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Le fait du jour

Le livre de Claude Reichman, "Le secret de la droite" (Editions François-Xavier de Guibert) est en vente en librairie depuis le 25 avril 2003.

"La Révolution bleue est en marche" , livre d'entretiens de Claude Reichman avec Jean-Christophe Mounicq (Editions François-Xavier de Guibert), est en vente en librairie depuis le 8 juin 2006.


Pour obtenir un exemplaire dédicacé de
"La Révolution bleue est en marche", adresser un chèque de 21 € (cette somme comprend 2 € de frais d'envoi) à l'ordre de SRA à :
SRA, 165 rue de Rennes  75006  PARIS.

 

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La découverte récente d'un petit stock d'ouvrages - dont certains épuisés - de Claude Reichman rend quelques titres à nouveau disponibles :

- La Révolution des termites (préface de Raymond Barre)
- Les Sauvages
- Sécurité sociale, le vrai mal français

Pour obtenir un exemplaire dédicacé, adresser un chèque de 18 € (cette somme comprend 3 euros de frais d'envoi) à l'ordre de SRA à :
SRA, 165 rue de Rennes  75006 PARIS


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Au Figaro, on n’ose plus nier la fin du monopole de la sécurité sociale

Auteurs de l’ouvrage intitulé « Ma Sécu, de la Libération à l’ère Sarkozy » (Fayard), les journalistes Eric Merlen et Frédéric Ploquin ont droit à une interview en vidéo sur le site Internet du Figaro. A la question : « Peut-on quitter la Sécu ? », ils répondent qu’il est imprudent de le faire car, quand le gros pépin de santé survient, on est bien content de trouver la Sécu pour pouvoir payer son traitement médical. Notons tout d’abord qu’ils n’ont pas osé nier l’abrogation du monopole de la sécurité sociale. Il est vrai que c’est de plus en plus difficile devant l’accumulation des confirmations juridiques et médiatiques qui font ressembler le monopole au mur de Berlin après son effondrement. Quant à l’argument selon lequel la Sécu est bien utile en cas d’accident de santé, il revient à dire qu’on est content d’être assuré face à n’importe quel sinistre. Car le choix n’est pas entre être assuré social pour la maladie et ne pas être assuré du tout, mais entre la Sécurité sociale et une assurance privée, celle-ci pouvant être souscrite auprès d’une société commerciale, une mutuelle ou une institution de prévoyance, française ou européenne. La Sécurité sociale n’est plus qu’un assureur parmi les autres, et il est loin d’être le plus performant du marché ! C’est ce qui se confirmera quand les Français seront tous informés de leur droit de s’assurer, pour l’intégralité des risques sociaux, ailleurs qu’à la Sécurité sociale. On verra bien alors si la Sécu est l’institution-que-le-monde-entier-nous-envie ou si elle n’aura été que le fossoyeur de l’économie nationale et du pouvoir d’achat des Français. La réponse est connue d’avance. Pas plus que le collectivisme ne produit de richesses, la Sécu n’a engendré la sécurité sociale. Rappelons que celle-ci ne saurait se satisfaire d’une assurance maladie et d’une assurance vieillesse qui n’échappent provisoirement à la faillite qu’à coup de dizaines de milliards d’euros d’emprunts, que les malheureux enfants des baby-boomers vont maintenant devoir rembourser. A moins qu’un grand coup d’inflation ne vienne remettre les compteurs à zéro, réduisant du même coup les pensions des retraités à leur plus simple expression. De cette faillite de la société française sont responsables au premier chef les politiciens qui ont laissé se perpétrer cette scandaleuse dérive, ainsi que les médias qui pour ne pas faire de peine, même légère, aux puissants du moment et permettre à leurs propriétaires de conforter leur richesse, ont tenu les Français dans l’ignorance de la fin du monopole et leur ont enlevé leurs meilleures chances de salut. A l’heure des comptes, il est peu probable que les uns et les autres bénéficient de l’indulgence des citoyens.
(9/5/08).
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Sarkozy : le sondage qui tue

62 % des Français pensent que la France va traverser une grave crise avant la fin du quinquennat de Sarkozy. C’est ce qui ressort d’un sondage CSA publié dans l’hebdomadaire Marianne du 3 mai 2008. A la différence des sondages de popularité, qui peuvent fluctuer au gré des circonstances, celui-ci traduit une véritable tendance de fond, qui peut s’analyser en deux volets : la France a de graves problèmes à résoudre ; Sarkozy n’est pas capable de le faire. Voilà qui renvoie au néant la thèse des 55 réformes, celles qu’aurait entreprises le président de la République et qui porteraient leurs fruits en fin de mandat. Les deux tiers des Français n’en croient pas un mot. Tant il est vrai qu’il y a réformes et réformes. Celles qui portent sur des problèmes vitaux … et les autres. Sarkozy n’a rien changé de fondamental à la situation de la France. En particulier il n’a pas diminué les dépenses publiques qui sont les principales responsables de la stagnation économique. Il s’interdit de ce fait de baisser les impôts et les charges des entreprises et par conséquent de leur donner la capacité d’investir et d’embaucher. En réalité, Sarkozy ne veut pas toucher au cœur du système. Celui-ci repose sur la spoliation du travail aux fins de redistribution en faveur d’une population nombreuse et sans cesse croissante d’assistés. Un aimable commerçant nous a récemment interrogé sur les causes de l’anémie économique française. Voici ce que nous lui avons répondu : « Imaginez, cher Monsieur, que pris d’un accès de sympathie pour certains de vos clients en situation difficile, vous décidiez de leur donner gratuitement la marchandise que vous vendez. Très vite, comme vos charges et vos impôts n’ont en rien diminué, vous allez être obligé d’augmenter vos prix. Ceux qui ne bénéficient pas de la gratuité de vos fournitures vont payer celles-ci de plus en plus cher. Même s’ils vous apprécient, ils finiront par trouver vos tarifs abusifs et iront à la concurrence. Dans le même temps, comme les bonnes nouvelles se répandent vite, les demandeurs de biens gratuits se presseront de plus en plus nombreux dans votre boutique. Avant longtemps, vous serez en faillite et n’aurez que vos yeux pour pleurer. Voyez-vous, cher Monsieur, ce que je viens de vous décrire n’est autre que la situation de la France. Et cela vous laisse deviner l’avenir qui est promis à notre pays. » Gageons que notre aimable commerçant fait désormais partie des 62 % de Français qui pensent que notre pays va traverser une grave crise avant la fin du quinquennat de Sarkozy.
(4/5/08).
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Sans-papiers : c’est le gouvernement qui a organisé la pagaille !

Le mouvement des immigrés sans papiers mais non sans emploi est une excellente illustration de l’histoire de l’arroseur arrosé. Tout est parti d’un amendement à la loi sur l’immigration du 20 novembre 2007. Présenté par le député UMP Frédéric Lefebvre, par ailleurs porte-parole de l’UMP et très proche de Nicolas Sarkozy, il a introduit dans la législation française le principe de la régularisation des clandestins par le travail. A la suite de quoi, une circulaire a été adressée le 7 janvier 2008 par le ministère de l’immigration aux préfets leur demandant d’examiner avec « bienveillance » les demandes de régularisations qui leur seraient présentées. Le ministère de l’immigration avait eu beau préciser que « ce dispositif couvre par définition un nombre très limité de bénéficiaires », il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir qu’avec un nombre de sans-papiers estimé entre 200 000 et 400 000 et dont 75 % auraient un emploi dans le BTP, la restauration et l’entretien, les autorités seraient inévitablement confrontées à des demandes massives. C’est ce qui n’a pas manqué de se produire, comme à chaque fois que des régularisations sont pratiquées. Au-delà de l’incroyable maladresse du gouvernement, on doit se poser la question de savoir pourquoi autant de patrons emploient des travailleurs sans papiers. La réponse est simple : parce qu’ils acceptent un salaire inférieur à celui des personnes de nationalité française ou des étrangers en situation régulière et qu’en conséquence les charges sociales à verser sont moins élevées. Et l’on retrouve, ici comme ailleurs, le problème du monopole de la sécurité sociale. La mise en concurrence de celle-ci rendrait les charges moins lourdes pour tout le monde et il ne serait pas nécessaire d’embaucher des clandestins pour augmenter son bénéfice ou tout simplement pour permettre à l’entreprise de survivre. Et du même coup une des pompes aspirantes de l’immigration serait rendue inopérante. Mais pour cela, il faudrait qu’on passe de la rupture dans les mots à la rupture dans les faits. C’est ce qu’attendaient les électeurs de Sarkozy. Ils ne sont plus beaucoup à y croire. En attendant, le président et sa majorité ont organisé une sacrée pagaille. Dans cet exercice, ils démontrent un talent sans égal !
(28/4/08).
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Poivre d'Arvor au pays des Soviets

Sur son blog (http://blogs.rtl.fr/aphatie/), en date du 18 décembre 2007, Jean-Michel Aphatie n’est pas content, mais alors pas content du tout de TF1 ni de PPDA. Qu’on en juge :


Peopolisation. Carla et Nicolas, Nicolas et Carla, Carla et Nicolas… On tartine, ce matin, dans les journaux sur le sujet. Tout y passe, et notamment les déclarations de la belle à la moulinette. D'où il ressort qu'elle est plutôt à gauche, plutôt Royal que Sarko, pas du tout ADN et absolument pas monogame. En un mot, Carla Bruni, peut-être ne le sait-elle pas, peut-être n'y a-t-elle pas réfléchi, est devenue une femme politique comme les autres. Donc, tout le monde en parle, tout le monde sauf… TF1. PPDA, hier soir, 20 heures, impérial, pas une image, pas une brève, pas un mot. Carla et Nicolas, ça n'existe pas. Pourquoi ? Comment ? Au terme de quel raisonnement ? On peut traiter une information comme on veut, dire qu'elle est ridicule, mièvre, inintéressante, mais ne pas en parler, ça c'est fort, très fort. On faisait ça, avant, en Union soviétique. On doit le faire encore, à Cuba par exemple, en Chine parfois aussi. Mais dans la patrie des Droits de l'homme et de l'amour, c'est étonnant.
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Sarkozy méprise Fillon

Les spécialistes de la gestuelle n’en sont pas revenus. D’un geste d’un seul, Nicolas Sarkozy a livré le fond de sa pensée sur son premier ministre, François Fillon. Cela s’est passé le 29 novembre 2007, lors de l’interview télévisée du président de la République sur TF1 et France 2. Evoquant le problème « du stock d’heures supplémentaires qui n’ont pas été payées à l’hôpital comme dans l’administration », M. Sarkozy, lançant ses deux mains vers l’avant comme pour se débarrasser de quelqu’un ou de quelque chose, a indiqué que c’était au premier ministre de « régler cette affaire ». On n’est pas plus aimable ! Que valent à présent les déclarations répétées d’amitié et de confiance de Nicolas pour François? Rien, bien sûr. D’ailleurs quand une certaine tension se fait jour entre les deux hommes, le président ne fait aucun effort pour dissimuler son sentiment à son entourage. Et celui-ci ne se fait pas prier pour rapporter qu’aux yeux du président le premier ministre souffre d’une tare originelle : ne pas s’être présenté à l’élection présidentielle. Et l’actuel détenteur du poste de conclure : « S’il n’est pas content, il n’a qu’à se présenter contre moi en 2012. » Eh bien, chiche ! On prend les paris. François Fillon ne tardera pas à démissionner ou à se faire virer et il se mettra « en réserve de la République ». Une situation d’attente qui à déjà bien réussi à Georges Pompidou et à Jacques Chirac. Pour peu que Nicolas rencontre de grosses difficultés, ce qui est fort probable, François pourra faire à son endroit un geste significatif. Comme par exemple lancer ses deux mains vers l’avant, pour lui indiquer la sortie !
(2/12/07).
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Le Medef ridiculise la retraite par répartition

On ne comprend vraiment pas pourquoi le Medef soutient la retraite par répartition, alors qu’il sait parfaitement qu’elle n’est plus viable depuis longtemps et que les retraités ne toucheront bientôt plus que des clopinettes, en raison du déséquilibre démographique et de l’absence totale de réserves, alors que cette situation était prévisible depuis trente ans. Trente ans, avez-vous dit ? Oui, et même trente-cinq. Car c’est très exactement le nombre d’années pendant lesquelles le magot de l’UIMM a prospéré et fait la fortune de l’organisation patronale de la métallurgie, dont le président démissionnaire, M. Gautier-Sauvagnac, défraie actuellement la chronique judiciaire. Figurez-vous que depuis 1972 l’UIMM a amassé un trésor de guerre de 290 millions d’euros. Afin de « fluidifier le dialogue social », elle a sorti de son coffre la modique somme de 170 millions pendant ces trente-cinq années, mais il lui en est resté 120 qui, intelligemment placés, on fait de nombreux petits, si bien que la valeur de ce modeste bas de laine s’établit aujourd’hui à 600 millions. Voyons, voyons, 120 millions qui deviennent 600 en 35 ans, ne serait-ce pas un bien meilleur placement que le système de répartition ? Chut, il ne faut pas le dire. Cela pourrait mettre les « bénéficiaires » de la répartition en colère et rendre le dialogue social beaucoup moins fluide. Pauvre - si l’on ose dire -Medef, et pauvre UIMM. Avoir eu un comportement de fourmi et être mis en accusation dans le pays qui a vu naître La Fontaine ! On ne sait vraiment plus dans quel monde on vit !
(2/12/07).
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Un truand de haut vol rackette les compagnies pétrolières

La hausse du fioul met en difficulté les Français modestes qui l’utilisent pour se chauffer. Il existe un dispositif appelé « l’aide à la cuve », qui consiste en une allocation annuelle de 75 euros. Une somme aussi modeste que ses bénéficiaires, en ces temps d’envolée des cours du pétrole. C’est pourquoi le ministère de l’économie a décidé de doubler l’aide et de la porter à 150 euros. Mais comme il n’a pas le premier sou pour financer cette mesure, il a « convaincu » quatre grandes compagnies pétrolières de verser un don aux bonnes œuvres de l’Etat. Cela va leur coûter 150 millions d’euros, mais comme dans bien des affaires de racket, on se sent parfois soulagé de s’en tirer à relativement bon compte. Gageons que leur « protecteur » leur a déjà annoncé sa visite pour l’an prochain. Tant il est vrai que face au chantage, il n’y a qu’une seule réponse : « Non et jamais », et que qui a payé, paiera. On comprend mieux pourquoi le Pdg d’une de ces sociétés a déclaré récemment qu’établir son siège à l’étranger n’est pas si difficile que cela. A-t-il seulement songé à ce que deviendrait alors son racketteur ? Un nouveau pauvre. Comme s’il n’y en avait pas déjà trop en France. Allons, messieurs du pétrole, un bon geste, restez chez nous. D’ailleurs, vous savez, des gentlemen en costume à rayures et feutre blanc, en en rencontre aussi ailleurs. Et comme le dit la réplique fameuse, « c’est sûrement un salaud, mais c’est mon salaud à moi ! »
(2/12/07).
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Le pays où les pauvres sont riches

« Bienvenue au Groland », l’émission satirique hebdomadaire de Canal +, cultive avec un certain bonheur le mauvais goût et la grossièreté, même si certains de ses sketchs font parfois « pschitt ». En tout cas, celui que l’impayable Jules-Edouard Moustic a proposé aux téléspectateurs le samedi 1er décembre 2007 a dû en faire frémir plus d’un, surtout quand on sait que, selon un sondage récent, un Français sur deux a peur de devenir SDF un jour. La scène se déroulait dans une de ces petites villes de la « présipauté , si semblable à celles de la France profonde. Et qui, dans cette modeste bourgade, tenait le haut du pavé ? Un richard, un vrai, qui pouvait tout se permettre et s’offrir, y compris les femmes de la commune, prêtes à sacrifier leur vertu pour bénéficier de ses faveurs et de sa protection. Oui un richard : un érémiste. Et ui, Jules-Edouard, quand un pays est ruiné, le plus modeste allocataire devient un privilégié que tout le monde envie et maudit à la fois. Toute allusion au grand pays voisin du Groland est évidemment sans fondement. Nous, on est Français, c’est les étrangers qui sont pauvres. « C’était Francis Kuntz en direct de Mufflins ».
(2/12/07).
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Caviar ou pain rassis ?

Le slogan gouvernemental « 40 années de cotisations pour tous » est une tromperie sans nom. Il veut prouver aux Français que, bravant toutes les oppositions et tous les corporatismes, le pouvoir est parvenu à imposer l’égalité en matière de retraites. Or, outre le fait que, par le jeu des exemptions et des bonifications, les 40 ans des régimes spéciaux ne feront pas 40, au terme de 40 années de cotisations les bénéficiaires des régimes spéciaux et les fonctionnaires continueront de toucher une retraite calculée sur les 6 derniers mois de salaire, tandis que les retraités du secteur privé verront la leur établie sur la base des 25 meilleures années. Ce qui change tout ! En fait, la prétendue égalité entre Français consiste à donner à chacun un billet de 10 euros avec lequel les fonctionnaires peuvent obtenir 500 grammes de caviar et une bouteille de champagne, tandis que les salariés du secteur privé n’ont droit qu’à 50 grammes de pain rassis d’occasion. Comme le disait si bien Orwell dans « La ferme des animaux », tous sont égaux mais certains sont plus égaux que les autres !
(25/11/07).
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Ça alors, c’est le Bouquet !

En recevant à l’Elysée l’association Droit au logement, qui entretient le campement des mal logés rue de la Banque à Paris, et en lui promettant de mettre à la disposition de ceux-ci des appartements HLM, M. Sarkozy vient de donner un signal fort à tous les candidats à l’immigration de la planète. Ils savent désormais qu’il suffit de manifester à Paris pour être logé en priorité, alors que des dizaines de milliers de Français attendent vainement un logement depuis des années. Il paraît que c’est l’intercession de l’actrice Carole Bouquet qui a permis l’accueil de l’association par le président de la République. Lequel démontre ainsi qu’il tient bien plus compte de ceux qu’on appelle les « people » que des humbles Français, à qui il ne reste que leur indignation pour avoir un peu chaud au cœur. Mais ce petit jeu est terriblement dangereux pour le pouvoir. A mépriser le peuple, on finit toujours par se brûler les ailes. Et plus dure, alors, est la chute.
(25/11/07).
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Vaincre la pauvreté

Le journal Le Monde juge avec sévérité l’augmentation de traitement que s’est accordée M. Sarkozy, au moment où, du plus profond du peuple, montent de pressantes demandes d’augmentation du pouvoir d’achat. Eh bien au Monde aussi on sait se comporter dignement. C’est ainsi qu’au moment où un plan d’économies est annoncé au journal afin de faire face aux pertes récurrentes que celui-ci enregistre (10 à 12 millions d’euros cette année), le directeur du quotidien, Eric Fottorino, demande que son salaire passe de 135 000 à 210 000 euros par an, soit une augmentation de 55 % ! Le Monde a publié récemment un article intitulé « Les mystères de la vie chère ». On attend dans un prochain numéro un article intitulé « Comment résoudre le problème de la vie chère. » Les journalistes du quotidien n’auront pas besoin de chercher très loin les éléments de réponse. Et en plus, ça fera économiser des frais de déplacement à leur employeur. Décidément tout est simple quand on veut bien cesser de se tourmenter à propos de petits riens !
(25/11/07).
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Sors, si t’es un homme !

Cela devient une habitude. Quand l’équipe de France de football rencontre au stade de France à Saint-Denis une équipe du Maghreb, la Marseillaise est sifflée par le public, et les joueurs français confessent qu’ils ont la sensation de jouer non pas chez eux mais à l’étranger. La rencontre du 16 novembre 2007 contre le Maroc n’a pas fait exception à la règle. Le nouveau secrétaire d’Etat aux sports, Bernard Laporte, n’a pas réagi pour l’excellente raison (selon lui) qu’il est arrivé en retard au stade. Il faut croire en outre que personne, dans la tribune officielle, ne l’a informé de cet incident, car sinon l’ancien entraîneur du XV de France se serait immédiatement retiré pour marquer sa désapprobation. Bref cela rassure de constater que l’on a au gouvernement de fortes personnalités illustrant à merveille la fameuse réplique du matamore qui, après avoir copieusement menacé des adversaires d’un combat sans merci, mais peu décidé à en découdre, lance aux spectateurs de l’esclandre : « Alors quoi, on ne retient plus ici ? »
(22/11/07).
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Semer des circulaires et faire pousser des chômeurs

Au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, a attribué les difficultés de mise en œuvre de l’exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires au fait que l’administration a publié une circulaire d’application de 27 pages, ce qui ne simplifie pas la tâche des 2 600 000 chefs d’entreprise invités à faire bénéficier leurs salariés de cette mesure. Précisons toutefois qu’un bon million d’entreprises n’ont aucun salarié, ce qui les met à l’abri de cette lecture fastidieuse. On se demande vraiment si le président de la République et les membres du gouvernement sont au courant du fait que l’administration française a pour principale mission de pondre des circulaires et qu’elle s’acquitte admirablement de sa tâche, au point d’avoir réussi à étouffer tout à la fois les entreprises et l’esprit d’entreprise dans notre pays. Si bien qu’avant de faire voter une disposition destinée à permettre de « travailler plus pour gagner plus », les princes qui nous gouvernent auraient dû rayer d’un trait de plume une bonne partie des lois et règlements qui se sont empilés depuis des décennies. Autrement dit, M. Sarkozy aurait dû prendre par ordonnance, dès son entrée en fonctions, une décision supprimant l’actuel code général des impôts et le remplaçant par un texte de dix pages, ce qui est bien suffisant pour que chacun connaisse ses droits et que le pays fonctionne. Ne l’ayant pas fait à temps, il ne pourra plus le faire (à supposer qu’il en ait le désir) et l’administration continuera à sévir, pour le plus grand malheur de la France et des Français.
(22/11/07).
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Et je m’en vais au vent mauvais …

Quand l’Allemagne avait institué, au début de l’année 2007, sa TVA sociale, les « experts » français s’étaient aussitôt écriés : « Ca marche ». Pauvres experts, qui ne savent même pas « se retenir », comme on dit aux enfants qui réclament à tout bout de champ d’aller aux toilettes ! Une fois de plus ils avaient parlé trop tôt et sans rien savoir. Ce qu’on sait aujourd’hui c’est que « les conséquences de la TVA ont été sous-estimées », selon l’Institut de l’économie allemande de Cologne, et que « l’année 2007 sera marquée par une stagnation de la consommation ». Bizarre, bizarre : on augmente les taxes et la consommation baisse ? C’est à n’y plus rien comprendre … quand on se dit « expert ». Quand on est un simple consommateur, on « regarde dans son porte-monnaie si l’on a encore soif », comme le disait Verlaine. Il est vrai que ce dernier était poète et non énarque et qu’il ne pouvait pas comprendre l’économie.
(22/11/07).
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Pourquoi Devedjian a traité Comparini de « salope »

Que de vertu dans la classe politique ! C’est à qui condamnera avec le plus de vigueur le propos de Patrick Devedjian qualifiant l’ancienne députée UDF du Rhône de « salope ». Quant à Devedjian, il a lui-même encouragé la curée en faisant platement repentance. Le plus curieux est cependant que personne ne se soit demandé quelle était la raison de la sortie du secrétaire général délégué de l’UMP. Elle est fort simple et connue de toute la classe politico-médiatique : en 1999, Mme Comparini s’était fait élire contre la droite présidente de la région Rhône-Alpes grâce aux voix de gauche. Un comportement que la droite ne lui a jamais pardonné. Aussi bien est-il ridicule de voir le moindre machisme dans le qualificatif de « salope » qui lui a été accolé, mais simplement un jugement politique, certes abrupt mais fortement motivé, qui aurait pu être formulé au masculin contre n’importe quel élu de droite qui se serait comporté comme Mme Comparini. Alors quand François Bayrou, auquel cette dernière est restée fidèle, ose affirmer que « ces propos ne visent pas une femme en particulier, mais toutes les femmes en général », il se fiche carrément du monde, car cela consiste à dire qu’une femme ne peut être une « salope » sans qu’elles le soient toutes. Si M. Devedjian avait eu un peu de caractère, il aurait justifié politiquement son propos et renvoyé ses critiques à leur inculture et à leur tartufferie. Mais voilà : M. Sarkozy, dont dépend désormais la carrière de M. Devedjian, veut privilégier les femmes et l’ouverture à gauche. Ce qui rend Mme Comparini sacro-sainte. Allons, puisque M. Devedjian s’est confondu en excuses, qu’il aille au bout de sa reptation et invite Mme Comparini à déjeuner. Nous lui suggérons un menu : escalope -salade.
(30/6/07).
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A Lyon, Sarkozy fait son outing

Qu’est-ce vraiment que le sarkozysme ? s’interrogeait récemment Philippe Tesson dans les colonnes de Valeurs Actuelles. L’intéressé s’en est expliqué lors de son déplacement à Lyon, le 29 juin 2007. Sur l’emploi et la croissance, voici le message du président, digne d’un prix Nobel : « Inutile de réinventer le fil à couper le beurre. Toutes ces théories économiques, moi-même, parfois, je suis un peu perdu. Ce que je veux, c’est que les choses marchent. » Et sur la méthode : « On dit de moi “ il s’occupe de tout ”. Mais je n’ai pas été élu pour m’occuper de rien ! » Tout y est. La pensée et la dialectique. La pensée est marquée par l’inculture économique et l’absence de convictions. Un homme comme Ronald Reagan, que ses adversaires qualifiaient “ d’acteur de série B ”, avait beaucoup lu et réfléchi et ses causeries radiophoniques étaient des merveilles de pédagogie économique et sociale. Margaret Thatcher, toute fille d’épicier qu’elle fût, avait une pensée forte et une psychologie de combat à toute épreuve. Quant à Nicolas Sarkozy, il n’est manifestement qu’un opportuniste, comme toute sa carrière le démontre, et sa dialectique est des plus malhonnêtes intellectuellement, puisqu’elle consiste à renverser les propos de ses contradicteurs pour leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit et ainsi les ridiculiser. L’exemple ci-dessus en est une démonstration lumineuse : ceux qui disent que M. Sarkozy s’occupe de tout - ce que lui-même montre et affirme en permanence - n’ont jamais dit qu’il ne devrait s’occuper de rien. En leur attribuant cette opinion, alors qu’ils souhaitent simplement que le président de la République ne se disperse pas et préserve sa fonction en prévision des inévitables difficultés, M. Sarkozy se rend coupable de déformation de la vérité et de désinformation. Eh bien voilà, Philippe Tesson a sa réponse !
(30/6/07).
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Sarkozy se dégonfle

Le débat, pour Nicolas Sarkozy, c’est parler de ce qui ne fâche pas. Ayant mis en ligne un site intitulé Debat-Sarkozy.fr et promettant de répondre aux questions pour lesquelles les internautes auront le plus voté, le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle n’a pas tardé à renier ses engagements. En effet la question plébiscitée par les visiteurs de ce site est la suivante :
« Quand N. Sarkozy compte-t-il mettre en oeuvre de façon effective la fin du monopole de la Sécurité sociale, qui résulte des directives européennes de 1994 (92/49/CEE et 92/96/CEE) ? Je signale que la question a été également soulevée il y a un mois par le député UMP Jérôme Rivière (voir question écrite n°115253 sur http://www.questions.assemblee-nationale.fr/). Actuellement les personnes qui quittent les caisses anciennement monopolistiques doivent faire face à des procès qui semblent injustifiés au regard de la législation européenne. »
Posée par Laure le 7 février 2007, elle a recueilli 382 suffrages, alors que les autres questions ne suscitent que rarement l’intérêt de plus de 30 à 40 internautes. A 382 votes, les gestionnaires du site ont décidé de clore le scrutin … et Sarkozy de ne pas répondre. La rupture commence mal !
(17/2/07)
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Jospin vote Bayrou

Lionel Jospin, selon des sources proches de l’ancien premier ministre, est convaincu que Ségolène Royal sera battue à l’élection présidentielle et recommande à ses amis de voter pour François Bayrou au premier tour, de façon à qualifier ce dernier pour le second tour où, fort du report des socialistes, il sera en mesure de l’emporter sur Nicolas Sarkozy. En revanche, Lionel Jospin ne croit pas à un retrait de Ségolène Royal et ne cache pas qu’il faudra rebâtir sur un champ de ruines.
(16/2/07).
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Alors, c'est du chaud ou c'est du froid ?

Le papier, c'est bien connu, ne refuse pas l'encre. Et le journal du jour enveloppe le poisson du lendemain. C'est sans doute ce qui explique qu'on puisse lire tout et son contraire dans les journaux. Ceux-ci sont actuellement pleins des terribles menaces du réchauffement climatique. Eh bien figurez-vous qu'il y a un peu plus d'un quart de siècle, c'est le refroidissement qui nous guettait ! En témoigne l'article suivant , paru dans Newsweek en 1975 et fort opportunément exhumé par l'excellent blog de Laure Allibert, http://quitter_la_secu.blogspot.com/


"Alors que durant trois quarts de siècle nous avons connu les conditions extraordinaires d'un climat tempéré, le fait majeur aujourd'hui semble indiquer que nous allons vers un refroidissement généralisé. Les climatologues sont cependant en désaccord concernant à la fois la cause et la durée de cette tendance au refroidissement et à la fois son impact sur les conditions locales du climat. Mais ils sont presque tous d'accord sur le fait que cette tendance va réduire la productivité agricole jusqu'à la fin du siècle. Et si le climat se met à changer aussi durablement que le prévoient les plus pessimistes d'entre eux, les conséquences, en terme de famine, deviendront catastrophiques.

(...) D'autres observent ce refroidissement comme le retour vers les conditions du "petit âge glaciaire" avec ces hivers rigoureux qui ont glacé l'Europe et le nord américain entre 1600 et 1900, à une époque où la Tamise était si solidement gelée que les londoniens faisaient des barbecues sur la glace et que les bateaux briseurs de glace naviguant sur l'Hudson allaient au sud jusqu'à New York.

(...) Les climatologues sont pessimistes quant à la volonté des leaders politiques de prendre des décisions permettant de contrebalancer les changements climatiques, voire d'en ralentir les effets. Ils admettent néanmoins que l'une des plus audacieuses solutions proposées, telle que faire fondre la calotte glacière en la recouvrant de suie noire ou encore détourner les fleuves de l'Arctique peuvent créer de bien plus grands problèmes. "

"The Cooling World", Peter Gwynne, Newsweek, 28 avril 1975

(15/2/07)
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Quand le riche maigrit …

L’action des Enfants de Don Quichotte n’aurait pas eu le succès médiatique qu’elle connaît si 48 % des Français ne craignaient, selon un récent sondage, de devenir SDF. Lucidité des Français, folie des hommes de l’Etat. N’importe quel citoyen doté d’un minimum de raison peut porter le bon diagnostic sur la situation de notre pays. Et sait parfaitement pourquoi, alors que le nombre de logements construits est en forte augmentation, il se révèle insuffisant. Tout d’abord, un logement n’est jamais gratuit. Il faut de l’argent pour le construire. Et cet argent provient toujours des mêmes poches : celles des contribuables. Or celles-ci sonnent le vide. A un Etat devenu impécunieux à force de dépenses insensées répondent des investisseurs privés qui se sont volatilisés. Le délire fiscal français, et notamment l’impôt sur la fortune, ont chassé les contribuables les plus aisés hors de France. Et qui voudrait encore placer son argent dans l’immobilier, sachant que celui-ci est la première victime de l’ISF du fait de son absence de mobilité et donc de l’impossibilité de le délocaliser ? Ajoutez à cela les 350 à 500 000 immigrés supplémentaires que compte la France chaque année et qui cherchent à se loger, et le fait que le nombre croissant des divorces oblige les couples à occuper deux appartements au lieu d’un, et vous aurez réuni les principales causes de la crise actuelle. Celle-ci, nul ne s’y trompe, est une crise d’appauvrissement. La France n’a plus les moyens de vivre décemment et voilà qu’on nous invente un droit au logement « opposable » ! Les politiciens font mine de croire qu’une action en justice pourra offrir à chacun un logement. Peut-être songent-ils à transformer les sept mille magistrats français en maçons !
Il serait temps d’arrêter ces folies françaises. « Quand le riche maigrit, le pauvre meurt », dit un proverbe chinois. Ah bon, ce n’est pas un proverbe français ?
(3/1/07).
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Avis de tempête chez les publicitaires

Remercions l’historien Henri Amouroux de nous avoir rappelé, dans une tribune du Figaro les quatre vers d’une petite chanson révolutionnaire qui courait Paris en 1793 :
« Il faut raccourcir les géants
Et rendre les petits plus grands
Tous à la même hauteur
Voilà le vrai bonheur ».

Que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy renvoient aussitôt leurs publicitaires payés à prix d’or. Leur slogan de campagne est tout trouvé. Et qu’importe qu’ils aient le même. Ne pensent-ils pas la même chose ?
(3/1/07).
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Serge Dassault remplace ses journalistes

Bravo et encore bravo à Serge Dassault ! Voilà un homme qui s’est acheté un journal, Le Figaro, et qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte pour faire le travail de ses journalistes. Quel admirable sens de l’effort et quelle leçon d’énergie ! C’est ainsi que dans la page Débats du quotidien, le 2 janvier 2007, présentant ses « meilleurs vœux pour 2007 », l’ami Serge nous assène cette forte pensée : « En vérité, l’année 2007 sera bonne si on fait une politique de RUPTURE TOTALE et surtout pas de CONTINUITE … » Les majuscules sont de Serge Dassault. Ne s’est-il pas trouvé au Figaro un journaliste charitable pour indiquer à son patron que des majuscules dans un article, cela ne se fait pas? Bah ! Au diable la typographie et les règles du métier. L’essentiel est que Serge Dassault ait émis une idée forte et juste. Dommage toutefois qu’il ne nous ait pas dit qui il fallait « choisir le moment venu ». Si c’est Nicolas Sarkozy, le propriétaire du Figaro doit d’ores et déjà préparer son journal à une cure d’opposition. Dur, dur … Décidément le père de Serge, Marcel, s’était donné moins de soucis en créant Jours de France, le magazine de la vie heureuse. Ce n’est pas facile tous les jours d’être un héritier !
(3/1/07).
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Sarkozy n’aime pas la France … et il l’avoue !

C’est une des révélations de l’excellent livre d’Eric Branca et Arnaud Folch, « Le mystère Villiers », qui vient de paraître aux éditions du Rocher. Et elle va faire du bruit : Nicolas Sarkozy n’aime pas la France, et il le dit lui-même ! La confidence en a été faite à Philippe de Villiers, et voici comment Branca et Folch racontent la scène : « Les deux hommes, qui se tutoient, n’ont jamais été intimes. Leur dernier déjeuner commun remonte à 1999, peu après les européennes où la liste Pasqua-Villiers avait devancé celle du duo Sarkozy-Madelin. Alors en pleine traversée du désert, le député-maire de Neuilly avait eu cette phrase, à l’adresse du Vendéen – qui n’est pas prêt de l’oublier : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir … »
Le 12 octobre 2006, à Périgueux, devant 4000 personnes, Nicolas Sarkozy s’est écrié : « La France ne veut pas de ceux qui ne l’aiment pas. » Il n’aurait pu mieux dire pour torpiller sa propre candidature !
(15/10/06).
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Il va y avoir des morts dans les banlieues

Les policiers sont de plus en plus inquiets devant la montée de la violence dans les banlieues. A présent, ce sont de véritables bandes organisées de plusieurs dizaines de « jeunes » qui tendent des embuscades aux forces de l’ordre et les attaquent « avec l’intention de tuer », comme l’a déclaré un responsable syndical de la police sur LCI. Les policiers, pour se dégager, sont maintenant contraints de faire usage de leurs armes en tirant en l’air. Mais devant la fureur sans cesse accrue des agresseurs, on voit mal comment un ou plusieurs de ceux-ci ne finiront pas par être blessés ou tués par balles. Ce sera alors l’embrasement général, et la classe politique irresponsable et criminelle qui a laissé depuis trente ans une immigration incontrôlée s’établir en France sans jamais se donner les moyens de l’intégrer se retrouvera face à ses irréparables fautes. Elle sera évidemment chassée par les Français, mais ceux-ci n’en auront pas pour autant fini avec les difficultés. Il va falloir non seulement mettre les émeutiers hors d’état de nuire, mais aussi ranimer l’économie française, qui agonise actuellement, afin de lui permettre de créer les emplois qui seuls sont susceptibles de permettre l’intégration des immigrés présents sur le sol français ? Il va de soi également que rien ne sera possible sans que ne soit instaurée une longue période d’immigration zéro en France. Vaste programme, aurait dit quelqu’un. Mais il n’y en a pas d’autre !
(15/10/06).
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La révolution médicale est en marche

Après la déroute des syndicats médicaux favorables au système conventionnel actuel lors des élections aux unions régionales de médecins libéraux, le 29 mai 2006, face aux partisans de la liberté des honoraires, la grève réussie des chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes libéraux est un nouveau coup dur pour le gouvernement. Celui-ci espérait que leur mobilisation serait faible : il n’en a rien été. Pour la première fois dans l’histoire du syndicalisme médical français, une grève a été suivie fortement et tout indique que la colère ne s’apaisera pas facilement, même si l’arrêt des soins n’est pas une consigne qu’on peut tenir longtemps dans une profession médicale. L’essentiel est que le message des praticiens ait retenti comme un ultime signal d’alarme avant la révolte générale des professions de santé. Celles-ci ne supportent plus la politique de Procuste menée depuis des décennies par les gouvernements successifs qui, au nom de l’impossible équilibre des comptes dans une système monopolistique, n’ont cessé de mettre les acteurs médicaux à la taille du lit social, au lieu d’aménager celui-ci aux nouvelles dimensions des activités de soins. La solution, évidente pour tout homme politique de bon sens, consiste à briser une bonne fois le monopole de la sécurité sociale – qui est acquis légalement – afin de laisser se dérouler, dans un cadre concurrentiel, le libre jeu de l’offre et de la demande. Dans toutes les activités économiques, la concurrence est un facteur puissant de baisse des prix et des coûts. Il en ira de même en médecine, et de ce fait la réforme de l’hospitalisation, qui est impossible dans le système fonctionnarisé actuel, se fera naturellement. Quand on sait que l’hôpital représente environ la moitié des dépenses de santé en France, et que les frais de personnel s’y élèvent à plus de 70 % du total, on mesure l’enjeu. Soyons toutefois réalistes : ce n’est pas le pouvoir actuel qui réalisera cette réforme, ni un autre qui obéirait aux mêmes présupposés idéologiques. Une phase de grand désordre est en train de s’ouvrir dans le monde de la santé, au terme de laquelle un nouveau pouvoir issu du peuple devra rétablir la médecine dans ses prérogatives les plus légitimes, celles qui la mettent au service des malades et non de l’administration. Cela devra faire partie des priorités de ce nouveau pouvoir, tant il est vrai qu’il n’y a pas de société libre sans médecine libre.
(29/7/06)
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Après Outreau, l’affaire AZF va-t-elle déclencher un nouveau scandale judiciaire ?

Il n’y a pas que dans l’affaire d’Outreau que se pose le grave problème des expertises judiciaires. Celle de l’explosion de l’usine AZF de Toulouse en offre également un exemple fort significatif. On y voit en effet des experts, dont l’indépendance a été largement mise en cause, tenter désespérément de démonter que c’est bien le déversement d’un produit chloré sur un tas de nitrate qui a provoqué la terrible explosion du 21 septembre 2001. Or une reconstitution organisée par un juge d’instruction a pu démonter que cette hypothèse est sans fondement, un tel mélange dégageant des vapeurs insupportables qui auraient évidemment été remarquées par les personnes présentes sur les lieux. Mais voilà que le manutentionnaire suspecté d’avoir déversé du chlore et mis en examen pour « homicides et blessures involontaires » vient de bénéficier d’un non-lieu. Officiellement, c’est en raison du fait qu’il « n’avait aucune capacité décisionnelle dans le processus de manipulation » qu’il est mis hors de cause. En fait, la justice se rend bien compte que la thèse du déversement de chlore est une impasse et risque fort de conduire à un fiasco retentissant lors du procès en principe prévu dans le premier semestre 2007, mais elle ne se résout pas à l’abandonner et à relancer son enquête dans une autre direction. On se souvient que le procureur de Toulouse, M. Bréard, aussitôt après l’explosion et donc avant toute enquête, avait affirmé qu’il s’agissait d’un accident, version qui arrangeait aussi bien le président de la République, M. Chirac, que le premier ministre, M. Jospin, peu désireux, à quelques mois de l’élection présidentielle, de voir les problèmes d’insécurité occuper le devant de la scène. Depuis, la thèse du chlore n’a cessé d’être contrebattue et même ridiculisée par les nombreux éléments démontrant son impossibilité et publiés notamment par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. Or elle ne repose plus que sur les expertises officielles, dont chacun sait à présent qu’elles ne sont pas crédibles. Jusqu’à quand la justice va-t-elle s’enliser dans cette impasse ? Faudra-t-il, comme dans l’affaire d’Outreau, que le scandale éclate pour qu’elle se résolve enfin à reconnaître ses erreurs ? Avec à la clé une nouvelle vague d’indignation populaire à l’encontre d’un système judiciaire en qui les Français n’ont plus la moindre confiance et qui pourrait bien ne pas s’en relever.
(29/7/06).
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La Banque postale se paie sur la bête

Félicitons La Poste pour sa contribution à la stabilité des prix en France. Entre 2003 et 2004, les « frais de tenue de compte » des chèques postaux avaient déjà augmenté de 5 %, soit le double de l’inflation officielle. Mais ce n’était qu’un hors d’œuvre. Les détenteurs de compte se sont en effet vus gratifier de frais augmentés de 19 % entre 2004 et 2005, et de 2005 à 2006, sans doute pour fêter l’heureux avènement de « La banque postale », nouvelle dénomination des antiques CCP, d’une nouvelle hausse de 20 %. A part cela les prix sont sages et l’inflation contenue. On se demande vraiment quelle mouche a bien pu piquer la Banque centrale européenne pour qu’elle envisage d’augmenter à nouveau les taux d’intérêt ? Ou bien alors faut-il donner raison à ce ministre italien qui accusait l’euro d’avoir provoqué une hausse des prix « bestiale » ?
(29/7/06).
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Fin du monopole de la sécurité sociale : Le blog de Ségolène Royal s’inquiète

Dommage que Ségolène Royal n’aborde pas le sujet en public. Cela lui permettrait au moins de démontrer un certain sérieux. Mais sur son blog (www.desirsdavenir.org), on peut constater que la fin du monopole de la sécurité sociale inquiète bougrement ses partisans. Et comme le dit l’un d’eux, « il est vrai que Ségolène Royal devra résoudre tôt ou tard la contradiction entre une politique social-démocrate et son incompatibilité avec certaines directives de l' Union Européenne, comme celle-ci ».
Voici donc ce que chacun peut lire sur ce blog :

« Directives européennes et protection sociale française par benoitp le 05-06-2006 01:06

Un sujet peu abordé et qui pourtant est d'une importance MAJEURE est l'application des directives européennes relatives aux prélèvements sociaux.
La droite peut toujours pratiquer la politique de l'autruche et ignorer la loi européenne, mais aujourd'hui un individu, une entreprise peut refuser de payer l'URSSAF ou une caisse de retraite obligatoire et adhérer ailleurs en Europe pour couvrir ces risques. Gloups ...
Tous les prélèvements sociaux sont concernés sauf semble-t-il les allocations familiales car celles ci sont un régime universel alors que les autres sont des régimes professionnels.
Il est URGENT d'organiser et d'aménager cette évolution du droit social européen afin que les plus malades d'entre nous n'en souffrent pas.
On pourrait évidemment proposer les idées suivantes:
Un assureur privé qui souhaite se substituer à l'URSSAF ou tout autre organisme pour assurer une prestation au premier euro...
1) ne pourra pas choisir ses assurés en fonction de l'âge ou de la maladie
2) ne pourra pas faire remplir un questionnaire de santé préalable
3)n'exigera pas de rencontrer les futurs assurés (inscription obligatoire par correspondance)
Mais c'est probablement une illusion de penser qu'avec de tels garde-fous, on puisse s'en sortir.
En effet, il est important de comprendre qu'une grande partie des frais médicaux sont des frais de début et surtout de fin de vie, c'est à dire concerne des gens âgés qui ne changeront certainement jamais d'assureurs. Progressivement, l'URSSAF ne pourra plus mutualiser les risques et perdra les cotisants qui assurent tout juste l'équilibre du système.
IL FAUT DONC TROUVER AUTRE CHOSE ... c'est à dire déprofessionnaliser les charges sociales pour les rendre imperméables à la loi européenne.
Je n'ai pas la solution technique car c'est un sujet très compliqué mais si on ne s'en occupe pas AUJOURD'HUI, on est MORTS ....
Le problème est exactement le même pour les caisses de retraite ...
Bonne réflexion ....

Re: sytème de santé "raisonnable"
par SAVRY le 06-06-2006 03:06

OUI, TU AS RAISON, LE MIEUX EST D’APPLIQUER LA LOI qui laisse a chacun la possibilité de choisir son assureur sécu ou autre mais agréé en Europe
et si tous les Français avaient le même statut, plus de différence public et privé, un seul statut pour tous
La 5 a évoqué : libre choix assureur en France il y a quelques jours
Avançons tous ensemble.

Re: sytème de santé "raisonnable" par SAVRY
par Elie Arié le 06-06-2006 04:06

"A chacun la possibilité de choisir son assureur sécu ou autre mais agréé en Europe".
Vous ne devez pas très bien comprendre ce que vous écrivez, car vous prônez tout simplement la privatisation de l'assurance-maladie, sur le site de quelqu'un qui souhaite être la candidate du Parti socialiste aux présidentielles.
Mais il est vrai que Ségolène Royal devra résoudre tôt ou tard la contradiction entre une politique social-démocrate et son incompatibilité avec certaines directives de l' Union Européenne, comme celle-ci. »

Il convient de noter que les idées proposées par l'un des intervenants de ce blog :"
Un assureur privé qui souhaite se substituer à l'URSSAF ou tout autre organisme pour assurer une prestation au premier euro...
1) ne pourra pas choisir ses assurés en fonction de l'âge ou de la maladie
2) ne pourra pas faire remplir un questionnaire de santé préalable
3) n'exigera pas de rencontrer les futurs assurés (inscription obligatoire par correspondance) " figurent dans les directives européennes et ont force de loi en France. Inutile donc de réinventer ce qui existe !
(10/6/06)

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Le sondage qui annonce le grand tremblement

Sale temps pour les politiciens ! Les Français ne font confiance qu’à un seul d’entre eux – une seule en fait – pour mener les réformes économiques dont notre pays a besoin. C’est ce qui ressort d’un sondage TNS Sofres publié dans Le Figaro du 14 avril 2006. Ségolène Royal bénéficie de 59 % d’avis positifs, Nicolas Sarkozy ne convainc pas une majorité (49 % contre autant d’avis négatifs), et après c’est la débandade : Hollande et Jospin sont à 38 %, Bayrou à 33 %, quant à Villepin et Chirac, avec respectivement 24 % et 17 %, ils sont au trente-sixième dessous de la confiance. Le cas de Ségolène Royal ressortissant à la pensée magique, puisqu’elle n’a jamais exprimé la moindre idée économique qui la différencierait des autres politiciens, on ne peut que constater l’extraordinaire déficit de confiance des Français envers ceux qui gouvernent notre pays depuis plusieurs décennies. Et cela s’explique aisément : plus rien ne marche en France ! Et pour cause. « En France on sème des impôts et on récolte des fonctionnaires », disait déjà Clemenceau. Rien n’a changé, mais tout s’est aggravé avec la prise de pouvoir de la technocratie. Aujourd’hui, l’Etat est en faillite et l’économie ne repartira plus jamais dans le contexte actuel. C’est ce qu’ont exprimé les Français dans le sondage ci-dessus évoqué. Et c’est ce qui permet de prédire sans le moindre risque d’erreur qu’un grand tremblement politique va se produire avant longtemps dans notre pays. « Levez-vous, orages désirés ! »
(16/4/06).
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Une odeur de pétrole flotte sur France Soir

Il n’était pas question pour le gouvernement français de laisser Arcadi Gaydamak s’emparer de France Soir. Le fait que cet homme d’affaires soit poursuivi par la justice pour avoir été l’intermédiaire dans des ventes d’armes de la Russie à l’Angola n’a strictement rien à voir dans l’attitude du pouvoir en France. Ou plus exactement cela ne compte que dans la mesure où Gaydamak, qui se défend en affirmant que ces ventes d’armes ne concernent en rien la France et que par conséquent la justice française n’a rien à lui reprocher, sait beaucoup de choses sur ce type de commerce et sur ceux qui le pratiquent. Et qu’il pourrait avoir envie, pour se venger des misères qu’on lui fait, de les révéler dans un journal lui appartenant. Car dans tout autre, compte tenu du verrouillage médiatique en France, ce serait impossible, pour ne pas parler des radios et des télévisions. Or si mal en point que soit France Soir, c’est un titre qui compte encore en France, ne serait-ce que par les reprises dont il est l’objet de la part de ses confrères. Du coup, alors que l’offre de Gaydamak pour France Soir était la seule qui préservait la totalité des emplois et qui garantissait l’avenir du titre, le procureur de la République a envoyé au tribunal de commerce de Lille, chargé de désigner le repreneur du quotidien, un message des plus clairs en saisissant Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment du ministère des Finances, sur l’origine des fonds de Gaydamak. Et le tribunal, en toute indépendance, cela va de soi, a désigné un repreneur dont le plan supprime la moitié des emplois du journal, suscitant la fureur du personnel qui s’est senti sacrifié sur l’autel de la raison d’Etat. Pour autant, l’affaire n’est pas terminée. Gaydamak a des projets de télévision en Europe, auxquels les autorités françaises n’ont aucun moyen de s’opposer, et surtout le juge Courroye, qui instruit l’affaire des ventes d’armes entre la Russie et l’Angola, pourrait se voir prochainement dessaisi du dossier. Car le gouvernement angolais, furieux des misères que fait la France à Gaydamak (lequel dispose d’un passeport angolais), exerce des représailles sur la firme française Total qui, comme tous ses concurrents, tente de prendre sa part des richesses pétrolières de ce pays. Soyons-en sûrs : la raison va l’emporter et les ennuis en France de M. Gaydamak vont prendre fin. Tout comme les emplois des journalistes de France Soir.
(16/4/06).
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Quand Renault démontre la nécessité d’une révolution

Rien n’illustre mieux l’ampleur des problèmes d’intégration de la population immigrée en France que les difficultés de Renault à recruter des ouvriers pour son usine de Flins, dans les Yvelines, où l’on fabrique la Clio 3 dont les ventes démarrent très bien. Parmi les postulants à un emploi figurent nombre de jeunes gens issus des cités dites « sensibles ». Or, remarque la directrice de l’agence chargée du recrutement pour la firme au losange, interrogée par Le Parisien, pour occuper un emploi sur les chaînes de montage, « il faut savoir lire, écrire, mais surtout avoir un comportement exemplaire. Le fonctionnement des chaînes réclame de la rigueur tant au niveau de la discipline que des horaires. En plus le travail se déroule en équipes et les employés doivent respecter la hiérarchie. » Malheureusement, peu de « jeunes de banlieue » répondent à ces exigences. Et quand Renault leur propose de suivre des formations qualifiantes, nombre d’entre eux « refusent de reprendre des cours, ils ont l’impression de retourner à l’école ». Ce qui n’empêche pas ceux qui ne sont pas retenus de laisser exploser leur colère : "A l’issue de l’entretien, ils menacent de tout casser dans l’agence." Echec familial, échec de l’Education nationale, échec de la société, incapable d’imposer les valeurs qui, à toute époque, ont conditionné la réussite et le progrès, échec de la politique d’immigration, qui n’a jamais accepté d’examiner ensemble l’arrivée de centaines de milliers d’étrangers chaque année et l’impossibilité de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour les accueillir, tous les ingrédients de la grave crise qui secoue la France apparaissent au grand jour à travers cet exemple qui n’a rien d’exceptionnel. Pour la résoudre, il faudra de la lucidité, du courage et de la constance. Autant de qualités qui font défaut aux petits, moyens et hauts fonctionnaires qui gouvernent la France. Leur remplacement par des membres de la société civile, connaissant et vivant quotidiennement les difficultés d’une économie ouverte, concurrentielle, récompensant l’initiative et le mérite et non la docilité, s’impose comme une nécessité nationale. Mais celle-ci exige une véritable révolution politique. Qui ne peut désormais plus souffrir le moindre retard.
(16/4/06).
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Borloo se lance dans la chanson !

Voici venu le temps des lapsus. Après M. de Villepin, parlant de la « démission » du Conseil constitutionnel au lieu de sa « décision », et évoquant ainsi involontairement l’idée qui l’obsédait, c’est au tour de M. Borloo de qualifier, en pleine séance de l’Assemblée nationale, le premier ministre de "premier minus". Tandis que le président du groupe parlementaire de l’UMP, Bernard Accoyer, s’adresse au même premier ministre en l’appelant « Monsieur le Président de la République ». Tous ces braves gens, affolés par leur échec, ont vraiment la tête tourneboulée et ne savent même plus où ils habitent. Quel dommage que Claude Nougaro ait disparu ! On aurait aimé le prier de donner un récital à l’Assemblée et d’y interpréter son grand succès, « Toulouse », vous savez, la ville rose « où l’on se traite de con à peine qu’on se traite ». Lui, au moins, avait du talent. Ce qui nous aurait changé de tous ces … minus !
(16/4/06).
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Chirac traite Villepin de gros pet

Un des meilleurs connaisseurs de la chiraquie nous avait prévenus il y a plusieurs mois : " Contrairement à ce que croient les observateurs politiques, la prochaine victime de Chirac n'est pas Sarkozy mais Villepin. Le président de la République est persuadé que Sarkozy, à force de vibrionner, se prendra tout seul les pieds dans le tapis. Quant à Villepin, dès qu'il cherchera, afin de ne pas avoir à endosser son passif, à se différencier de Chirac, celui-ci entreprendra de l'exécuter. Il veut être entièrement libre de se présenter en 2007, même s'il est conscient de ses handicaps. Mais il est revenu de tant de descentes aux enfers qu'il est persuadé de pouvoir une fois encore y parvenir. " Les faits semblent aujourd'hui donner raison à notre informateur. La journaliste du Monde accréditée à l'Elysée vient de publier un article dans lequel elle révèle que le " droit d'inventaire " dont croit pouvoir se réclamer le premier ministre a fortement mis en colère le président. " Je ne peux pas admettre que notre pays reste les bras croisés " a déclaré Villepin sur France 2, stigmatisant " l'impuissance face aux événements ". Chirac s'est évidemment senti visé et ses conseillers n'ont pas manqué de tirer une sérieuse bordée d'appréciations insultantes et de menaces en direction du premier ministre. " Les imbéciles sont comme les gaz, a dit l'un d'eux, ils ont tendance à s'épandre. Chirac attend. Il sait qu'il peut craquer l'allumette. " Autrement dit Villepin n'est pour Chirac qu'une espèce de pet. Inflammable qui plus est. On n'est pas plus gracieux. Une suggestion à Chirac. S'il est panne d'expressions imagées, qu'il n'hésite pas à puiser dans les dialogues de Michel Audiard : " Je vais lui montrer qui est Chirac. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver le grand con, éparpillé par petits bouts façon puzzle. " Chirac n'a pas le talent de Blier, mais aidé de son prompteur et de ses conseillers en communication, il peut arriver à mettre les rieurs de son côté.
(12/2/06).

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Pour les Français, les politiciens sont incapables, malhonnêtes et assurés de l'impunité

Deux sondages publiés le 30 janvier 2006 ont retenti comme un glas dans le paysage dévasté de la Ve République. L'un d'eux, celui du Parisien, indique que 82 % des personnes interrogées ne croient pas aux solutions proposées pour résoudre la crise des banlieues. Et les Français sont également 82 %, selon le sondage du Figaro, à considérer que le candidat idéal à la présidence de la République doit avant tout être honnête. Autrement dit, pour les Français, les politiciens sont des incapables, comme le proclame la Révolution bleue, et des malhonnêtes. Accablant ! C'est très exactement le climat qui prévalait à la fin de la IVe République, où le cri qu'on entendait le plus souvent était " Sortez les sortants ! ". Rien d'étonnant à cela. Un régime s'effondre quand il démontre son incapacité à résoudre les problèmes du pays et quand les citoyens n'éprouvent plus que mépris pour les hommes politiques. Que peut penser le bon peuple quand il constate que l'affaire des HLM de Paris est actuellement jugée en l'absence de tout politique, alors que les preuves de l'implication de bon nombre d'entre eux n'ont cessé de s'étaler dans la presse depuis des années ? Quel effet peut produire sur lui la nomination de M. Louis Schweitzer à la tête de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), alors qu'on se demande encore comment la justice a pu considérer qu'il ne portait aucune responsabilité dans l'affaire du sang contaminé, quand directeur de cabinet du premier ministre, M. Fabius, il était l'homme le mieux informé de France ? Comment la justice a-t-elle pu absoudre M. Trichet dans le scandale du Crédit Lyonnais, alors que directeur du Trésor, il était celui qui savait tout ce qui se passait dans les milieux financiers, et à plus forte raison dans une grande banque nationalisée ? Le citoyen se sent-il rassuré quand il voit M. Trichet trôner à la Banque centrale européenne et faire la leçon à tous les gouvernants de l'Union ? Et l'on pourrait citer d'innombrables cas semblables. Ce régime a ruiné la France et les Français et enrichi tous ceux qui avaient accès, d'une manière ou d'une autre, à l'argent public, tandis qu'il garantissait à ces derniers la plus totale impunité. "Jusqu'à quand Catilina, abuseras-tu de notre patience ? "
(12/2/06).

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1940, 2006, ou quand l'histoire se répète

Le grand historien français Marc Bloch, fusillé par les Allemands le 16 juin 1944, et dont Gallimard republie " L'Histoire, la Guerre, la Résistance ", dénonçait,dans son analyse de la défaite de 1940, la " léthargie intellectuelle des classes dirigeantes françaises et leurs rancoeurs ", leur reprochant de n'avoir pas sonné l'alerte " sur les illogiques propagandes dont les mixtures frelatées intoxiquaient nos ouvriers, sur notre gérontocratie…Nous avions une langue, une plume, un cerveau, tout cela, presque tout, il y a longtemps que nous le murmurions entre amis choisis … Nous, nous n'avons pas osé être sur la place publique la voix qui crie … Nous avons préféré nous confiner dans la craintive quiétude de nos ateliers. " Cette " trahison des clercs ", on la retrouve à l'identique aujourd'hui. A ceci près que ceux de maintenant préfèrent à " la craintive quiétude " de leurs ateliers les lumières des plateaux de télévision, où ils dispensent leurs insupportables mensonges. Et de même que la fulgurante défaite de 1940 a fait disparaître dans les poubelles de l'histoire toute une génération défaillante, de même l'effondrement du régime actuel va nous priver, pour le plus grand plaisir de tous, de la petite clique de paons vaniteux et malhonnêtes qui a trusté tous les micros, toutes les tribunes pendant plus de trente ans au mépris du droit des Français à une information loyale. A quelque chose, malheur est bon !
(12/2/06).

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Un académicien adhère post mortem au Front national

On peut relire avec intérêt " Une grande imprudence ", l'ouvrage de Maurice Schumann, gaulliste de Londres, ministre des affaires étrangères et académicien. Paru chez Flammarion en 1986, le livre dénonce l'immigration massive dans des termes qui lui vaudraient aujourd'hui une condamnation par les tribunaux. " La cécité volontaire, écrit Schumann, est la plus dangereuse des idéologies. Or, il faut se rendre aveugle pour ne pas percevoir à quels malheurs et à quels excès désordonnés nous mènent l'arrivée massive d'immigrés non européens et leur regroupement dans certains quartiers qui se transforment en zones interdites. Ici, la clandestinité porte atteinte non seulement à l'identité, mais d'abord à l'indépendance nationale. Elle signifie tout simplement que la France n'est plus maîtresse de ses frontières, en d'autres termes qu'elle est privée d'une part essentielle de sa souveraineté sans y avoir renoncé par une décision de son gouvernement et un vote de son Parlement. " Chirac va regretter de s'être laissé souffler le parti " gaulliste " par Sarkozy. Sinon, il aurait aussitôt fait exclure Maurice Schumann. Car même mort, il y a des choses qu'on n'a vraiment pas le droit de dire dans la république musulmane que Chirac veut instaurer en France.
(12/2/06).

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Chirac et Strauss-Kahn montrent l'exemple de la solidarité

Le Parisien du 28 décembre 2005 a consacré un article aux vacances de Noël des politiciens. Jacques Chirac et son épouse les passent à Taroudant, dans le sud marocain, au luxueux hôtel de la Gazelle d'Or, où le couple présidentiel a ses habitudes. Sans doute le chef de l'Etat mettra-t-il à profit cette période de détente pour savourer tout à loisir le compliment que lui a décerné le roi Abdallah d'Arabie Saoudite dans une interview donnée à un journal arabe de Londres, Asharq al-Awsat. Pour le monarque, Jacques Chirac est " une personne noble, sincère et honnête qui se comporte comme un vrai Arabe ". Rien de surprenant dans cette louange : Chirac n'a-t-il pas déclaré que les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes ? On se souvient aussi des images du président, le soir de sa réélection en 2002, acclamé place de la République par une foule brandissant des drapeaux algériens et marocains. On se demande vraiment pourquoi on pousse les " jeunes " issus de l'immigration à s'inscrire sur les listes électorales. N'ont-ils pas déjà un président bien à eux ?
Quant à Dominique Strauss-Kahn, c'est aussi au Maroc qu'il passe ses vacances, " dans son riad de Marrakech, une propriété luxueuse que le député de Sarcelles (Val d'Oise) s'est fait construire dans la palmeraie, avec son épouse Anne Sinclair". " Fière d'être socialiste ! ", s'écriait il y a peu Mme Sinclair à l'occasion d'un dîner de militants. Les sans-abri transis de froid et les 6 millions de personnes réduites, en France, à vivre des minimas sociaux apprécieront !
(29/12/05).

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Omar Bongo menace Villepin

Depuis le temps qu'Omar Bongo, le président récemment réélu du Gabon, menace de faire des révélations sur l'aide qu'il a apportée et apporte peut-être encore à des politiciens français et qu'il se tait, on va finir par se lasser de son numéro. D'autant qu'il n'a pas renoncé à faire saliver les amateurs de scandale. C'est ainsi que Le Figaro, dans un article non signé publié le 15 décembre dernier et qui a dû échapper à la vigilance de la rédaction en chef du journal, nous apprend que le quotidien gabonais Le Miroir, " contrôlé par un proche du président, s'en est donné à cœur joie la semaine dernière, promettant dans un virulent article que " l'heure des comptes ne saura tarder ". Selon le journal, qui met en cause Dominique de Villepin, celui-ci peut " jouer " au plus malin, mais il ne saurait oublier que " s'il est là aujourd'hui, il ne le doit qu'à une seule personne : Omar Bongo ". " Bien entendu, ces menaces visent à faire pression sur le gouvernement français, accusé de ne plus soutenir assez un président gabonais en butte à des opposants qui " n'entendent faire aucun cadeau à un régime qu'ils estiment à bout de souffle ", mais elles appellent un démenti catégorique de M. de Villepin. Catégorique et même indigné ! Pour l'heure, le premier ministre se tait. Mais c'est à coup sûr parce qu'il attend le meilleur moment pour nous informer.
(29/12/05).

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Sarkozy prend un smash de Noah en pleine poire !

On a failli avoir droit à une belle empoignade ! Paris Match a publié une interview de Yannick Noah où ne figurait pas une phrase que la rédaction de l'hebdomadaire a supprimée, avec paraît-il l'accord de l'intéressé, et dans laquelle celui-ci annonçait : " Si jamais Sarkozy passe, je me casse ! ". Au-delà de la bonne manière ainsi faite au ministre de l'intérieur par Alain Genestar, le directeur du journal, à qui Sarkozy reproche d'avoir publié des photos de son épouse Cécilia en compagnie de son chevalier servant, bonne manière qui finalement n'aura servi à rien puisque le Canard enchaîné a révélé le pot aux roses, on ne pourra que s'indigner des propos de Noah. Celui qui est paraît-il l'homme le plus populaire de France, selon le classement du Journal du Dimanche, a une curieuse conception de la démocratie. Car enfin celle-ci ne consiste-t-elle pas à accepter le résultat des élections, quand elles sont régulières ? L'exil pour cause de mécontentement électoral n'est pas une attitude patriotique. Tous ces grands sportifs repus d'argent et de notoriété sont-ils les mieux placés pour faire la leçon aux simples citoyens qui eux ne se tireront pas si Sarkozy ou un autre passe et qui continueront de se comporter en Français ? Quant aux médias qui interviewent ces personnages inintéressants, ils feraient mieux d'exercer plutôt leur mission d'information. Ce qui pousserait les politiciens à remplir eux-mêmes leurs devoirs vis-à-vis de ceux qui les ont élus.
(29/12/05).

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Les scandaleux propos de Borloo que Le Figaro a caché à ses lecteurs

Le Figaro des 19 et 20 novembre 2005 a publié une brève information ainsi rédigée : " Elysée. Jacques Chirac a reçu hier les douze lauréats du concours " Talents des cités ", créé en 2002 par le ministère de l'Emploi et le Sénat pour récompenser les projets économiques, associatifs et culturels lancés dans les quartiers sensibles. Le chef de l'Etat s'est dit " impressionné " par le parcours de ces jeunes, qui montre qu'" on peut réussir " dans les cités " à condition de le vouloir ". Il a salué " un formidable élan de dynamisme, de générosité, d'énergie ". Deux ministres, Jean-Louis Borloo et Azouz Begag, ont participé à cette rencontre, pendant plus de deux heures, à l'Elysée. "
Plus favorisés, les lecteurs du site internet Yahoo ont pu quant à eux bénéficier d'un compte rendu plus complet de cette manifestation. En effet la dépêche de l'agence Reuters, publiée par Yahoo, poursuit ainsi le récit de la réunion : " " C'est exemplaire, ça tombe de manière un peu symbolique. (…) C'est important les symboles, les mains tendues ", a commenté Jean-Louis Borloo. Le ministre a vanté " l'énergie, le dynamisme " des banlieues. " Cela n'empêche pas qu'il y ait des tensions, mais il y a un bouillonnement ", a-t-il dit. " Il ne faut pas se gourer, l'avenir de l'énergie, du pays, il est là ", a-t-il lancé."
Ainsi donc M. Borloo n'accorde aucun crédit aux Français qui n'habitent pas les "quartiers sensibles ", comme on dit maintenant, pour assurer l'avenir de notre pays. Cette vision est purement et simplement du racisme à rebours, comme si la France n'était plus capable de faire face aux défis du temps sans une forte injection d'immigrés. On a honte pour la République que de tels propos aient pu être tenus pas un de ses ministres. Et on ne peut qu'être indigné qu'un grand journal comme Le Figaro ait cru devoir les cacher à ses lecteurs.
(19/11/05).

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Sarkozy émule de Georges Marchais !

Incroyable acte d'intimidation et de censure accompli sans la moindre gêne par M. Sarkozy ! Pour empêcher la publication d'un ouvrage consacré à son épouse Cécilia, dont il est actuellement séparé mais qui a déclaré lui avoir demandé cette intervention, le ministre de l'intérieur a tout simplement convoqué l'éditeur place Beauvau et obtenu de lui le retrait de l'ouvrage qui était pourtant déjà imprimé pour un tirage prévu de 25 000 exemplaires. M. Sarkozy, en revenant au ministère de l'intérieur, avait indiqué qu'il le faisait pour protéger sa famille. On comprend mieux maintenant ce qu'il voulait dire. On aimerait entendre de l'éditeur le récit de son entrevue avec le ministre et les arguments employés par ce dernier. Somme toute, M. Sarkozy a la même conception de la démocratie que feu Georges Marchais, à qui, alors qu'il était secrétaire général du Parti communiste français, on avait demandé s'il existait une censure des livres en Union soviétique. " On peut publier tout ce qu'on veut, avait-il répondu, à condition de trouver un éditeur. " En France, à présent, il en va de même ! C'est d'ailleurs en des termes très voisins de ceux de Georges Marchais qu'un conseiller du ministre a indiqué à la presse que " le manuscrit peut désormais être publié par un autre éditeur, mais ils sauront qu'ils sont susceptibles d'être assignés en justice ".
(19/11/05).

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La censure s'en prend aux artistes !

Le jeune chanteur Cali, de son vrai nom Bruno Caliciuri, originaire de Perpignan, a eu lui aussi, à l'occasion de la sortie de son nouvel album, affaire à la censure. Non pas de M. Sarkozy, mais du Bureau de vérification de la publicité (BVP). Il l'a raconté au Figaroscope en ces termes : " J'avais eu l'idée de petits spots pour la sortie de l'album. J'y apparaissais en disant : " J'organise les JO de 2012 à Perpignan " et une voix féminine disait : " Menteur. " Je finissais avec " Je vais réduire la fracture sociale en cent jours " et la voix disait encore " Menteur ". Le BVP ne l'a pas accepté. C'était des bêtises de la part d'un petit chanteur et on m'a rétorqué que, dans mes propos, on retrouvait des personnalités identifiables ! " Le BVP n'a décidément aucune culture politique. Personne, en France, n'a jamais prétendu réduire la fracture sociale en cent jours. M. Chirac, en 1995, s'était bien engagé à réduire la fracture sociale, mais pas en cent jours. Quant à M. de Villepin, il s'était engagé, lors de sa nomination à Matignon, à obtenir un résultat en cent jours, mais il s'agissait de faire reculer le chômage. Il n'y avait donc, dans la publicité de Cali, aucune personnalité identifiable !
(19/11/05).

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C'est comme là-bas, dis !

La secrétaire perpétuelle de l'Académie française, Hélène Carrère d'Encausse, a déclaré sur la chaîne de télévision russe NRV que " le politiquement correct de notre télévision est presque comme la censure des médias en Russie ". Où est-elle allée chercher tout cela ?
(19/11/05).

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L'émeute des banlieues enthousiasme les socialistes

Qui a fait un triomphe au congrès socialiste du Mans ? Hollande ? Fabius ? Strauss-Kahn ? Vous n'y êtes pas. Un certain Claude Dilain, qui est le maire socialiste de Clichy-sous-Bois, la commune de Seine-Saint-Denis d'où sont parties les émeutes de banlieue de ces dernières semaines. Le Parisien nous apprend qu'il " a été ovationné debout par les militants ". L'édile neuftroisien (pardon de ce néologisme) a notamment évoqué " " la poudrière des quartiers, des villes entières où une population concentre tous les problèmes sociaux de la société ". On comprend que les socialistes aient applaudi : cette situation est en grande partie leur œuvre, et en tous cas celle de leur doctrine qu'a également adoptée la droite parlementaire et qui s'est épanouie dans le fameux " modèle social français ". Encore bravo !
(19/11/05).

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Chirac et Villepin se plantent l'un après l'autre

Chirac s'est planté lamentablement dimanche soir en intervenant sur les marches de l'Elysée. Dans une lumière verdâtre et crépusculaire, le président de la République est apparu comme un pantin qui gesticulait mécaniquement et ne comprenait même pas le sens de ses paroles. Pathétique ! A deux pas de lui se tenait Villepin, en posture d'infirmier prêt à avancer le fauteuil roulant. Le lendemain soir, ce fut au tour de Villepin de se planter. Quand on annonce aux Français l'instauration du couvre-feu, on intervient à 20 heures sur toutes les chaînes de télévision dans une allocution solennelle de trois minutes, et non pas à 20 heures 20 au journal de Patrick Poivre d'Arvor, pendant vingt interminables minutes, après les faits divers et avant la météo. Et dire que les commentateurs ne cessent de nous vanter les prodiges de communication de l'Elysée et de Matignon ! Mais l'art de communiquer, c'est avant tout l'art de penser, et de ce point de vue on est, dans les lieux précités, au dessous du niveau de la mer. Le pouvoir perd pied, tous les Français s'en rendent compte, et ce n'est pas une nouvelle rassurante dans le contexte de violence et de sauvagerie qui est la conséquence de trente années d'immigration incontrôlée et de socialisme ruineux pour l'économie et l'emploi. De ce désastre, les politiciens français vont devoir rendre compte.
(8/11/05).

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Jean-Louis Debré a vu des Martiens !

Maire d'Evreux, Jean-Louis Debré est apparu désemparé, décoiffé et sans cravate à la télévision après que les émeutiers eurent ravagé une bonne partie de sa ville. Devant les ruines calcinées, Debré s'est écrié, parlant des émeutiers : " Ils n'appartiennent pas à notre univers ! " Des Martiens en quelque sorte. Les politiciens viennent enfin, à l'occasion d'événements dramatiques, de découvrir leur existence, que connaissent parfaitement les Français " d'en bas ", comme disait l'ineffable Raffarin, lequel doit tous les jours bénir le ciel d'avoir été viré de Matignon avant que le ciel des réalités ne tombe sur la tête des gouvernants. Mais il n'y a pas que le pauvre Debré à ne plus savoir où il habite. Les commentateurs politiques, d'ordinaire si péremptoires, en sont venus à raser les murs médiatiques. Oh, ils ne refusent pas les invitations des radios et des télévisions, mais ils ne savent que bredouiller de vagues banalités et confier toute la modestie qui les imprègne face à de tels événements. Que n'ont-ils été aussi modestes quand il suffisait d'ouvrir les yeux et les oreilles pour savoir ce qui se préparait en France ! Mais voilà : la seule vue d'une éminence du pouvoir suffisait à les submerger de bonheur. Aujourd'hui, ils se demandent non sans raison s'ils ne vont pas devoir quitter la scène en même temps que les immenses personnages politiques qu'ils côtoyaient et dont chacun peut constater maintenant qu'ils ne sont que des nains.
(8/11/05).

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Le général Poncet sanctionné au moment où l'on pourrait avoir besoin de lui

Chirac et Villepin vont se mordre les doigts d'avoir sanctionné le général Poncet à la suite de la bavure de Côte d'Ivoire. Poncet avait couvert ses hommes qui ont, à ce qui s'écrit, achevé un redoutable " coupeur de routes, " violeur notoire et assassin récidiviste, dont la disparition a d'ailleurs suffi à ramener le calme dans la zone où il sévissait. Pour prouver que l'armée française " lave plus blanc ", les deux têtes de l'exécutif et l'inexistante et ridicule ministre des armées, Michèle Alliot-Marie, ont infligé au général Poncet un blâme, sanction lourde et rarissime prise en considération des actes " inqualifiables " commis sous l'autorité du patron de l'opération Licorne. Oui mais voilà : quand il s'agira de faire intervenir l'armée contre les émeutiers des banlieues, on ne trouvera plus que des généraux qui n'ont jamais entendu siffler une balle et qui ne savent maintenir l'ordre que sur le plateau de leur bureau. Quant aux soldats de métier à qui on demandera de risquer leur vie, ils auront sans nul doute à l'esprit que pour être au dessus de tout reproche, ils ne devront surtout faire aucun mal à ceux qu'ils auront en face d'eux. Car sinon, cela sera à coup sûr la cour martiale. Comme on le sait, le moral est la force principale des armées. Celui de la nôtre n'aura pas été amélioré - c'est le moins qu'on puisse dire - par l'équipe d'incapables et d'inconscients qui se pavanent à la tête de l'Etat.
(8/11/05)

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Plus personne ne veut de Chirac

Le sondage BVA paru dans Le Figaro du 7 octobre 2005 est catastrophique pour Jacques Chirac. A la question " Parmi les personnalités suivantes, quel serait, selon vous, le meilleur candidat pour l'UMP à la présidentielle 2007 ", Chirac ne recueille que 10 % des suffrages, tandis que Villepin en obtient 34 et Sarkozy 42. Mais c'est parmi les électeurs proches de l'UMP que le fossé se creuse de façon humiliante pour l'actuel président de la République, dont 4 % seulement des sondés souhaitent la candidature. Villepin n'obtient pas plus de 24 % des suffrages et Sarkozy est plébiscité par 68 % des électeurs. Quand on pense que Chirac est le fondateur de l'UMP, on mesure à quel point son crédit s'est effondré. Il faut dire qu'il y a mis du sien, conservant pendant trois ans Raffarin qui n'a été capable que de serrer ses petits poings en guise de programme politique et dont l'immobilisme a inexorablement conduit la France à l'effondrement économique, poussant de toutes ses forces à l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne, et ne tenant aucun compte, à ce sujet, du vote pourtant sans appel des Français, le 29 mai dernier. Mais la véritable surprise de ce sondage est l'excellent score de Ségolène Royal, qui devance Strauss-Kahn et Fabius au premier tour et n'est battue que d'assez peu au second par Villepin (51-49) et Sarkozy (53-47). On comprend pourquoi les éléphants du PS ont fait assaut de machisme contre Mme Royal, au risque d'écorner la belle image féministe qu'ils avaient voulu se donner en promouvant la parité dans les élections. Il reste à savoir si Ségolène Royal saura donner un contenu à sa candidature qui bénéficie surtout, pour l'instant, de l'engouement souvent sans lendemain que crée l'effet de surprise. En tout cas il ne faut compter ni sur elle ni sur aucune des personnes plus haut citées pour proposer les solutions propres à hisser la France hors de l'ornière.
(8/10/05).

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Giscard, Mitterrand et Chirac enfin réunis !

On vient de fêter les vingt ans des Restos du cœur. C'est en effet le 26 septembre 1985 que Coluche en avait lancé l'idée dans son émission quotidienne d'Europe 1. Curieusement - mais est-ce vraiment curieux ?- personne ne s'est avisé de rapprocher cette date avec celle du 10 mai 1981, qui avait vu la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle. En quatre ans les socialistes avaient réussi à créer assez de misère pour qu'il s'avère nécessaire d'imaginer des restos du cœur. Ce qui, soit dit en passant, ruine l'idée selon laquelle le socialisme serait favorable aux plus démunis. En réalité, il n'est favorable qu'à l'accroissement de leur nombre. Surtout quand il est mis en œuvre par des technocrates, dont on dit à juste titre que si on leur donne le Sahara, l'année suivante ils devront y importer du sable. Vingt ans après leur création, les restos du cœur sont toujours là et au lieu de servir 8,5 millions de repas comme à leurs débuts, ils en distribuent actuellement 67 millions ! Presque huit fois plus qu'à l'origine ! Etonnez-vous après cela que les politiciens de tous bords soient honnis du peuple et qu'aucune majorité ne trouve grâce aux yeux des électeurs quand elle doit se représenter devant eux. En trente ans, les politiciens ont réussi à ruiner un pays riche et qui, bien gouverné, serait aujourd'hui prospère, pour le plus grand bien de tous ses habitants et notamment des plus modestes. Ah ! les grands présidents que nous avons eus ! Giscard, Mitterrand et Chirac : ces lamentables politiciens ont déjà leur nom tout trouvé dans l'histoire : les trois naufrageurs !
(8/10/05).

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Villepin offense le général de Gaulle

Tout à son désir passionné de devenir président de la République et donc d'écarter de sa route Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin triture l'histoire d'assez vilaine façon. " Ne cultivons pas nos utopies, clame-t-il. La rupture n'a été possible qu'une fois dans l'histoire, c'était la Révolution. Les ruptures se terminent toujours dans un bain de sang. " Le général de Gaulle, là où il se trouve, apprendra certainement avec plaisir qu'un premier ministre qui se réclame officiellement du gaullisme ne voit aucune rupture entre celui-ci et le régime de Vichy, pas plus qu'avec " le régime des partis " en 1958. Mais que M. de Villepin se rassure. La rupture que veut son rival, M. Sarkozy, n'en est pas vraiment une. En trente années de présence ininterrompue dans la vie politique, Nicolas Sarkozy a toujours soutenu le système social français, celui qui est responsable de la catastrophe économique que vit actuellement notre pays, et même aujourd'hui il n'avance aucune proposition sérieuse de réforme. Villezy et Sarkopin même combat !
(8/10/05).

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Ambiance morose au 60e anniversaire de la Sécu : Ah bon ?

Pour célébrer le 60e anniversaire de la Sécurité sociale, le ministère de la Santé avait organisé, le 3 octobre dernier, un colloque à Paris " sous le haut patronage de M. Jacques Chirac ". Mais il faut croire que les ministres Xavier Bertrand et Philippe Bas, qui étaient les maîtres d'œuvre de cette manifestation, ne doivent pas être certains de l'amour porté par les Français à l'institution-que-le-monde-entier-nous-envie, car ils n'ont révélé le lieu du colloque qu'à ceux qui montraient patte blanche. Et de fait la réunion, qui s'est tenue dans une " ambiance morose " selon les journalistes présents, a donné lieu à l'habituel défilé de technocrates et de syndicalistes, et à la non moins habituelle accumulation de poncifs et de sottises. Il faut dire qu'il n'est pas facile de célébrer l'anniversaire d'un organisme qui accumule les déficits et les dettes au point que la Caisse des dépôts et des consignations, son bailleur de fonds attitré, a dû déclarer forfait pour ne pas se trouver elle-même entraînée dans le gouffre financier, et qu'il a fallu faire appel à des banques étrangères, notamment américaines pour faire la soudure de la fin de l'année 2004. Le " libéralisme sauvage " au secours du " modèle social français " en quelque sorte ! Mais trêve de persiflage. Vantons plutôt le courage stoïque de ceux qui se tiennent debout sur la passerelle tandis que le navire fait naufrage. Une nuance toutefois : le projet de ces héros n'est pas de couler avec le navire mais de prendre place aux commandes d'un autre vaisseau de la République afin de le conduire à son tour vers l'abysse. Quel talent!
(8/10/05).

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Les directeurs de caisses de retraite vont devenir professeurs de chirurgie

Le directeur de la Caisse de retraite des médecins libéraux, un certain Chaffiotte, énarque de son état, ne manque pas d'air, comme d'ailleurs tous ses collègues issus de la-prestigieuse-école-que-le-monde-entier-nous-envie. Alors que la Cour des comptes, dirigée par un autre énarque expert en catastrophes en tous genres, Philippe Séguin, vient de révéler dans son dernier rapport que la caisse de retraite des médecins, comme celles des autres professions de santé, est " en banqueroute virtuelle ", Chaffiotte a organisé un colloque sur le thème - " Je vous le donne, Emile ", comme disait Coluche - de " l'imprévoyance " ! Faisant la leçon aux médecins, le bon Chaffiotte leur donne cet excellent conseil : " Il importe d'évaluer les besoins et de prévoir les revenus en rapport, de prévenir les difficultés éventuelles en évaluant les dépenses de toutes sortes. " Et pour finir, ce morceau de bravoure : " Une partie des médecins est mauvais gestionnaire, cela peut s'expliquer par l'absence de formation à la gestion d'un cabinet pendant les études médicales. " Une suggestion : maintenant que les directeurs des caisses de retraite des professions de santé vont avoir des loisirs pour cause de faillite, pourquoi ne les nommerait-on pas professeurs de gestion chirurgicale dans les facs de médecine. Afin d'y enseigner l'art et la manière de se couper à soi-même la tête, les bras et les jambes.
(8/10/05).

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Sarkozy emprunte son costume à Gorbatchev

Une véritable course contre la montre est engagée entre les politiciens et la crise économique et sociale dans laquelle est plongée la France. L'espoir des politiciens est que rien de grave ne se produise avant 2007, date des prochaines élections présidentielle et législatives. Ils estiment qu'alors rien n'empêchera le système de faire élire ses représentants, sous l'étiquette UMP, UDF ou socialiste. Si en revanche des évènements dramatiques devaient survenir avant cette date, l'ensemble des politiciens risquerait d'être emporté par la tourmente, comme ce fut le cas pour les élus de la IVe République en 1958. Mais à supposer que le système puisse conserver le pouvoir en 2007, il est certain qu'il sera balayé peu après par une crise violente, la colère du peuple ayant été exacerbée par l'impossibilité de se faire entendre et par le maintien au pouvoir de la coterie responsable du désastre national. C'est à cette lumière qu'il faut examiner la rivalité entre Sarkozy et Villepin. Pour Sarkozy, le système est à bout de souffle. Il faut donc lui insuffler un peu d'oxygène. Ce qui permettra de le maintenir pendant une décennie supplémentaire (d'où la promesse de Sarkozy de ramener le taux de chômage à 5 % en … dix ans). Pour Villepin (strictement calé dans la ligne de Chirac) le système qui a tenu pendant trente ans tiendra bien dix ans de plus (le temps de deux mandats présidentiels) à coups d'incantations, de prélèvements et de redistributions. Ainsi donc Sarkozy et Villepin sont au fond d'accord sur la même offre politique : donnez-moi le pouvoir pour dix ans.
On retrouve en France la problématique de l'Union soviétique agonisante. Villepin est dans la ligne brejnévienne de maintien du système en l'état, quant à Sarkozy il réinvente Gorbatchev et ses projets de réforme cosmétiques. Les deux lignes ont échoué en URSS et connaîtront le même sort en France. Pour la simple raison que le système français est aussi irréformable que le système soviétique. L'avantage de la ligne Sarkozy est que, comme celle de Gorbatchev, elle va précipiter les échéances en attisant l'impatience du changement.
(18/9/05).

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La pensée unique se fracasse sur l'outre-mer

Ainsi donc le droit du sol ne serait plus approprié à nos départements d'outre-mer, si l'on en croit M. François Baroin, ministre en charge de ce secteur. Le problème est fort simple. Les avantages sociaux identiques à ceux de la métropole dont bénéficient les habitants de ces départements situés dans un environnement de pays peu développés attirent vers eux une immigration clandestine importante qui les déstabilise, de telle sorte que " nous sommes confrontés à des politiques de peuplement non maîtrisées ", comme l'indique le ministre au Figaro Magazine. M. Baroin ajoute qu' "une remise en question du droit du sol ne provoque pas les mêmes réticences outre-mer qu'en métropole ". On se demande ce qui lui permet de formuler un tel jugement. A-t-on interrogé le pays sur le maintien du droit du sol, alors que l'immigration est estimée par les experts les plus dignes de foi à au moins 400 000 nouveaux arrivants chaque année ? D'ailleurs le problème va bien au-delà de celui du droit du sol puisque les avantages sociaux attribués aux immigrés ne dépendent pas plus du fait qu'ils ne sont pas français que du caractère éventuellement illégal de leur présence. En fait, c'est toute la politique sociale française qui est à revoir. Et plutôt que d'entrer dans une querelle sur les qualités des attributaires, mieux vaut en diminuer drastiquement le nombre, ce qui ne manquera pas de réduire le flux migratoire, dont on sait bien qu'il est alimenté pour l'essentiel par la recherche d'une assistance sociale particulièrement généreuse. Mais qu'un parangon de la pensée unique comme M. Baroin, qui est capable d'enfoncer des portes ouvertes pendant des heures sur un ton sentencieux, en soit réduit à préconiser des mesures que ses amis politiques qualifient habituellement d' " extrémistes " en dit long sur le désarroi de la classe politique française, confrontée à l'explosion d'un système social qu'elle nous vantait il y a quelques semaines encore comme " le meilleur du monde ".
(18/9/05).

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La guerre du chouchou

Chaque année au début de l'été, les Français ont droit à la mise en scène des valeureuses actions accomplies par les contrôleurs de la Direction de la consommation et de la répression des fraudes. Cette année, c'est le chouchou qui était dans le collimateur. Il s'agit de ces beignets qui sont vendus à la criée sur les plages. Nos modernes Eliot Ness ont débusqué quelques vendeurs dont les produits n'étaient apparemment pas conservés dans des conditions d'hygiène irréprochables. Et les télévisions ont interrogé quelques mères de famille inquiètes à l'idée que leurs petits consomment de la nourriture suspecte. Il est curieux pourtant qu'on n'ait jamais signalé dans la presse des cas d'intoxication au chouchou. Comme il s'en est forcément vendu infiniment plus que les fonctionnaires n'en ont contrôlés, s'ils étaient aussi mauvais pour la santé que cela, cela aurait dû se savoir. Mais non, rien ! Dommage par ailleurs que nos zélés et intrépides limiers n'aient pas demandé à quelques mères d'ouvrir le sac où elles renferment le pique-nique familial. Nul doute qu'ils y eussent découvert des produits suffisamment dégradés pour justifier l'incarcération immédiate de la délinquante pour tentative d'empoisonnement par personne ayant autorité. Quand, à la fin de la saison estivale, la guerre du chouchou cesse faute de combattants, les cow-boys de la répression des fraudes se cherchent d'autres proies. C'est ainsi qu'ils mettent la main de temps à autre sur de la nourriture chinoise avariée. Les millions de clients des restaurants asiatiques sont interloqués et un peu refroidis, ce qui ne les empêche pas de renouer rapidement avec la fréquentation de ces établissements. Pour l'excellente raison qu'ils n'ont jamais été malades après y avoir mangé, car sinon il y a longtemps qu'ils n'y mettraient plus les pieds. En revanche il suffit de lire les journaux pour savoir qu'on ne compte plus les restaurants collectifs coupables d'avoir provoqué de sérieuses intoxications alimentaires chez leurs " clients ". Ce qui n'empêche pas l'administration de considérer comme une priorité la traque du secteur privé, à commencer par les malheureux vendeurs de chouchous qui finalement commettent, aux yeux des fonctionnaires, l'inexpiable crime de vouloir gagner quelques sous en marge des circuits officiels.
(18/9/05).

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Il faut d'urgence cuisiner Bayrou

Nous lançons un appel aux journalistes qui ont l'occasion d'interviewer François Bayrou. Le président de l'UDF répète inlassablement l'antienne du "changement", sans jamais préciser de quoi il s'agit. Jusqu'à présent aucun membre de la presse ne s'est risqué à lui poser la question. Ce qui prouve que cette honorable corporation place la discrétion au premier rang des valeurs qu'elle respecte dans son exercice quotidien. Il est vrai qu'il serait très embarrassant pour un de nos glorieux journaux d'avoir à publier par exemple que M. Bayrou préfère le slip au caleçon, mais qu'il s'engage, s'il est élu président de la République, à " changer ". La presse française s'honore en effet de ne pas aborder la vie privée des hommes politiques, à la différence de bien des journaux étrangers qui n'ont pas la même retenue. Mais imaginez qu'il s'agisse d'autre chose et que, par exemple, M. Bayrou prône l'immigration zéro ou la suppression de l'impôt sur le revenu, ou encore clame qu'il n'y a plus de monopole de la sécurité sociale. Cela vaudrait tout de même la peine d'essayer de l'interroger.
(18/9/05).

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Sainte trouille dans les allées du pouvoir

Une sainte trouille règne dans les milieux du pouvoir en France. Le récit qu'en fait Martin Hirsch dans les colonnes du Monde est fort édifiant. Maître des requêtes au Conseil d'Etat et président d'Emmaüs France (rien de tel que la direction d'un organisme charitable pour écarter de vous l'envie, qui est toujours à craindre quand on est plus ou moins en vue), Hirsch, qui fut le directeur de cabinet de Bernard Kouchner au ministère de la santé, connaît parfaitement bien " le tout Etat ". C'est pourquoi ses observations sont dignes de foi : " " N'est-ce pas que cela va exploser ? ", dit-on dans les dîners. " Cela ne pourra pas durer longtemps comme cela ! ", renchérit-on sur les terrasses. " Quand pensez-vous qu'aura lieu l'insurrection ? ", interroge-t-on dans les couloirs des cabinets ministériels. " C'est beau la confiance ! Ce qu'on comprend mal, c'est la raison pour laquelle tous ces privilégiés s'accrochent à ce point au pouvoir, alors qu'ils savent fort bien qu'en cas d'insurrection, ils seront les plus exposés. Sans doute ne croient-ils pas vraiment à cette perspective, ou plus exactement s'efforcent-ils de ne pas y croire. Un comportement très fréquent dans l'espèce humaine, surtout quand elle se sent impuissante à conjurer le péril. Et pour ce qui est de l'impuissance, les classes dirigeantes étatiques françaises sont vraiment sans rivales dans le monde.
(24/7/05).

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La presse économique annonce la faillite financière de la France

Si vous avez encore confiance dans le système économique et financier français, ne lisez surtout pas le supplément Europe du Nouvel Economiste du 22 Juillet 2005. Voici quelques-unes des heureuses perspectives qu'il nous trace. " Thierry Breton, nouveau ministre des finances, a parlé, le couperet est tombé, les chiffres ont jailli, les contribuables sidérés découvrent l'endettement abyssal de la France comparable à celui des pays sous-développés. " Indiquant que la dette réelle de l'Etat s'élève à 2006 milliards d'euros et non à 1066, comme le prétend le gouvernement, car il faut y ajouter les 940 milliards représentant les engagements de retraite pour les fonctionnaires, le journal note que " la dette publique réelle grimpe alors à 130 % du PIB […] ce qui conduit la France à une quasi-faillite des finances de l'Etat. Cette situation dramatique laisse présager de graves troubles économiques et sociaux à court terme, proches de ceux qui ont précédé la Révolution de 1789 où la dette de l'Etat était alors de 55 % du PIB de l'époque. " Au cas, où l'idée de révolution ne vous séduirait pas, Le Nouvel Economiste vous propose un " autre cas de figure envisageable, celui de la crise financière de 1929 où la dette publique représentait 160 % du PIB de l'époque. " Et le journal de conclure : " Les réformes du gouvernement Villepin sont jugées insuffisantes par les observateurs professionnels de l'économie pour endiguer le raz-de-marée qui se prépare. Avec 2006 milliards de dette la France est au bord du gouffre comme d'autres pays (Argentine, Mexique, etc.) qui ont failli disparaître et ont été relégués aux oubliettes de l'histoire. " Et pendant ce temps, la cote de popularité de M. de Villepin augmente fortement, tandis que celle de M. Chirac se redresse. La lucidité française continue de faire l'admiration du monde !
(24/7/05).

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Chirac provoque la faillite des producteurs de fruits et légumes

L'avantage des faillites, c'est qu'elles vous délivrent de l'obligation de payer vos dettes. C'est le seul espoir qui reste encore aux producteurs français de fruits et légumes. En piteux état depuis des années, ils ont bénéficié entre 1991 et 2002 d'aides de l'Etat grâce auxquelles ils ont pu tout juste garder la tête hors de l'eau. L'inconscience des gouvernants français a donné là toute sa mesure. Au lieu d'abaisser les charges et les impôts de toutes les entreprises, et donc de celles du secteur agricole, ce qui eût sauvé l'économie du pays, ils ont joué à la roulette russe avec les producteurs de fruits et légumes, avec cette particularité que le barillet était entièrement chargé. En effet les aides en question étaient illégales au regard des dispositions communautaires et il ne faisait aucun doute que le pot aux roses serait un jour ou l'autre découvert. C'est ce qui vient de se passer à Bruxelles où la Commission européenne a publié le 20 juillet 2005 un communiqué dont nous vous laissons apprécier la saveur … fruitée : " La Commission européenne a ouvert une enquête officielle sur une aide d'État potentiellement illégale accordée par la France entre 1991 et 2002 dans le secteur des fruits et légumes.
L'aide a été accordée dans le cadre de "plans de campagne" annuels. Il s'agissait notamment de mesures destinées à contenir l'offre excédentaire de fruits et légumes français sur le marché intérieur par un soutien des prix, une aide au stockage temporaire, la destruction de produits ou une aide à la transformation. Il se pourrait également que des subventions aient été octroyées en vue de favoriser les ventes de produits français à l'extérieur de l'UE dans des périodes de crise. Il semble que les aides versées aient atteint 50 millions € par an.
La Commission doute que ces mesures puissent être considérées comme compatibles avec les règles de concurrence, étant donné qu'elles semblent interférer avec le bon fonctionnement de l'organisation commune des marchés dans le secteur des fruits et légumes. La Commission est en possession de documents indiquant que la violation des règles du marché commun par ces mesures de soutien était délibérée et que l'aide devait rester confidentielle.
La décision de la Commission d'ouvrir une enquête sur cette aide sera publiée au Journal officiel de l'Union européenne. Toutefois, la France doit informer directement les bénéficiaires que les mesures en question font l'objet d'une enquête officielle. Les observations de tiers peuvent être présentées dans un délai d'un mois à compter de la publication de la décision d'ouverture de l'enquête.
La Commission entend adopter une décision définitive dans un délai de dix-huit mois. S'il est confirmé que les aides sont incompatibles avec les règles applicables en matière d'aides d'État, elles devront être récupérées auprès des bénéficiaires. Le recouvrement portera également sur les intérêts à compter du jour de réception de l'aide. "
500 millions d'euros plus les intérêts à rembourser ! Les producteurs français de fruits et légumes vont bénir la clairvoyance de M. Chirac, le grand ami des agriculteurs, qui n'aura su finalement que tisser leur linceul.
(24/7/05).

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Jospin se voit vainqueur en 2007

Lionel Jospin arbore en ce moment un air guilleret qui ne trompe personne. L'ancien premier ministre se sent désormais incontournable dans un parti socialiste qui a perdu tous ses repères depuis le référendum sur le traité constitutionnel européen. Et ce n'est pas le dernier sondage en date, celui de BVA pour la chaîne de télévision LCI, qui pourrait assombrir son humeur. Il donne Sarkozy vainqueur par KO de tous ses adversaires, sauf de Jospin qui perdrait certes, mais par un écart relativement faible, puisque l'actuel ministre de l'intérieur ne l'emporterait que par 53 % des voix contre 47 % à Jospin. Quand on sait que la marge d'erreur d'un tel sondage est de trois à quatre points et que Sarkozy fait en ce moment la une de l'actualité alors qu'on ne parle presque plus de Jospin, on est conduit à penser que les chances du candidat malheureux de 2002 sont plus que réelles pour l'échéance de 2007. Et cela n'a rien d'étonnant. L'actuelle majorité gère et aggrave le socialisme et tous les précédents démontrent qu'en pareil cas l'électeur préfère l'original à la copie. On pourrait s'étonner que les politiciens de droite persévèrent au fil des décennies dans la même erreur si l'on ne savait que leur pouvoir repose sur l'écrasement de la classe moyenne sous les prélèvements fiscaux et surtout sociaux, ce qui la prive de la liberté économique et psychologique qui lui permettrait de remettre en cause la domination sans partage de la technostructure qui dirige la France depuis près d'un demi-siècle. La fausse droite préfère ainsi laisser place à la vraie gauche, ce qui lui laisse sa chance à l'alternance suivante, qu'elle attend dans le confort des sinécures étatiques généreusement attribuées aux recalés du suffrage universel, plutôt que de bouleverser la donne économique et sociale, qui se traduirait inévitablement par son éviction définitive du pouvoir au profit d'authentiques élus de droite issus des classes moyennes du secteur privé. En réalité, tout se joue dans la bataille contre le monopole de la sécurité sociale. Dès que les Français se seront en masse libérés de la pieuvre sociale qui les étouffe et a provoqué l'effondrement économique du pays, ils retrouveront des marges d'action et donc de renouveau, et la recomposition politique se fera d'elle-même. Si Jospin devait être vainqueur en 2007, il serait aux premières loges pour assister à l'effondrement d'un pouvoir qui a permis à l'obscur enseignant qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être d'accéder aux premiers rangs de l'Etat.
(3/7/05).

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Les assurés sociaux appelés sous les drapeaux

Le gouvernement a bonne mine avec sa réforme de l'assurance maladie, son "parcours de soins" et ses oukases tarifaires. Tout ce délire français est réduit à néant par l'obligation de rembourser normalement tout patient s'adressant à n'importe quel praticien européen. La France a été obligée de se plier à la jurisprudence communautaire sous la pression du MLPS et de la Commission européenne. Et du coup, à moins de prétendre qu'un professionnel de santé français n'est pas européen, la Sécurité sociale va devoir rembourser tout le monde sur la même base. Adieu conventions, tarif d'autorité, magouilles syndicalo-administratives et, finalement, mépris du droit élémentaire de tout cotisant à être remboursé par la Sécurité sociale quel que soit le praticien qu'il choisit, en vertu du principe toujours officiellement proclamé, tout autant qu'il est bafoué, du libre choix de son médecin, qui figure en exergue de toutes les conventions médicales depuis quarante-cinq ans ! Et dire que le ministre de la santé, Xavier Bertrand, multiplie les interventions médiatiques pour expliquer l'incompréhensible dispositif du " parcours de soins ", et dire que les journalistes gobent toutes ces âneries et les reproduisent religieusement, alors que le simple exercice de leur conscience professionnelle devrait les conduire à se demander si cette " réforme " a bien une base légale et si elle est ou non applicable ! Ils ont d'autant moins d'excuses que Le Parisien a révélé au grand public l'existence du décret du 19 avril 2005, qui oblige la Sécurité sociale à rembourser tout le monde normalement, et que Le Quotidien du Médecin a consacré un grand article à ce décret et à ses conséquences. Ainsi va la France de mensonges ministériels en complaisances journalistiques, de mépris du peuple en acceptation résignée des citoyens, de déficits en déficits, de promesses non tenues en sanctions électorales, de désintégration sociale en violences sans cesse plus nombreuses, de promesses de grand soir en petits matins blêmes. " Pauvre France ! " s'écriait, dans une pièce de théâtre à grand succès des années soixante et qui portait ce titre, un brave père de famille de province découvrant que son fils monté à Paris était homosexuel. La morale est finalement sauve : aujourd'hui ce bon garçon pourrait envisager d'épouser son compagnon. A condition de franchir les Pyrénées ou de patienter un peu en France. Nous voilà loin de la Sécurité sociale ? Pas du tout. C'est elle qui a perverti les esprits en leur ôtant tout sens de la responsabilité personnelle et de la dignité qui en résulte. Le " parcours de soins " a remplacé en France le parcours du combattant, que tout appelé sous les drapeaux devait accomplir pour se former. Par bonheur, diront certains, car il n'y a plus de guerre. En est-on si
sûr ? Et qui sait si la guerre intérieure n'est pas en train de se profiler à notre horizon de paix ? Ne perdons pas confiance : les assurés sociaux sauront défendre la République en danger !
(3/7/05).

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On a découvert en France des millions d'hommes providentiels

Il aura fallu le cinglant verdict du référendum pour que tout ce que la France compte de personnages officiels et d'éditorialistes patentés réalise enfin que la situation économique de notre pays est catastrophique. Voilà pourtant des années que les observateurs avisés prédisent l'effondrement français, qui peut se lire à livre ouvert dans toutes les statistiques, sans que cela émeuve le moins du monde la France d'en haut, bardée de ses certitudes et surtout de la folle conviction que le peuple pourrait assister à sa propre exécution sans réagir. Eh bien, il a réagi par voie référendaire, en envoyant aux dirigeants du pays un message sans ambiguïté. D'où la panique qui s'est emparée de ces derniers. Il fallait voir le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, transpirer à grosses gouttes devant les caméras de LCI pour comprendre que nos excellences ont perdu le contrôle de la situation et n'arrivent même plus à le cacher. Le pire est que la presse leur tresse presque des couronnes pour oser dire la vérité, comme si cela suffisait et alors qu'ils la cachent obstinément depuis des années. C'est ainsi que le ministre de l'économie, Thierry Breton, après avoir tenu une conférence de presse au cours de laquelle il avait déclaré qu'au rythme actuel des dépenses, dès l'an prochain le produit de l'impôt sur le revenu ne couvrirait même plus les intérêts de la dette, s'en est allé répéter à peu près la même chose au micro du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI et en tirer la conclusion qu'il fallait " tout mettre sur la table " et " en discuter ". Comme si un ministre de la République n'était qu'une sorte de maître d'hôtel, doublé d'un animateur de débat, et non un responsable politique chargé de prendre des décisions. Et ce ne sont pas les députés de la majorité qui lui seront du moindre secours. Invités par l'hebdomadaire Valeurs Actuelles à formuler leurs propositions " pour améliorer la situation économique et l'emploi ", une vingtaine d'entre eux n'ont trouvé à exprimer que des banalités et se sont révélés incapables ne serait-ce que d'imaginer quelques-unes des grandes réformes dont notre pays a un besoin vital. C'est dire à quel point la classe politique française est coupée des réalités et impuissante face à la montée des périls économiques et sociaux, qui vont inévitablement, à force de n'être pas conjurés, se muer en crise politique de très grande ampleur. Pendant ce temps, retiré dans son Poitou, M. Raffarin se prend à rêver d'un destin national ! Lui qui n'a su, en trois années de Matignon, qu'agiter ses petits poings en répétant qu'il était tenace et s'abstenir de faire la moindre réforme digne de ce nom. Entre une gauche irréaliste et une droite incapable, les Français sont décidément bien mal lotis. Il ne leur reste plus qu'à prendre eux-mêmes leur destin en main, en se persuadant que rien ne pourrait être pire que de le laisser dans celles de la classe politique actuelle. Quand il n'y a plus d'homme providentiel, chacun a vocation à le devenir dans la coopération avec tous. Et cela a chance de ressembler à ce qu'on appelle la démocratie.
(3/7/05).

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Pour éviter une catastrophe monétaire, Chirac et Villepin s'alignent purement et simplement sur Bruxelles

Ceux des partisans du non qui espéraient obtenir une politique autonome de la France par rapport à l'Union européenne en ont été pour leurs frais et leurs illusions. C'est à un alignement pur et simple sur les dispositions du pacte de stabilité et de croissance qui lie les Etats membres de la zone euro qu'a procédé Dominique de Villepin. " L'ensemble de notre pays reste engagé dans le projet européen, il sait que son destin se joue désormais à l'échelle du continent ", a dit le premier ministre lors de sa déclaration de politique générale au Parlement. Ajoutant que " nous avons des marges de manœuvre budgétaires étroites et que nous allons devoir les reconquérir pas à pas ", M. de Villepin a annoncé " une pause dans la baisse de l'impôt sur le revenu " et, concernant la sécurité sociale, la nécessité de " persévérer dans la voie du retour à l'équilibre des comptes ", et " qu'aucun dérapage de la dépense ne peut désormais être admis ". Si le nouveau gouvernement a décidé de se caler sur les prescriptions de Bruxelles et de tenter de ramener les déficits publics sous la barre des 3 % du produit intérieur brut, c'est parce qu'il sait que toute attitude différente aurait pour résultat de provoquer une grave crise de l'euro et peut-être son éclatement. Dans une telle hypothèse, le retour aux monnaies nationales mettrait la France face aux réalités de sa faillite, auxquelles elle n'échappe que grâce à l'euro qui interdit toute dévaluation dans les pays membres et permet à notre pays de faire payer sa gestion catastrophique par ses partenaires. Lesquels ne sont absolument pas décidés à jouer plus longtemps les brancardiers de la France. En fait nous sommes ramenés à la situation de 1983, lorsque M. Mitterrand, après les folies des deux premières années de son règne, avait choisi de rester dans les clous de l'union monétaire plutôt que de se lancer dans une aventure où le franc n'aurait pas manqué de sombrer et le pays avec lui. Telles sont les raisons qui ont conduit MM Chirac et Villepin à ne pas écouter les sirènes de ceux qui, tels Jean-Louis Debré, jamais avare de mauvais conseils, ainsi que la plus grande partie de la gauche, les poussaient à une politique de relance par la dépense publique. Le piège de l'euro s'est ainsi refermé sur la France. Il était plus simple de ne pas y entrer que d'en sortir. Mais ne pas y entrer, comme l'a fait la Grande-Bretagne, impliquait une politique économique libérale que la France s'est jusqu'à présent toujours refusée à mener. Elle paie aujourd'hui ce mauvais choix d'une condamnation à la rigueur que quelques mesurettes pour l'emploi ne pourront pas adoucir. Et de la chute désormais i