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18/7/08 Bernard Martoïa

Pour sauver les grenouilles, il faudra se débarrasser de la Commission européenne

« De toutes les créatures de Dieu, il n’y en a qu’une seule que ne se laisse pas mener par la laisse. Il s’agit du chat. Si un homme pouvait être croisé avec un chat, cela améliorerait sans doute ses qualités mais cela tuerait immanquablement le chat. »

Mark Twain

Le projet européen est à bout de souffle mais nos élites ne veulent pas l’admettre. C’est sans surprise que le président français, qui pilote pour six mois le radeau de la Méduse, a proposé aux parlementaires de sa majorité que les Irlandais revotent un traité illisible. Les bouseux apprécieront qu’un étranger vienne encore leur donner des leçons. (confer mon article du 14 juin 2008)

Les peuples européens, lorsqu’ils sont consultés (heureux ceux qui le sont encore), disent tous la même chose : non à une Europe bureaucratique, non à l’immigration pour combler le déficit démographique, non à l’islamisation du continent européen, non à l’entrée de la Turquie.

La Commission est à l’Europe ce que l’énarchie est à la France… La fonction publique européenne a été calquée sur la nôtre. On y retrouve les mêmes hauts fonctionnaires qui font la pluie et le beau temps. Sur le site de la commission http://ec.europa.eu, il suffit de consulter les politiques de l’Union européenne. Aucun domaine n’échappe à l’emprise des eurocrates ! A partir du 1er janvier 2009, les plaques d’immatriculations des véhicules européens devront se fondre dans le nouveau moule technocratique. Sans surprise, le parlement godillot français a donné son aval. Il a commis une faute en sous-estimant la réaction des Français qui se sont habitués à leurs départements. Cela ne fait que 219 ans qu’ils existent mais l’ex-président de la République française et l’actuel président de la Commission européenne se moquent éperdument de notre histoire. Organiser un référendum un 29 mai 2005 (date anniversaire de la prise de Constantinople par les Ottomans) c’était se moquer des Français de souche - les  "souchiens" - inquiets de l’entrée de la Turquie dans l’Europe.

La Commission européenne fait penser aux « Jacobins amis de la constitution. » C’est sous cette aimable appellation que les partisans de Robespierre ont prospéré… Le but recherché de ces deux entités est le même : faire table rase du passé. En l’occurrence, il s’agit de faire disparaître les nations historiques qui composent l’Europe afin de créer une société multiethnique (métissée) et multiculturelle (islamisée).

Ce n’est qu’une question de méthode qui sépare ces deux projets totalitaires menés à deux siècles d’intervalle… Les Jacobins ont employé la méthode forte (la terreur), mais leur victoire a été de courte durée. Quand le peuple français s’est réveillé, il s’est débarrassé de ces illuminés. La Commission européenne utilise, pour sa part, une recette culinaire. Si l'on plonge une grenouille dans l'eau bouillante, elle bondira instantanément pour fuir. Mais si l'eau est tiède au début et qu'on la fait chauffer graduellement, la grenouille y demeurera jusqu'à ce qu'elle meure. La grenouille est incapable de détecter l'augmentation graduelle de la température. La Commission européenne mise donc sur la physique thermique pour parvenir à ses fins. De rares grenouilles pressentent le danger et sautent de la marmite ; la majorité attend complaisamment sans trop se poser de questions.

La température a atteint un seuil fatidique où toutes les grenouilles sont condamnées à disparaître. Le seul moyen de les sauver est de se débarrasser de la Commission européenne. Même les plus ardents défenseurs de l’Europe constatent que l’usine à gaz, construite par les bureaucrates, est une monstruosité. Alarmée par la vague de mécontentement des marins-pêcheurs, la Commission lâche du lest. Elle leur jette à la figure 600 millions d’euros. Elle ne fait en cela que suivre l’exemple des énarques qui sont toujours aux commandes de l’État français : asservir les citoyens européens par une réglementation tatillonne et par la redistribution de l’impôt. La Commission reproche aux Irlandais d’avoir perçu beaucoup d’argent de l’Union européenne : « Vous êtes des ingrats !» C’est un faux procès pour asseoir sa dictature. Les peuples européens ont enfin compris leur erreur de s’en remettre à un exécutif bureaucratique. Ils veulent retrouver leur liberté. Ils s’inquiètent aussi de leur identité menacée par une immigration incontrôlée. Ce n’est pas une politique d’immigration qu’il faut mettre en place, mais une politique de reconduite des clandestins dans leur pays d’origine. Heureuse Suisse qui a su se préserver !

Dans l’histoire de l’humanité, il n’existe qu’un seul exemple d’exécutif bureaucratique : l’Union Soviétique. Le Conseil européen suffit (réunion de ministres sur un sujet d’actualité) pour une Europe plus modeste. Le vrai pouvoir revient au Parlement européen qui a une légitimité démocratique que ne possède nullement la Commission européenne. Enfin, pour le contentieux lié au marché unique, nous disposons de la Cour de Justice des Communautés européennes basée à Luxembourg. Sa jurisprudence prudente nous aidera à nous débarrasser des excès de la réglementation tatillonne inventée par la Commission européenne.

En 2009 auront lieu des élections pour le renouvellement des membres du Parlement européen. Ce sera probablement la dernière occasion de sauver les grenouilles de la marmite de Bruxelles.

Bernard Martoïa

 

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