l'on va finir pas réhabiliter l'amour et la fidélité, notions dépassées et réactionnaires comme le sait tout bon lecteur de la presse, tout bon auditeur de la radio et tout bon spectateur de la télévision françaises.
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Pour les femmes seulement

Amies lectrices, nous vous livrons un conseil qui vous évitera bien des disputes de couple. Si vous réussissez à entraîner votre époux ou compagnon dans les magasins, ne faites pas durer l'expédition au-delà de 72 minutes. Car si vous êtes tout à fait disposée à poursuivre vos emplettes pendant encore 28 minutes, votre homme, lui, est excédé au point d'être capable de devenir violent. C'est un psychologue britannique réputé qui l'affirme, au terme d'une étude portant sur plus de 2 000 personnes, dont on a mesuré la pression artérielle pendant qu'elles fréquentaient les magasins. Entre la hausse de la consommation et la paix des ménages, nous choisissons sans hésiter la seconde. Quitte à navrer nos gouvernants (qui ont d'ailleurs très souvent une maîtresse).
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Un livre qu'on peut lire, un autre qu'on ne peut plus lire

Journaliste politique au Figaro, Eric Zemmour publie chez Denoël-Balland un roman à clefs intitulé " L'autre ", où il est beaucoup question de la naissance d'un président de la République dénommé Marsac et qui serait en fait un bâtard. Cet ouvrage doit beaucoup à un livre publié en octobre 1996 chez Filipacchi. Il s'agit de " Jacques Chirac : Les vertes années du Président, Journal intime de Marguerite Basset présenté par Michel Basset ", que Zemmour cite d'ailleurs parmi ses sources à la fin de son propre livre. Michel Basset est un ami d'enfance de Jacques Chirac, sa famille et celle du futur président ayant été intimes pendant de longues années. Ne cherchez pas à vous procurer le livre de Michel Basset. Il a été pilonné par l'éditeur presque aussitôt après sa parution.
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Voilà une idée qu'elle est bonne !

Rien n'atteste davantage l'affolement de Chirac que sa soudaine annonce d'une réforme de la taxe professionnelle. Créateur, avec Giscard, en 1975 de cet impôt qui remplaçait la patente, Chirac ne s'en était jamais soucié lors de ses réapparitions au pouvoir depuis cette date. Et on ne l'a pas entendu sur ce sujet depuis qu'il est président de la République, c'est-à-dire depuis 1995. Pourquoi ce subit intérêt pour cet impôt qualifié d'"imbécile " par Mitterrand, qui se garda bien lui aussi d'y toucher ? Parce que la croissance tant attendue a un besoin absolu des investissements des entreprises et que ceux-ci sont lourdement obérés par la taxe professionnelle. Il faut savoir que celle-ci pèse la bagatelle de 23 milliards d'euros et rapporte aux communes 44 % de leurs recettes fiscales directes. Autrement dit, d'un trait de plume, le grand chef Sioux de l'Elysée vient de sucrer 150 milliards de francs aux 36 000 communes de France. Où celles-ci trouveront-elles l'argent pour remplacer cette recette essentielle ? Dans l'alourdissement de la taxe d'habitation. Ce qui aura des effets ravageurs sur la consommation des ménages, autre moteur principal de la croissance. Le sapeur Camember, qui creusait un trou pour en boucher un autre, n'aurait pas fait mieux. Cela rassure de se sentir gouverné !
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C'est moi que je suis le professeur d'économie qu'on vous a causé

Le journal Le Monde a sorti l'artillerie lourde contre la réforme attendue de la Sécurité sociale. Sa " privatisation " fait tellement peur à l'organe officiel de la gauche qu'il en est réduit à lancer des missiles contre l'assurance-maladie américaine, alors même que celle-ci n'a strictement rien à voir avec la nouvelle architecture de la protection sociale européenne, telle qu'elle va résulter des directives communautaires de 1992, qui sont en train d'entrer en application. Dans deux articles publiés par Le Monde du 9 janvier 2004, il est fait référence au fait que l'assurance privée coûterait plus cher. C'est ainsi qu'un professeur de gestion américain (on plaint ses étudiants) nous affirme gravement que " le coût de gestion des assurances privées est 5 à 6 fois plus élevé que celui du programme fédéral ", tandis qu'un certain Pignarre (attention : ne pas oublier le P au début du nom), qui se présente
comme " ancien cadre de l'industrie pharmaceutique ", cherche à nous faire croire que " le surcoût de la prise en charge de l'assurance-maladie par des assurances privées pourrait approcher les 50 % ! ". Ce poncif archifaux est utilisé par les gens de gauche depuis des lustres. Ils comparent les coûts de gestion d'une société privée avec ceux d'un monopole. Or chacun sait, ou devrait savoir, qu'un monopole n'a, par définition, pas de coûts de gestion, puisque ses recettes et ses dépenses sont établies en dehors de tout marché. On peut même constater cet apparent paradoxe qui veut que les coûts de gestion du monopole sont d'autant plus flatteurs que les dépenses abusives augmentent. La raison en est qu'il n'est pas nécessaire d'engager des employés supplémentaires pour dépenser à grosses louchées et sans aucun contrôle l'argent public. A la limite, on peut même affirmer sans risque d'erreur que si la Sécurité sociale française, par exemple, dépensait tout l'argent produit dans le pays, elle aurait un coût de gestion imbattable par rapport à n'importe quelle entreprise mondiale ! Comme on est sur cette pente, tous les espoirs de consécration internationale sont permis à nos énarques. Quoi qu'il en soit, les assurances privées sont beaucoup moins chères partout dans le monde (comme un simple examen de leurs tarifs suffit à le constater) que les monopoles publics. Et d'ailleurs, pourquoi les gens de gauche tentent-ils d'affoler la population avec cette fable du surcoût des assurances privées ? Si elles sont aussi chères qu'ils le prétendent, personne n'ira vers elles ni ne quittera le giron maternel et affectueux de la Sécurité-sociale-que-le-monde-entier-nous envie.
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Quand l'administration finit par ne plus se braquer

Nos lecteurs se souviennent de l'initiative prise par des habitants de la banlieue parisienne de construire par eux-mêmes, faute d'en obtenir la réalisation par les pouvoirs publics, un ralentisseur à l'entrée d'un village où se produisent régulièrement des accidents de la circulation. L'administration avait aussitôt fait détruire la construction illicite. France-Soir nous apprend l'heureux dénouement de cet affrontement. Les employés de la Direction départementale de l'équipement ont fini par poser six panneaux de limitation de vitesse sur tout le tronçon routier dangereux. " Ca fait des années que ça traîne, et là, on a réglé ça en cinq mois ! ", se réjouit Emmanuel Caldier, le principal animateur de la fronde.
Il faut dire qu'en sa personne l'administration a trouvé à qui parler. Plus connu sous son surnom de " Manu le Gitan ", il a été " dix-sept fois condamné pour séquestrations et braquages en tout genre ". Aujourd'hui rangé des voitures (les seules qui le concernent encore sont celles qui roulent trop vite dans son village, où l'une d'entre elles a sérieusement blessé son épouse), il n'en continue pas moins d'inspirer le respect à des fonctionnaires qui, comme chacun le sait, ne savent s'imposer qu'à ceux à qui ils font peur. Moralité (si l'on peut dire) : pour faire respecter son droit à la sécurité, le citoyen doit avoir fait preuve auparavant de ses qualités de braqueur !
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Une démocratie paisible

Les usagers (les " usagés " comme les appelait Romain Gary sous le pseudonyme d'Emile Ajar) supportent de moins en moins d'être pris en otage par ceux qui sont censés les servir contre redevance. C'est ainsi que les passagers des trains de nuit Paris-Rome et Paris-Venise, qui doivent être supprimés d'ici à la fin 2004 pour cause de rentabilité insuffisante, sont parvenus à obliger la centaine de salariés de la restauration ferroviaire qui, le 7 janvier 2004, pour protester contre la menace pesant sur leurs emplois, empêchaient depuis plus de trois heures le départ de ces trains en gare de Paris-Bercy, à lever leur siège. Les voyageurs ont tout simplement menacé les salariés de la restauration d'en venir aux mains pour permettre aux trains de partir. Un exemple de plus de la chienlit française. Un Etat obèse et impotent massacre l'emploi sous le poids des charges et des règlements et se montre incapable de faire respecter les droits des citoyens, qui n'ont dès lors plus d'autre recours que l'action directe. Anarchie ? Vous avez dit anarchie ?
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Monstrueux

Le taux des prélèvements obligatoires en France est de 45,5 % du produit intérieur brut, contre 40,8 % dans l'Union européenne. Si la France revenait seulement à la moyenne de ses partenaires, les dépenses de l'Etat baisseraient de près de 500 milliards de francs, ce qui permettrait par exemple de supprimer l'impôt sur le revenu et de baisser la TVA de 5 points. Inutile de préciser les heureux effets d'une telle diminution sur la consommation et l'investissement. Ce qui prouve, si besoin l'était encore, que l'Etat est le principal problème français et que seule une révolution pourra venir à bout de ce monstre que les politiciens de tous bords sont définitivement incapables de faire maigrir.
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Dormez en paix, braves gens

Les réserves actuelles du Fonds de réserve pour les retraites s'élèvent à 13,5 milliards d'euros. Elles devraient être portées à 19 milliards à la fin de 2004. A ce rythme, elles atteindront en 2020 environ la moitié des 1000 milliards de francs prévus. Or à cette date la charge annuelle des retraites dépassera les 1300 milliards de francs, contre 1000 milliards actuellement, et le besoin de financement supplémentaire sera donc de 300 milliards.Ce qui signifie soit que le Fonds de réserve sera consommé en un an et demi soit, si l'on se contente d'utiliser les intérêts produits, qu'il n'apportera que 8 % du besoin de financement supplémentaire. Nos retraites sont sauvées !
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Une passion française

On sait enfin ce qui passionne les Français. Le football ? Les jeux de
hasard ? La politique (qui sait) ? Pas du tout. C'est le tri de leurs ordures, si l'on en croit un sondage Ipsos effectué il est vrai pour le compte d'une société spécialisée dans la collecte sélective des déchets ménagers. Quel autre type d'activité recueillerait des taux de satisfaction aussi élevés que le tri sélectif, que les sondés considèrent comme facile à 77 %, pas lassant à
70 % et pratique à 63 % ? Nos compatriotes sont d'ailleurs si contents qu'ils veulent " plus de bacs, de sacs de tri et de conteneurs adaptés ". Seul petit bémol à l'enthousiasme général, d'après le directeur de la société de tri sélectif, le fait que " lorsque les Français changent de lieu, qu'ils partent en vacances ou se rendent chez des amis, ils ne retrouvent jamais les mêmes consignes ". Fort heureusement, Le Figaro, qui ne nous a rien laissé ignorer de cette nouvelle passion française, ne nous abandonne pas sur cette note un peu négative. " Et comme l'éducation à l'écologie commence dès le plus jeune âge, écrit le quotidien, un " éco-parlement " réunira des élèves de CM1-CM2 de plusieurs pays d'Europe qui rédigeront un livre blanc présenté à Berlin en septembre 2004. Enfin, une campagne nationale sera lancée afin de sensibiliser les Français au coût des déchets ménagers et de leur traitement ". C'est bien, mais est-ce vraiment assez ? Comment ne pas juger sévèrement le président de la République qui, dans son allocution du 31 décembre, n'a pas eu un mot de félicitation et d'encouragement pour tous ses " chers compatriotes " qui trient si consciencieusement leurs déchets ? Et comment se fait-il qu'il n'y ait pas encore un ministre des ordures ? Le fait que bon nombre de politiciens soient ainsi qualifiés ne doit pas servir de prétexte à une telle carence.
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Moins d'impôts, c'est plus de rentrées fiscales

Depuis l'introduction, en 2000, d'un taux unique de 13 % d'imposition sur les revenus, les recettes fiscales ont augmenté de 50 % chaque année en Russie. Du coup, l'ambition de Vladimir Poutine de parvenir à doubler le PIB du pays d'ici à 2010 ne paraît plus hors de portée. Une preuve de plus de l'efficacité des vraies baisses d'impôt sur la croissance et la prospérité. Pour autant la nouvelle fiscalité russe n'est pas une invention locale, mais l'application de la flat tax que les économistes libéraux recommandent depuis longtemps aux gouvernements. Sans en être entendus, hélas.
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On ne peut pas compter sur les Suisses !

La Suisse pratique l'entraide judiciaire avec la France mais refuse d'étendre cette coopération au domaine fiscal. " L'équilibre entre les nécessités de la poursuite pénale et la protection de la sphère privée, considère l'office fédéral helvétique de la justice, est mis à mal si l'autorité étrangère fait des informations transmises spontanément un usage contraire à leur but. Cela est particulièrement vrai si ces informations sont utilisées dans le cadre de procédures pour lesquelles le droit suisse exclut l'entraide, ce qui est notamment le cas pour la soustraction fiscale. " Décidément, ces Suisses sont de mauvais Français !
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On ne peut pas compter sur les Chinois !

La Chine va réviser sa constitution afin d'y inscrire cette formule marquée au coin des droits de l'homme, tels que les ont établis les révolutions américaine et française, ainsi que bon nombre de conventions internationales : " La propriété acquise légalement est inviolable. " Une gifle pour notre pays qui ne cesse de violer ce droit qu'il avait si solennellement établi il y a plus de deux siècles. Décidément, ces Chinois sont de mauvais Français !
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Raffarin continue de faire semblant

Les experts-comptables ne sont pas contents du projet de " chèque-emploi petite entreprise " du gouvernement Raffarin. Une de leurs organisations, l'Ifec, prévoit que cette mesure pourrait conduire à " la destruction de plus de 10 000 emplois ". Elle estime en outre que " confier aux Urssaf la réalisation des bulletins de paye comporte un risque majeur de partialité et de conflits d'intérêts. " Le vrai problème pourtant n'est pas là. Car il réside dans le fait que cette simplification administrative ne fera en rien diminuer le poids des charges sociales. Et qu'elle n'incitera nullement les 1.400.000 entreprises n'ayant aucun employé à l'exception de leur dirigeant à engager quelqu'un. Celles-ci considèrent en effet que les lois sociales sont si protectrices en France que toute embauche peut conduire à la ruine de l'entreprise en cas de retournement de la conjoncture générale ou particulière. Il va de soi que le gouvernement Raffarin se gardera bien d'alléger ces contraintes, de peur de se heurter aux syndicats avec lesquels il cogère la France.
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Un magistrat indépendant sanctionné

Dans son édition datée des 28 et 29 décembre 2003, le journal Le Monde révèle que le juge Thierry Brunet, de Nîmes, a vu sa promotion au poste de vice-procureur de la République à Toulon annulée par le ministère de la justice. La raison officielle de cette annulation serait un incident survenu entre le juge et deux gendarmes lors de sa précédente affectation à Toulon, le magistrat ayant grillé un feu rouge et ayant été verbalisé alors qu'il n'avait pas ses papiers sur lui, ce qui lui avait valu une réprimande du Conseil supérieur de la magistrature. L'incident ayant eu lieu il y a plus de dix ans, il est évidemment couvert par deux amnisties présidentielles. Si bien qu'il faut chercher ailleurs la raison de cette sanction. Elle réside en fait dans un jugement rendu en avril 2003 par le juge Brunet et confirmant pour la première fois en France l'abrogation du monopole de la Sécurité sociale. Inutile de préciser que le gouvernement, qui voyait ainsi son mensonge officiel voler en éclats n'a pas apprécié et a attendu l'occasion de faire payer son indépendance au magistrat.
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Dehors, les technocrates !

Chassez le naturel, il revient au galop. Enarque passé dans le privé et devenu président de la Société générale, Daniel Bouton a publié dans Le Monde un long article comprenant " treize propositions pour la réforme de l'assurance maladie ". Hormis une brève allusion finale à la nécessité d' " introduire des éléments de concurrence " dans la gestion de la Sécurité sociale, l'article est un véritable chef d'œuvre de délire administratif. M. Bouton, qui fut directeur de cabinet d'Alain Juppé au ministère du budget de 1986 à 1988, n'a manifestement rien appris ni rien compris. Sa proposition la plus abracadabrantesque consiste à prôner " l'institution au profit de la Sécurité sociale d'un droit à récupération sur les successions des dépenses médicales des dernières années de la vie ". Comme si les personnes âgées et malades n'avaient pas cotisé toute leur vie quand elles étaient jeunes et bien portantes, ce qui est le principe même de la " solidarité entre les générations " telle que l'a organisée le système français de sécurité sociale. Si celui-ci est aujourd'hui en faillite, c'est en raison de son monopole, qui lui a permis d'échapper à toutes les règles prudentielles et de bonne gestion. Une fois de plus, les technocrates qui dirigent la France ne voient pas d'autre solution que de faire payer au peuple leurs monstrueuses erreurs. Il est grand temps que le peuple fasse payer aux technocrates leurs fautes, dont beaucoup sont des crimes, en les chassant définitivement du pouvoir.
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Le temps c'est de l'argent

Les acheteurs d'actions des entreprises publiques françaises privatisées au cours des dix dernières années ont, dans l'ensemble, fait de bonnes opérations. Plusieurs de ces titres, comme la BNP, Rhône Poulenc, Crédit Lyonnais, Elf Aquitaine, les AGF, Renault, la CNP et Pechiney cotent au moins deux fois plus que lors de leur introduction en Bourse. D'autres réussissent à sauver la mise initiale, comme Air France, Aérospatiale, Seita, EADS, Orange ou ASF. Parmi les perdants, France Télécom, Thomson Multimédia, Wanadoo et surtout Bull, dont l'action ne vaut plus que 0,77 € alors qu'elle se négociait à 5,49 € lors de sa mise sur le marché en 1997. De manière générale, ce sont les actions les plus anciennes qui se révèlent les plus profitables, justifiant la règle qui veut qu'un placement boursier se juge à long terme. Selon l'enquête de l'Insee sur le patrimoine des ménages, " si le pouvoir d'achat du capital augmentait au rythme moyen observé de 1951 à 2000, soit 5 % pour les obligations et 9 % pour les actions, le capital investi doublerait en 14 ans et 7 mois pour les premières et seulement 8 ans et 5 mois pour les secondes ".
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Prémonition

A peine remis de l'affaire Jayson Blair, ce journaliste qui publiait des reportages imaginaires, le New York Times replonge dans la fausse nouvelle en annonçant à tort le décès de la danseuse américaine Katharine Sergava. Certes celle-ci est âgée de 94 ans, mais ce n'est pas une raison pour l'enterrer de son vivant. Jadis, en France, Le Quotidien de Paris de Philippe Tesson avait annoncé prématurément la mort de Marcel Dassault. Un décès qui avait en effet fini par se produire, sans que pour autant on ait pu louer le journal d'avoir vu juste avant tout le monde.
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Quelle lucidité !

La haine de l'Amérique prive ceux qui en sont atteints du sens commun. C'est ainsi que le démographe et historien Emmanuel Todd, opposé à l'avocat et essayiste Laurent Cohen-Tanugi dans un débat organisé et publié par Le Figaro, a déclaré que " la réalité matérielle et technologique de l'économie américaine est une déroute ". Des déroutes comme celle-là, tous les gouvernements de la planète en seraient preneurs, quitte à l'assaisonner d'épices locales. Toujours soucieux de réalisme et de modération, Todd n'hésite pas à renvoyer dos à dos Saddam Hussein et les Etats-Unis en déclarant que " l'Irak est toujours une dictature militaire, mais contrôlée de Washington plutôt que de Tikrit ". Encore un petit effort, et M. Todd va finir par découvrir des charniers dans les faubourgs de Washington !
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Du rat à l'homme

Etes-vous néophilique ou néophobique ? La question est d'importance car elle a une relation étroite avec votre espérance de vie. C'est en tout cas ce que vient de démontrer une étude menée chez le rat par une équipe de chercheurs de Chicago et dont a rendu compte Le Quotidien du Médecin. Ils ont observé que, sur une population de 28 rats, la moitié est néophobique, autrement dit a peur de la nouveauté, tandis que l'autre moitié est néophilique, c'est-à-dire est attirée par cette même nouveauté. D'autre part cette attitude ne varie pas au cours de leur vie. Enfin ceux qui ont peur de la nouveauté meurent plus jeunes que les autres, du fait de la majoration de leurs sécrétions neuroendocrines. Les auteurs de l'étude n'hésitent pas à affirmer que " cette expérience pourrait, si elle était menée chez l'homme, montrer des résultats assez similaires qui expliqueraient le lien entre longévité et mode de vie ". La répartition par moitiés égales entre peureux et audacieux a-t-elle un rapport, par exemple, avec le fait qu'en France une grosse moitié des Français est de droite et l'autre de gauche ? C'est fort possible, la gauche étant hostile à la concurrence et au marché et recherchant, pour s'en préserver, la protection de l'Etat. Une opération qui n'est pas sans efficacité, puisqu'en dépit de leur évidente néophobie, les enseignants, et notamment les instituteurs, ont une longévité supérieure à celle de la moyenne des autres Français. On comprend mieux, à la lumière de cette expérience, à quel point il est nécessaire, pour la droite, de s'appuyer sur son propre électorat si elle veut faire des réformes, alors qu'une politique complaisante envers la gauche ne peut mener qu'à l'immobilisme. C'est cette dernière attitude qu'a adoptée, pour le plus grand malheur de la France, le gouvernement Raffarin. Il est vrai que son véritable objectif est en réalité de ne rien changer afin de préserver le pouvoir de la caste technocratique qui a mis la France en coupe réglée. Du coup, les Français de droite sont faits comme des rats !
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Comment attirer l'électeur

L'incessante montée de l'abstention électorale en France s'explique essentiellement par le blocage du système politique. Les électeurs n'ont en réalité le choix qu'entre des postulants qui mènent exactement la même politique quand ils sont au pouvoir, les autres n'ayant aucune chance de l'emporter et étant réduits à des candidatures de témoignage. Il en irait autrement si une participation insuffisante était susceptible de provoquer l'annulation du scrutin, comme c'est le cas dans certains pays. On en a eu un exemple en Roumanie, en octobre 2003, lors du référendum sur la nouvelle Constitution, dont l'adoption était une condition préalable à l'admission de ce pays dans l'Union européenne. Etalée sur deux jours, la consultation avait mal commencé puisque au soir du samedi 18 octobre on ne comptait que 14 % de votants. Ce fut alors la mobilisation générale des autorités. On raconte que les prêtres orthodoxes n'ont pas hésité à faire de la retape électorale, que des maires ont offert des paires de chaussettes à toute personne se rendant au bureau de vote et que des urnes ambulantes ont été mises à la disposition de la population dans les rues et sur les marchés. Finalement le taux de participation a été de 57 % et le oui l'a emporté à 90 %. Ouf ! Les Roumains respirent. Ils vont pouvoir intégrer l'Europe. Malheureusement pour eux, celle-ci est en train de se casser la figure !
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Sondage

Selon un sondage effectué par CSA pour Le Parisien quelques jours après la capture de Saddam Hussein, les Français restent majoritairement opposés à l'intervention anglo-américaine en Irak, mais le pourcentage de ceux qui lui sont favorables a doublé en dix mois, passant de 19 à 37 %, tandis que celui des opposants baissait de 79 à 58 %, le reste étant sans opinion.
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Fonctionnaires et élus irresponsables

Les inondations à répétition dans le Midi ne doivent rien au hasard. Les fortes précipitations sont habituelles en cette saison. Ce qui leur donne des conséquences catastrophiques, ce sont les méthodes agricoles qui, depuis un demi-siècle, ont tassé les sols et supprimé les talus qui retenaient les eaux, l'urbanisation, qui a réduit la capacité d'absorption des excédents d'eaux en raison du goudronnage généralisé, et surtout le développement de la construction dans les zones à risque. La responsabilité de ceux, préfets ou maires selon l'époque, qui ont accordé de tels permis de construire est accablante. On ne comprend pas que des procès exemplaires ne leur soient pas encore intentés. Certes, ils pourraient se prévaloir de la forte demande et de la pression que celle-ci a exercée sur eux, mais le rôle d'un responsable n'est pas de céder à n'importe quelle revendication. A cette occasion comme en bien d'autres, on doit constater une très dangereuse perversion de la vie publique en France. Les sinistrés peuvent s'estimer victimes de la démagogie et de l'irresponsabilité, bien plus que des colères de la nature. Aujourd'hui, il ne leur reste que les yeux pour pleurer et qu'à augmenter de leurs larmes le niveau des eaux.
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A dire vrai

La démocratie ne peut pas vivre sans la vérité, le totalitarisme ne peut pas vivre sans le mensonge ; la démocratie se suicide si elle se laisse envahir par le mensonge, le totalitarisme s'il se laisse envahir par la vérité.

Jean-François Revel, La connaissance inutile.
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P comme protection

Quand sur un territoire donné le cadre juridique est confus, la police incompétente et la justice inefficace, que la méfiance est généralisée et que l'Etat ne peut ou ne veut garantir les titres de propriété, les citoyens privés comme la sphère économique finissent par recourir à des formes occultes de protection, à des " services criminels " (intimidation, violence, etc.) pour régler des conflits, récupérer des dettes ou valider des contrats.
Cette offre de protection privée émane du crime organisé et, là où elle est présente, de sa forme la plus achevée, la mafia. Ainsi, en Sicile, l'abolition brutale du féodalisme, puis l'introduction désordonnée des droits et titres de propriété, suivies d'une transition tardive vers l'économie de marché, suscitent un climat chaotique, choquant pour une population séculairement accoutumée à l'ordre féodal.
Entre la fin du XIX e siècle et le début du XX e, ces chocs en série suscitent chez les Siciliens une double réaction : la peur de perdre sa propriété ; et une méfiance croissante vis à vis de l'Etat italien, incapable de définir clairement les droits nouveaux ; encore moins, de les défendre sur le terrain. C'est là que les mafieux qui " protègent " vont s'affirmer face aux bandits de grand chemin, qui, eux, menacent et dépouillent.
Il faut dire qu'en matière de protection la mafia est plutôt mieux équipée que l'Etat, avec lequel elle rivalise : elle peut en effet garantir à la fois les transactions légales et illégales. Et elle compte dans sa clientèle les citoyens honnêtes et les malfaiteurs non mafieux. N'oublions pas que le milieu a également besoin d'une protection solide les voyous ne cessent de se voler entre eux, et ne peuvent porter plainte auprès de la justice...
Très vite, les mafieux ont compris l'aspect crucial de cette mission de protection pour asseoir leur pouvoir. Cette activité protectrice, la mafia n'aura de cesse d'en avoir le monopole, dans ses fiefs. C'est chose faite au début du XX e siècle, en tout cas dans la Sicile occidentale. Depuis, la mafia défend ce monopole de façon implacable.

Xavier Raufer, Le grand réveil des mafias (JC Lattès).
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Edward Kennedy sur la sellette

Selon le chercheur américain Herbert Romerstein, ancien chef du bureau de lutte contre la désinformation soviétique de l'Agence d'information des Etats-Unis, le sénateur Edward Kennedy, frère du président assassiné, était un " collabo ". Romerstein révèle ainsi, en se fondant sur les archives du KGB, qu'en 1983 Edward Kennedy s'était proposé à Youri Andropov, secrétaire général du parti communiste de l'URSS, pour aider les Soviétiques à lutter contre ce qu'il appelait " la politique militariste " de Ronald Reagan et sa " campagne de pression psychologique sur la population américaine ". Romerstein évoque également les efforts de Ted Kennedy pour limiter le droit des services secrets américains d'enregistrer les conversations téléphoniques des personnes suspectées d'attenter à la sécurité des Etats-Unis. C'est ainsi que les restrictions instituées par Kennedy dans la loi sur la surveillance du renseignement étranger ont récemment empêché le FBI d'accéder au disque dur de l'ordinateur du franco-algérien Zacarias Moussaoui, suspecté d'être un des terroristes ayant préparé les attentats du 11 septembre 2001. Pour autant Romerstein n'accuse pas Edward Kennedy d'avoir été un agent du KGB ni un " idiot utile ", mais d'avoir aidé les Soviétiques pour favoriser ses propres objectifs politiques.
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Responsable et donc coupable

On ne plaisante pas avec la responsabilité des patrons aux Etats-Unis. Le président de Boeing, Phil Condit a été contraint de démissionner en raison des actions illégales de collaborateurs de la firme afin d'obtenir des informations sur les propositions des concurrents pour des contrats avec le ministère de la défense américain. Bien que le président de Boeing n'ait pas été personnellement impliqué dans ces dérives, les actionnaires de la firme ont considéré que seule son éviction était de nature à rétablir la confiance avec le gouvernement des Etats-Unis, qui est son premier client. En France, personne n'aurait démissionné : on se serait arrangé entre énarques.
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Gréviculture

A défaut d'obtenir une loi instituant un service minimum dans les services publics, Robert Lecou, député de l'Hérault chargé d'un rapport sur l'état de la question en Europe, aura au moins révélé qu'on a recensé 1 089 conflits sociaux en France en 2001 contre 683 en Italie et 194 en Angleterre, que cette même année 703 586 journées de travail ont été perdues dans notre pays contre 27 000 en Allemagne, et que " les conflits sociaux sont proportionnellement beaucoup plus nombreux dans le secteur public ". En effet celui-ci est responsable de 62 % des jours de grève, alors qu'il emploie moins de 15 % des salariés. A part cela, la France a des services publics que le-monde-entier-lui-envie !
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Chirac vacille

C'est moins pour contredire les propos de Nicolas Sarkozy sur la
" discrimination positive " que pour tenter de rétablir son image fortement dégradée par notre campagne réclamant sa démission pour avoir osé affirmer que " les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes " que Jacques Chirac s'est cru obligé, au cours de sa visite d'Etat en Tunisie, d'affirmer que " les Français étant ce qu'ils sont, le port du voile est, qu'on le veuille ou non, une sorte d'agression qu'il leur est difficile d'accepter ". Ce que les Français ne peuvent pas accepter non plus, c'est d'être gouvernés par un homme qui, dans le fond de lui-même, ne partage en rien leurs convictions essentielles. Un tel fossé ne se comble pas par des déclarations de circonstance. Et ce n'est pas un hasard si les deux tiers de nos compatriotes sont hostiles à un mandat supplémentaire de Chirac en 2007. Il ne lui restera qu'à rejoindre Giscard à l'Académie française, où l'on n'est pas regardant sur les œuvres littéraires. Ni sur les idées d'ailleurs.
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L'intégration recule

L'augmentation de l'immigration s'oppose à l'intégration. Une preuve supplémentaire vient d'en être apportée par un sondage de la Sofres qui révèle que 45 % seulement des Français d'origine maghrébine se sentent plus proches du mode de vie des Français que de leur famille, alors qu'ils étaient 71 % il y a dix ans. Il n'est d'ailleurs pas indifférent que ce sondage ait été réalisé pour l'Hebdo des socialistes. On ne peut décidément plus compter sur personne.
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La guerre des boutons

Les magasins parisiens de prêt-à-porter féminin s'alarment du comportement de leurs clientes. Certaines n'hésitent pas à se munir de ciseaux et à couper, sur les présentoirs, les boutons de vêtements identiques aux leurs afin d'en avoir en réserve. Du coup les modèles à succès deviennent invendables, surtout quand ils appartiennent à des séries limitées. On soupçonne les femmes journalistes ou les épouses de journalistes d'être les principaux auteurs de ces méfaits. Pour l'excellente raison que le maniement des ciseaux n'a pas de secret pour cette profession habituée à pratiquer la censure.
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Qui a touché les 5 milliards de francs des frégates ?   

Car, en fait, qu'y a t il de choquant, véritablement, dans cette affaire des frégates ? Gardons nous de toute naïveté et acceptons l'idée que des contrats de cette importance s'accompagnent inévitablement du versement de commissions à des intermédiaires. Alors, dans l'affaire des frégates, que voyons nous de plus ? D'abord, des morts. Sur une décennie, presque une dizaine. Des morts violentes, inexpliquées, injustifiables. Des disparitions, aussi. À Taïwan, surtout, mais en France également, des hommes se sont volatilisés, certains, comme Wang, pour leur plus grand bien. D'autres dont on ne retrouvera peut être jamais la trace.
La réputation de la France a été sérieusement entachée par cette affaire. Et si l'on accepte un instant de comparer notre vieille démocratie à la très jeune Taïwan, où la loi martiale n'est levée que depuis peu, la honte me saisit. Car la petite Chine n'a pas hésité, elle, à employer les mots qui font mal, à dire la corruption de sa Navy, la corruption de son personnel politique, la corruption de ses institutions. Elle tremble depuis dans la tempête du scandale, subit un véritable séisme, se remodèle, change de visage, mais sortira peut être grandie de l'épreuve. En France, je ne peux que le répéter, nous nous drapons avec une dignité un peu usée dans le vaste voile du secret défense, qui nous sied comme un rideau poussiéreux à une tragédienne vieillissante et trop fardée. Quant à notre justice, elle a fait la preuve, éclatante et consternante, de son impuissance.
L'argent, enfin. Quel ordre d'idée, de grandeur, faudrait il donner pour faire comprendre ce que représentent cinq milliards de francs ? La somme est énorme. Il ne faudrait pas que nous haussions les épaules parce que cinq milliards, pour nous, c'est la même chose que quelques millions. C'est faux. Il s'agit d'un énorme scandale dont nous allons supporter le poids financier, il faut le dire et il faut le comprendre. Cinq milliards de francs ont bel et bien disparu dans la signature d'un contrat national. Et une fois que l'on aura appréhendé cette réalité, il faut que nous disions ce mot, évident : il y a eu enrichissement personnel. Ces cinq milliards ont disparu, sur les comptes de quelques uns. Ils ont servi à la rémunération d'intermédiaires illégaux, de partis politiques et d'hommes politiques, de militaires, de dirigeants d'entreprise. La France, les Français vont payer l'enrichissement personnel d'un petit nombre de corrompus.
La nuit est tombée. Bien des questions restent encore sans réponse. Et le resteront sans doute longtemps. Mais la vérité est en marche.

Thierry Jean-Pierre, Taïwan Connection, Robert Laffont    
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Mattei finit de casser l'hôpital

On n'est jamais trahi que par les siens. Les médecins hospitaliers peuvent à leur tour le constater. Car le plan de réforme de l'hôpital présenté par l'un des leurs, Jean-François Mattei, ministre de la Santé, ne vise à rien de moins qu'à retirer tout pouvoir aux médecins au profit des directeurs d'hôpitaux. Le tout sous couvert, bien entendu, de meilleure " gouvernance ". Le regroupement des services est présenté comme une rationalisation de leur gestion. De même la nomination des chefs de service par les directeurs d'hôpitaux, au lieu que ce soit par le ministère, est censée rapprocher ce type de décision du terrain. En réalité, il s'agit de casser les services afin de réduire leurs capacités de résistance à l'administration. Et de faire en sorte que, par le biais hiérarchisé des directeurs d'hôpitaux, la volonté de toute puissance des énarques du gouvernement et des administrations centrales ne rencontre plus le moindre obstacle. Quand on sait que la situation désastreuse des hôpitaux français doit tout aux mesures énarchiques des dernières décennies et rien aux médecins qui, en dépit des obstacles innombrables semés sous leur pas par les pesanteurs et les folies administratives, ont réussi à maintenir un niveau de qualité des soins de tout premier ordre, on ne peut qu'être indigné par l'obstination aveugle et irresponsable du corps énarchique à tout vouloir plier sous sa férule. Mais il n'y a au fond pas lieu de s'étonner. Un système administratif a toujours tendance à aller au bout de sa logique. Il ne s'arrête que quand une autre volonté l'arrête, ou lorsque se produit la catastrophe finale. Dans le cas de l'hôpital, tout laisse penser que c'est bien la catastrophe qui se profile. Et qu'il ne faudra pas attendre longtemps pour la voir se produire. Jean-François Mattei avait fait naître des espoirs dans le corps médical. Il n'a su être que le jouet des technocrates de son ministère et le paiera de son éviction prochaine du gouvernement.
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C'est parti !

Lasses d'attendre des décisions gouvernementales qui ne viennent pas et inquiètes de l'arrivée des compagnies d'assurance étrangères, les mutuelles veulent s'assurer le plus vite possible des parts substantielles dans le marché de la santé, désormais ouvert à la concurrence par l'abrogation du monopole de la sécurité sociale. C'est ainsi que la Maaf Santé vient de décider de rembourser ses sociétaires au premier euro de leurs dépenses d'optique. Ce qui signifie que la mutuelle prend à sa charge le remboursement de la part dévolue à la Sécurité sociale. Autrement dit, elle prend carrément sa place. Elle en a parfaitement le droit en vertu des directives européennes transposées dans le code de la mutualité. Du coup, les autres assureurs ne cachent pas qu'ils vont être obligés de suivre. Le grand chambardement de la protection sociale a commencé.
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Vous n'auriez pas un euro ?

Affolement au Haut Conseil de l'assurance maladie, le " machin " chargé par le gouvernement de vérifier ce que tout le monde sait sur le déficit de la Sécurité sociale et de proposer des solutions dont tout le monde sait également qu'elles n'ont aucune chance d'améliorer la situation parce qu'elles ne s'attaquent pas au fond du problème. Selon les projections effectuées par cet auguste aréopage, le déficit pourrait atteindre entre 66 et 127 milliards d'euros en 2020. Pour fixer les idées, 127 milliards d'euros représentent à peu près l'équivalent des remboursements de santé actuels. Autrement dit les dépenses vont doubler en treize ans et l'ensemble de ce doublement s'inscrira en déficit ! Du coup, les " sages " du Haut Conseil se sont dit qu'il ne serait pas fou de borner leur horizon à l'année 2010. Où la dette cumulée atteindra quand même 80 milliards d'euros. Il y en a dans le groupe qui vont en tomber malades. Encore des dépenses de santé en prévision !
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Un livre ? J'en ai déjà un

" Deux chiffres : le monde arabe traduit environ 330 livres par an, soit un cinquième du nombre d'ouvrages traduits par la Grèce ; le PIB de tous les pays arabes réunis s'élevait en 1999 à 531 milliards de dollars, soit moins que l'Espagne à elle seule (595 milliards). L'Occident est-il responsable de cette situation ? "

Ivan Rioufol, LeFigaro, 21 novembre 2003.
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De notre envoyé spécial

Hommage soit rendu aux journalistes du Parisien, qui n'ont pas hésité à mettre en péril leur confort olfactif pour se pencher sur les mœurs des harengs. Il apparaît ainsi que ces savoureux poissons, qu'on rencontre en général seuls, avec leur accompagnement de crème, dans les brasseries parisiennes, vivent habituellement en bancs et, à l'intérieur de ces groupes denses et nombreux, communiquent entre eux grâce à leurs flatulences. C'est probablement une technique du même type qu'utilisent certains spectateurs au théâtre ou au concert pour faire connaître leurs impressions en ces lieux où il est de bon ton, pendant le spectacle, de faire silence.
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Communautarisme

" On le voit : le communautarisme à la française a poussé si loin ses conséquences qu'il aboutit à ce que les autorités trouvent presque normal qu'existent sur le territoire plusieurs millions de citoyens ou résidents qui ne se considèrent pas régis par les lois du pays. Je n'ai pas besoin de souligner à quel point cette attitude contraste avec l'usage américain, qui veut que toute naturalisation s'accompagne d'un serment par lequel le nouveau citoyen s'engage à respecter les lois et les institutions de la patrie qu'il a choisie et qui l'accueille. "

Jean-François Revel, L'obsession anti-américaine.
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CQFD

La décision du gouvernement de permettre aux cadres étrangers travaillant en France de déduire fiscalement leurs cotisations sociales payées dans leur pays d'origine est moins destinée à alléger leur imposition qu'à éviter à notre pays de se faire condamner par la justice européenne, dont la jurisprudence sur ce point est solidement établie. C'est aussi la première reconnaissance officielle de la fin du monopole de la Sécurité sociale. Saluons une fois de plus la presse française qui n'a réussi à voir dans ces mesures qu'une tentative du gouvernement de renforcer " l'attractivité " du territoire français. Etonnez-vous ensuite qu'elle vende de moins en moins de journaux !
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Incorrigibles Italiens

Les consommateurs ne croient pas un mot de ce que leur assurent les indices officiels. Ils constatent tous que les prix ont fait des bonds depuis l'introduction de l'euro, alors que ces hausses ne se retrouvent pas dans les statistiques des organismes gouvernementaux. Il y a au moins un homme politique qui en a eu assez de mentir. C'est Giulio Tremonti, le ministre italien de l'Economie. " Nous sommes passés à l'euro en escomptant une réduction de l'inflation, et en fait ça a été l'inverse ", a-t-il dit. Ajoutant même que la hausse des prix était " bestiale ". Bien entendu, ces déclarations sont à mettre au compte de l'exubérance italienne. La preuve, c'est qu'en France aucun responsable gouvernemental ne les a prises au sérieux. Chez nous, la pratique systématique du mensonge est considérée comme la qualité majeure d'un homme politique et la marque de son aptitude à diriger le pays.
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Elus à perpétuité

Le gouvernement français suit avec un particulier intérêt la situation en Géorgie. En effet, dans cette république caucasienne qui vient de connaître une " révolution de velours " les caisses de l'Etat sont vides au point qu'il n'y a pas assez d'argent pour organiser les élections. Les dirigeants français qui sont en bonne voie également de ruiner leur pays sont persuadés d'être sur le point de trouver la clé de leur maintien éternel au pouvoir. Il leur suffit de persévérer avec détermination dans le refus des économies budgétaires pour n'avoir plus, faute d'argent disponible et donc pour raison de force majeure, à se soumettre au verdict des urnes.
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Le CSA doit sévir

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a le pouvoir de retirer l'autorisation d'émettre aux chaînes de télévision non seulement en cas de modification de leur capital ou de leur direction, mais aussi lorsque se produit un changement de leur ligne éditoriale. Bien entendu, toutes les chaînes, pour obtenir l'agrément du CSA, se sont engagées à respecter le pluralisme politique. Moyennant quoi on n'y voit et n'y entend que les gens du système, tandis que les voix discordantes sont systématiquement interdites d'antenne. Le CSA ferait bien, s'il veut être digne de sa mission, de remettre en question toutes les autorisations d'émettre et de ne les attribuer à nouveau que pour une période probatoire. C'est le seul moyen d'obtenir enfin un minimum de démocratie dans le paysage audiovisuel français. Lors de la dernière élection présidentielle, les chaînes de télévision, sommées par le CSA de respecter l'égalité entre les candidats avant l'ouverture de la campagne officielle, n'en avaient tenu aucun compte, se moquant ouvertement de l'instance de régulation présidée par Dominique Baudis. Un bon petit retrait d'autorisation les rendrait plus prudentes à l'avenir.
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A la poubelle !

Luc Ferry, le ministre de l'éducation, ne se fait aucune illusion sur l'influence qu'il peut exercer sur le corps enseignant. " Chaque fois que le ministère envoie un argumentaire dans les salles des profs, ça finit directement à la poubelle ", a confié le ministre au Monde. On comprend mal dans ces conditions qu'il s'accroche à son poste. Il est vrai que la plupart de ses collègues du gouvernement sont dans le même cas que lui. La société française, pour des raisons d'ailleurs fort variables, ne reconnaît plus la légitimité du pouvoir politique quel qu'il soit. Il n'est pas de meilleure preuve de l'imminence d'une crise de régime.
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Quoi ? Qu'est-ce qu'ils disent ?

Les difficultés auditives de Jacques Chirac n'ont pris une telle importance médiatique qu'en raison de leur caractère symbolique. Si le président de la République n'était affligé que d'une déficience de l'ouïe, personne n'en parlerait. Mais chacun constate qu'il n'entend plus, et depuis longtemps, ce que dit le pays. C'est ce que les buralistes ont bien compris en inscrivant sur leurs banderoles, lors de leur manifestation du 24 novembre 2003, cette phrase qui en dit long : " La surdité, ça se soigne. Chirac écoute-nous. " Mais comme il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, il faudra aux Français plus que des cris pour se faire écouter.
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Thérapie de choc

Voilà pourquoi la France relève d'une thérapie de choc. Voilà pourquoi la clé du changement est nécessairement politique. Il requiert trois conditions : une prise de conscience des citoyens, un projet global et cohérent de modernisation, un homme et des équipes pour le porter. La prise de conscience des Français chemine incontestablement, mais se cantonne pour l'heure à la dénonciation, faute de perspective de relèvement. Les citoyens ont pris la mesure du péril dans lequel se trouve la nation, à défaut d'en comprendre les causes ou de disposer d'une issue crédible. Le problème se situe donc moins du côté de la demande politique que de l'offre, tragiquement absente du fait des caractéristiques propres à la classe politique française - fermée, gérontocratique et toute entière issue de la haute fonction publique - mais aussi d'une nouvelle trahison des clercs, prompts à dénier la réalité d'une crise qui ne les touche guère et à se couler dans le jeu des corporatismes rivaux qui se disputent la manne des fonds publics.

Nicolas Baverez, Le Monde, 16 septembre 2003.
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Les damnés de la terre

" Fiers d'être socialistes, fiers d'être socialistes ", a scandé l'assistance, à l'invitation de Dominique Strauss-Kahn, au dîner que celui-ci a organisé à Alfortville pour se mettre en piste en vue de la prochaine élection présidentielle (prévue en 2007, mais on n'est jamais trop en avance). L'ancien ministre de Jospin était évidemment flanqué de son épouse, Anne Sinclair. Laquelle peut être vue circulant dans Paris dans une superbe Jaguar. Par beau temps, elle ne manque sûrement pas de baisser la vitre de son automobile et de crier à qui veut l'entendre : " Fière d'être socialiste ".
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Et alors, il faut bien se loger !

Les ambitions présidentielles de Dominique Strauss-Kahn se heurtent non seulement à celles de Laurent Fabius, mais aussi à celles de l'ineffable Jack Lang. Dont le train de vie n'est pas précisément celui d'un damné de la terre. Tout le monde le sait, mais personne n'en parle…dans les médias officiels. Sauf par effraction. C'est ainsi qu'un auditeur a réussi à franchir le barrage de la censure à Europe 1, comme le raconte Christian Combaz dans sa chronique de Valeurs Actuelles, et à poser à Arlette Chabot la question suivante : " Madame, comment se fait-il qu'en vingt ans d'émissions politiques comme la vôtre, alors qu'on sait que Jack Lang a commencé comme simple universitaire et qu'il possède désormais un appartement somptueux à Paris et une propriété dans le Lubéron, personne ne lui ait demandé d'où venait cet argent ? " " Panique au micro, relate Combaz. Arlette s'accroche à l'accoudoir, obligeamment secourue par son hôte matinal, lequel est aussitôt d'avis que la question est incongrue, déplacée et pour tout dire grossière. C'est de la radio. Donc circulez, il n'y a rien à voir ! "
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Plus correct qu'eux, tu meurs

A propos d'Europe 1, l'équipe de journalistes qui présente les émissions d'information du matin brille par sa parfaite neutralité politique. C'est ainsi que le lundi 13 octobre 2003, Stéphane Soumier s'est écrié à propos du long article publié le même jour dans Libération par Lionel Jospin : " Un article très dense, il faut le lire. " Quelques jours plus tôt, sur la même antenne, Christophe Delay, après avoir annoncé le malaise cardiaque de Yasser Arafat, nous rassurait aussitôt : " Pas de souci. " On se fait plutôt du souci pour l'information des auditeurs.
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Radio Circus

Sur RTL, le nouvel interviewer du matin, Jean-Michel Aphatie, transfuge de France Inter, se veut plus incisif que ses collègues des médias officiels. Il y parvient parfois, comme en témoigne cet échange avec Jean-Louis Debré, à la fin d'un entretien au cours duquel le président UMP de l'Assemblée nationale avait refusé de commenter le procès des emplois fictifs du RPR :
- Jean-Michel Aphatie : C'était Jean-Louis Debré, l'homme politique le plus discret ce matin qu'il puisse se trouver.
- Jean-Louis Debré : C'est pas vrai…c'est pas vrai.
- Jean-Michel Aphatie : Mais si…mais si. Bonne journée.
A part ces brefs moments d'animation, Aphatie ne fait rien d'autre que de poser les mêmes sempiternelles questions aux mêmes sempiternels invités de ce qu'on appelle, en France, l'actualité politique et qui n'est rien d'autre que l'actualité du cirque médiatique (mille excuses pour les artistes du vrai cirque qui, eux, sont dignes d'estime et d'admiration).

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Quand la loi est déclarée hors la loi

La pluie de contraventions qui s'abat sur les automobilistes à la suite de l'installation des nouveaux radars automatiques a des effets imprévus. Comme 90 % des " flashs " concernent des excès de vitesse inférieurs à 20 km/h, le délégué interministériel à la sécurité routière, Rémy Heitz, un énarque comme cela va de soi, s'interroge sur la pertinence de la signalisation et des limitations de vitesse actuelles et invite le ministère de l'Equipement à " balayer devant sa porte ". C'est ainsi que les choses se passent toujours en France, quand on se met à appliquer les lois et les règlements au pied de la lettre. On s'aperçoit alors que l'immense majorité des 8 000 lois nationales et des dizaines de milliers de textes administratifs sont totalement privés d'effet parce qu'inadaptés. Et que ce maquis législatif et réglementaire ne sert finalement qu'à créer et à abriter la plus complète anarchie. Trop de lois tue la loi. Trop d'énarques tue la République. Moralité : il faut rendre le pouvoir à la société civile. Qui elle sait ce qui est nécessaire à la vie en société dans un pays civilisé. Comme ne l'est plus la France.
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Ach so !

Les " emplois-jeunes " de Martine Aubry (en réalité imaginés par Dominique Strauss-Kahn, qui ne s'en vante pas) ne sont en rien une invention française. Ils ont été initiés de 1971 à 1989 sous l'appellation de " Jugenarbeit " en Allemagne de l'Est sous la férule communiste d'Erich Honecker. On a les inspirateurs qu'on mérite.
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Fort bien dit

La France, comme la Chine ou la Russie en 1989, est dans une phase prérévolutionnaire, le but - là-bas comme ici - étant de se débarrasser d'un système de production communiste, déshumanisant, dégradant, rétrograde et corrompu jusqu'à l'os.

Charles Gave, Le Figaro du 7 novembre 2003.
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La misère recule

La commission des finances de l'Assemblée nationale a rejeté un amendement visant à supprimer l'exonération d'impôts sur les " parachutes dorés " des dirigeants d'entreprise, autrement dit sur leurs indemnités de départ. Celles-ci ne subissent actuellement aucun prélèvement fiscal jusqu'à un plafond de 360.000 euros. Le fait que la plupart des dirigeants des grandes entreprises françaises soient des énarques passés dans le privé n'est évidemment pour rien dans cette mansuétude.



Raffarin économise

Une quinzaine de personnalités politiques, parmi lesquelles Michel Rocard et Jacques Delors, ont été reçues à déjeuner à l'Hôtel Matignon par le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Il s'agissait de disserter sur " ce que sera la France dans vingt ans ". La presse nous a appris que l'évolution démographique, les risques de désindustrialisation et l'avenir du monde rural " avaient figuré au menu ". Aucune autre précision n'ayant filtré, on peut raisonnablement en déduire que M. Raffarin, soucieux des deniers de la République, n'a rien offert d'autre à consommer à ses hôtes. Ils ne sont pas près de revenir !
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L'insécurité recule

" Cent cinquante personnes ont, hier, été contrôlées, douze procès-verbaux dressés pour vente illicite de cigarettes et trois interpellations pour outrage effectuées lors d'un contrôle de police et de douane " agité " à la Goutte-d'Or (18e arr.) à Paris. Les forces de l'ordre ont dû faire face à une foule qui leur était hostile. " L'opération a viré à l'émeute. Nous constatons que nous sommes dans une zone de non-droit ", a déclaré le délégué régional de l'Unsa-Douane, Franck Poinsot ". (Le Figaro, 12 novembre 2003).
" Les issues de la rue bloquée, les policiers ont encerclé " 400 personnes vendant ou achetant des cigarettes ", qui ont aussitôt cherché à ameuter les passants, indique la préfecture de police de Paris. Très vite, entre 2 000 et 3 000 personnes se sont amassées face au cordon policier. " La foule a lancé des propos provocateurs, notamment en faveur d'Oussama Ben Laden ", assure la préfecture. Les vendeurs ont alors jeté leur marchandise par-dessus le barrage policier, pour éviter qu'elle ne soit saisie. La foule aurait ensuite forcé le barrage et permis aux 400 personnes retenues de s'enfuir " (Le Monde, 13 novembre 2003).
" Dans les rangs de la police urbaine de proximité (PUP), on expliquait hier que ce genre de manifestation est " monnaie courante " dans les secteurs sensibles. " Lors de nos interventions, nous rencontrons souvent l'animosité d'une partie de la population vivant de petits trafics et n'ayant pas le sentiment de commettre quelque chose d'illicite, confie un jeune officier de terrain. Il s'agit souvent de revendeurs de téléphones portables qui reproduisent dans leur quartier des schémas actuellement en cours dans les pays du Maghreb. A leurs yeux, l'irruption de la force publique dans leurs affaires est ressentie comme une véritable agression. Ils haranguent alors la foule qui nous insulte et, parfois, tente de s'opposer physiquement à nous. " (Le Figaro, 13 novembre 2003).
Un bon conseil : ne sortez plus de chez vous. Même pour vous plaindre au commissariat !

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Impensable chez nous

Qui a dit : " La politique n'est pas sale ; ce sont les politiciens qui la rendent sale " ? Ce n'est pas un éditorialiste français, mais le cardinal Jaime Sin, qui vient de se retirer à l'âge de 75 ans, après trente années passées à la tête de l'archevêché de Manille. Ouf ! On respire. Il vaut mieux que tout cela se passe au loin.
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Comprendre sa douleur

Le laboratoire Beaufour Ipsen Pharma ne manque pas d'à propos. Il vient d'éditer une brochure intitulée " Mieux comprendre les troubles hémorroïdaires en 10 questions " et destinée aux patients des médecins généralistes, gastro-entérologues et proctologues. Ceux-ci sont invités à mettre ce livret à la disposition de leur clientèle dans leur salle d'attente. Un endroit où l'on reste parfois longtemps assis. Ce qui va évidemment aider à la compréhension du document.
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Prise de tête

Voici comment Le Quotidien du Médecin a répondu à une lectrice qui lui posait la question suivante : " Je ne peux rentrer pour déjeuner à mon domicile. Comment comptabiliser mes frais de repas ? Quels justificatifs faut-il fournir ? " :
" L'administration évalue le coût d'un repas pris au domicile à 4,50 euros, soit 1,5 fois le montant minimal garanti établi à 3 euros pour la période allant du 1er juillet 2003 au 30 juin 2004 (contre 2,95 euros auparavant). Pour les repas pris à l'extérieur, le montant déductible d'un repas dépend de son prix (mais dans les deux cas, le coût estimé d'un repas pris au domicile doit être réintégré) : s'il excède le plafond de 15 euros (soit cinq fois le minimum garanti fixé par l'administration), vous ne pouvez déduire que 10,50 euros (15 - 4,50 euros). S'il ne dépasse pas ce plafond de 15 euros, il est obtenu par la différence entre le prix du repas et 4,50 euros. "
Le mieux est de se faire un sandwich à la maison et de le manger entre deux patients.

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Le vent d'Italie

La commission de la justice du Sénat italien a adopté un texte interdisant aux magistrats, sous peine de sanctions, d'appartenir à un parti politique ou à un syndicat et même de participer à des manifestations politiques. Un tel texte serait le bienvenu de ce côté-ci des Alpes. Où la politisation de la justice est devenue une véritable calamité nationale.
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Plus de magouilles au Goncourt

Sévèrement étrillée par le pamphlet de Péan et Cohen " La face cachée du Monde ", Josyane Savigneau, chef du service littéraire du quotidien, n'a pas perdu toute influence. Voici ce qu'elle écrivait dans son journal le 26 septembre 2003 : " Si les Goncourt voulaient fêter leur centenaire de manière intelligente, comme ils ont célébré l'an 2000 avec le magnifique Ingrid Caven de Jean-Jacques Schuhl, voici le lauréat tout trouvé. Mais l'intelligence va rarement de pair avec les magouilles. " Quel était l'ouvrage ainsi vanté ? " La maîtresse de Brecht ", de Jacques-Pierre Amette. Qui vient précisément de recevoir le Goncourt. Il n'y a donc pas eu de magouilles !
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Ole !

La rencontre de Carcassonne entre Jacques Chirac et Jose-Maria Aznar a dû rappeler à l'un et à l'autre un mauvais souvenir. Celui de leur première rencontre, en 1989. C'était lors des journées parlementaires du RPR. Leader de l'opposition espagnole, mais encore peu connu en France à l'époque, Aznar y avait été convié sur la suggestion de Jean-François Probst, alors conseiller de Charles Pasqua, président du groupe RPR au Sénat, et qui avait fait sa connaissance en Espagne. Au dîner, Aznar est assis en face de Chirac. Vers la fin du repas, Aznar devient soudain " vert jaune, prêt à quitter la table d'honneur ", comme le raconte Probst dans son livre " Chirac et dépendances " (Ramsay). " Chirac, poursuit Probst, a dû un petit peu trop forcer sur le Rioja, le vin espagnol. A l'époque, il considère qu'Aznar n'est pas grand-chose. Il l'avait déjà dit dans la voiture, à quelqu'un, en arrivant à Arcachon. L'ancien Premier ministre a donc un comportement typiquement macho par rapport au petit Espagnol. Et voilà qu'il lui prend l'idée de l'apostropher avec ces mots :
- Ecoutez-moi, cher Aznar, je ne sais pas si un jour vous serez au pouvoir (l'air de dire, mon pote tu ne seras jamais Premier ministre, moi j'y ai déjà été deux fois), mais si d'aventure vous arrivez à avoir la majorité, il y a quelque chose que personnellement j'exigerai de vous.
Déjà, dire à un Espagnol " j'exigerai de vous ", c'est un peu difficile. Surtout pour le petit Aznar, qui espère quand même battre Felipe Gonzalez d'ici huit jours. Il sait, alors, que ce sera difficile, mais il supporte difficilement qu'on lui parle de cette manière.
Et Chirac de continuer sur sa lancée, provoquant l'irritation de son interlocuteur :
- Je voudrais que vous supprimiez définitivement cet art que, pour ma part, je trouve barbare et que vous appelez la corrida, enfin, la tauromachie… "
C'est finalement Charles Pasqua qui, avec sa faconde habituelle, sauvera la situation. " Si Charles n'était pas intervenu à ce moment-là, poursuit Jean-François Probst, Aznar prenait ses cliques et ses claques, puis aurait disparu, ivre de rage. "
Conclusion de Probst : " Chirac, quand il en sort une grosse, il en sort une grosse. " Rien de changé depuis !

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Ai-je bien entendu ?

Pas très optimiste, Frits Bolkestein, sur la réduction à 5,5 % de la TVA dans la restauration, que souhaite obtenir le gouvernement français. A sa sortie de Matignon, où il avait été reçu par Jean-Pierre Raffarin, le commissaire européen a déclaré : " Il appartient aux autres Etats membres d'en décider. Et l'unanimité, c'est une chose difficile quand on est à quinze. " Surtout que l'Allemagne, qui ne tient pas à voir encore diminuer ses recettes fiscales dans la période de récession économique qu'elle traverse, est très hostile à cette mesure. Une promesse de plus que Chirac risque de ne pas tenir. Les restaurateurs et leur président, André Daguin, auraient dû se méfier. Et se souvenir que, pour Jacques Chirac, " les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ".
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Quelle lucidité !

Zéro pointé pour Moody's. Considérant qu'elle n'est plus un pays à haut risque pour les investisseurs, l'agence de notation financière a relevé de deux points la note de la Russie…quelques jours avant que Vladimir Poutine ne fasse arrêter le patron du géant pétrolier YoukosSibneft, Mikhaïl Khodorkovski, déclenchant une grande inquiétude dans les milieux d'affaires occidentaux. Nous abaissons de plusieurs points la note de Moody's !
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Il y a une vie sous la terre

Le fait de devoir couvrir les dépenses d'un organisme en faillite, ne décourage pas l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale, autrement dit l'Acoss, pour la désigner par son acronyme ô combien évocateur, de réfléchir aux moyens d'évaluer l'économie souterraine. Elle l'estime à un chiffre compris entre 4% et 13 % du PIB, c'est-à-dire entre 400 et 1300 milliards de francs. Admirez la précision ! Ah ! si tout le monde voulait bien se laisser plumer par la Sécu, la vie serait plus facile pour cette dernière. Mais que voulez-vous, il y a de bien malhonnêtes gens qui préfèrent travailler pour eux-mêmes que pour cette institution que-le-monde-entier-nous-envie. Gageons qu'avec la fin du monopole de la Sécurité sociale, l'économie aura moins de raisons de se cacher sous terre. Tant il est vrai que c'est l'excès de taxation qui alimente la fraude, comme n'ont jamais voulu le comprendre les politiciens français.
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Engagements sous condition

Les responsables du recrutement de l'armée française s'inquiètent de ne pas trouver de candidats, sauf parmi les jeunes gens issus de l'émigration maghrébine. Beaucoup de ces derniers mettent à leur engagement la condition de ne pas être utilisés en cas de guerre avec l'Algérie. L'immigration n'a pas fini de faire sentir ses effets en France.
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Comment ça va ? Mal !

On n'embauche plus en France ! C'est le constat que font tous les organismes de placement ou de conseil. Telles sont les conséquences de la brutale " panne de croissance " survenue au début de 2003 et qui s'est traduite par une floraison de plans sociaux dans les grandes entreprises, suivie de graves difficultés chez leurs sous-traitants, et qui affecte aujourd'hui l'ensemble de l'économie française. Après une augmentation de 0,5 % en août, les chiffres de septembre 2003 confirment cette tendance, avec une hausse de 1 % du chômage, ce qui représente 25.300 demandeurs d'emploi supplémentaires. Depuis le début de l'année 2003, la France compte 130 000 chômeurs supplémentaires, soit un chiffre déjà très supérieur à celui de l'ensemble de l'année 2002, où l'on avait compté 100.000 demandeurs d'emploi de plus. Les firmes licencient à tour de bras leurs cadres bien payés. Autres victimes, les jeunes, qui ne parviennent pas à s'insérer dans le marché de l'emploi. Chez les moins de vingt-cinq ans, le taux de chômage a augmenté de 5,1 % par rapport au mois d'août et de 8,2 % par rapport à septembre 2002. Incapable de faire la plus petite réforme de structure, la France est sensible aux moindres variations de la conjoncture, exactement comme un malade affaibli face aux microbes. Pas rassurant !
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A la vôtre !

Boire de l'alcool en quantité modérée protège des maladies cardio-vasculaires. Le phénomène est bien connu. Ce qui l'était moins, c'est qu'à quantité d'alcool égale, seuls les buveurs réguliers sont relativement protégés. C'est ce qui ressort d'une étude intitulée PRIME (Prospective Study of Myocardial infarction), dont les résultats ont été révélés par…le Pr. Ducimetière ! Ne pas boire, on voit où cela peut conduire…
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Sous bonne garde

La création par la préfecture de police de Paris, en novembre 2002, de l'Umip (Unité mobile d'intervention et de protection) a permis de réduire de plusieurs centaines le nombre de policiers affectés aux gardes statiques devant les endroits sensibles, notamment les représentations diplomatiques. Composée de policiers particulièrement entraînés et armés de fusils à pompe, l'Umip, qui patrouille en voiture, est considérée comme beaucoup plus efficace que les gardes statiques. Celles-ci peuvent avoir un effet dissuasif, mais ne pourraient guère résister à une action violente. Il n'en reste pas moins que sept hommes politiques continuent, à Paris, de bénéficier d'une garde statique devant leur domicile, nous apprend Le Parisien. Il s'agit de Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, Valéry Giscard d'Estaing, Alain Juppé, Edouard Balladur, Lionel Jospin et Daniel Vaillant. Ce dispositif est chiffré à 8 millions d'euros par an par le Syndicat des gardiens de la paix (SGP-FO). C'est un peu cher, mais que ne ferait-on pas pour conserver d'aussi éminents personnages, aussi importants pour la démocratie que, pour nos poumons, l'air que nous respirons ?
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En termes non voilés

Loi ou pas loi ? Le débat sur l'interdiction du voile islamique à l'école vient de connaître un rebondissement inattendu pour les adeptes du politiquement correct, qui nous assuraient qu'une loi interdisant les signes religieux à l'école serait rejetée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Pas du tout, a indiqué le vice-président de la Cour de Strasbourg, le magistrat français Jean-Paul Costa. Entendu par la commission Stasi sur la laïcité, il a assuré que " si une telle loi était soumise à notre cour, elle serait jugée conforme au modèle français de laïcité, et donc pas contraire à la Convention européenne des droits de l'homme ". Il ne reste donc plus qu'à la prendre.
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La France en bonne compagnie

" Où réclame-t-on des horaires de piscines spéciaux pour les femmes, des séances de cinéma non mixtes, des tenues islamiques " total
look " ? Où essaie-t-on de faire admettre qu'un professeur homme ne puisse pas interroger une fille musulmane à l'oral d'un examen ? Uniquement en Arabie saoudite, en Iran et en France ! "
(Soheib Bencheikh, le mufti de Marseille qui dénonce l'activisme de ses coreligionnaires de l'UOIF, cité par Valeurs actuelles " du 12/09/2003, p. 17).

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La clarté ne nuit pas

Sabine Herold, l'animatrice de Liberté j'écris ton nom, nous reproche d'avoir indiqué qu'elle avait adhéré à l'UMP. En fait notre information est bien exacte. Simplement Sabine Herold nous précise qu'elle avait pris sa carte de la formation pr